‹ Traité de chimie hydrologique comprenant des notions générales d'hydrologie et l'analyse chimique des eaux douces et des eaux minéralesChapitre 59 sur 299 · FILTRATION ET CLARIFICATION DES EAUX · texte numérisé non relu

FILTRATION ET CLARIFICATION DES EAUX

Après cet engailagB, elle est plongée dans un bain bouillant d'acétate défera on répète encore une fois Tengallage et le bain ferrugineux en k^asant séjourner la laine dans le deuxième . bain penxlant plusieurs heures. •

. On la £ait séch^.sans.la laver^ et enfin, on la tient plongée pendant une beure, dans un bain de carbonate de soude préparé daii^ la proportion suivante :

Carbonate de soude .... 250 gram.

Eau tiède 20 litre».

on lave la laine jusqu'à ce que l'eau sorte limpide et sans saveur.

Ces opérations chimiques se résument donc à imprégner la laine de tannate de fer qui la rend imputrescible : nous renverrons aux ouvrages spéciaux pour la manière dont on construit l'appareil Souchon.

* Mais si la ûUration en grand des eaux troubles des rivières, par les procédés mécaniques indiqués jusqu'à ce jour, présente encore certaines difficultés, il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit des eaux emmagasinées dans des réservoirs de deuxième ordre, et surtout des eaux déjà distribuées dans les habitations; là, les procédés, tel que celui de Souchon, ne laissent rien à désirer, aussi ne saurions- nous trop les recommander aux petites localités qui ne disposent que d'eaux courantes.

A Paris, par exemple, les eaux qui arrivent des réservoirs généraux, dans les fontaines dites marchandes, ne sont pas assez clarifiées pour être distribuées directement aux habitants : on emploie le plus ordinairement, pour les rendre limpides, le filtre Vedel -Bernard qui résume, par le fait, les systèmes Fonyielle et Souchon .

Ce filtre, à haute pression, consiste en un vaste cylindre en tôle^ clos de toutes parts, qui contient, de haut en bas : !<" une couche de déchets d'épongés ; 2* une couche de laine au tannate de fer; 3" une couche de grés; 4"* une couche de charbon et 5^ une couche de gravier. L'eau, en pénétrant dans cet appareil, laisse sur les deux premières couches supérieures la' plus grande partie des matières insolubles qu'elle renferme, et elle s'écoule par la partie inférieure du cylindre, après avoir traversé les couches de grés, de charbon et de gravier. Sous

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une charge de 15 mètres, et avec 1 mètre carré de surface filtrante, on obtient environ 190 à 200 mètres cubes d'eau, par 24 heures; de temps à autre, on nettoie les éponges et la laine en les lavant dans Veau claire.

Le charbon, les éponges et le sable étant reconnus comme les meilleurs modes de clarifier les eaux troubles, on a cherché à construire des voitures spéciales, munies d'appareils filtrants pour les armées en campagne. Voici la description d'un fourgon-fiUre dont on doit l'invention à M. Bayley (de Londres), et qui nous semble offrir de sérieux avantages, pour les ambulances volantes des armées.

C'est pendant T expédition anglaise en Abyssinie que l'on a. fait l'expérience, et que l'on a constaté les grands avantages du fourgon-filtre de Bayley, et le gouvernement britannique a immédiatement adopté ce modèle pour le service de l'armée des Indes.

Ce fourgon-filtre porte 250 gallons d'eau lion filtrée. Cette eau est renfermée dans une caisse en tôle, qu'un revêtement de bois permet de conserver fraîche, même pendant les grandes chaleurs. Un syphon met la caisse en communication avec un réservoir placé au-dessous ; de là, le liquide arrive aux filtres. Au fond du réservoir, se trouve un récipient où les impuretés se déposent mécaniquement, et d'où on les rejette à l'aide de robinets. Par le même procédé , les filtres au nombre de deux sont débarrassés des sédiments dont ils ont été chargés par le passage de l'eau.

Ces filtres se composent de deux couches de sable séparées par une couche de charbon. On peut les nettoyer au moyen d'une pompe à air que l'on adapte aux robinets d'épuration, ce qui fait circuler un courant d'air atmosphérique. L'eau passe par des éponges et traverse ensuite, par le haut, les substances filtrantes. Elle s* épanche alors parfaitement pure et limpide dan^ des récipients définitifs, vraies fontaines ambulantes, dont les robinets sont situés à l'arrière du fourgon.

£n adoptant le système de la filtration de bas en haut, on a obtenu des résultats bien préférables à ceux donnés par le procédé inverse. Chaque récipient contient 25 gallons : une voiture a donc toujours disponible 50 gallons d'eau tout à fait pure. Quand on n'a trouvé que de l'eau très-trouble, il est fa-

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