DÉSARGENTATION DU PLOMB PAR LE ZINC
continue ainsi jusqu’à ce que le plomb soit enrichi à 8 p. 100 d’argent. On le coule alors en lingots et on le soumet à une nou- Yelle coupellation en cessant d’ajouter du plomb lorsque la coupelle contient 300 kilogrammes d’argent. Les litbarges de cette seconde coupellation fournissent un plomb riche par leur réduction.
Raffinage de r argent d'éclair. — On raffine l’argent par fusion dans une coupelle en os chauffée au rouge vif dans un moufle : la coupelle absorbe toute la litharge. Ou bien on fond l’argent brut dans un creuset de plombagine avec un peu de nitre.
1007. Désargentation du plomb par le zinc. — Cette méthode de traitement des plombs argentifères est fondée sur la pro-
Fig. 206.
priété que possède le zinc d’enlever l’argent au plomb et de donner un alliage triple de zinc, d’argent et de plomb. Le zinc (environ 10 fois le poids de l’argent à extraire) est placé dans une boîte métallique C percée de trous et plongée dans le bain de ploml) fondu A (lig. 206). Quand la température atteint le point de fusion du zinc, ce métal sort de la boîte en gouttelettes et traverse le plomb auquel il se mélange à l’aide de l’agitateur à palettes d. Par le repos, l’alliage triple se sépare à la surface sous forme d’écume qu’on enlève. Cet alliage est ensuite privé de zinc par distillation, puis soumis à la coupellation. Quant au plomb appauvri.
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on le fait passer dans une antre cliaiulière B où il est traversé par un courant de vapeur d’eau surchautfée qui oxyde le zinc.
1008. Traitement du cuivre noir argentifère. — Dans le Ilarz et le Mansfeld, on commence par amener les mattes à l’état de cuivre noir (960) que l’on allie ensuite au plomb (environ 500 fois la quantité d’argent contenu dans le cuivre). Cette opération qui porte le nom de rafraîchissage [Erf rischung) s’effectue au four à réverbère ou au four à mancbe. L’alliage ternaire est alors coulé en disques de 0“,75de diamètre et de 0“,08 d’épaisseur. Lorsqu’on cbaulTe graduellement ces disques, il se produit une liquation très nette ; il se sépare un alliage très fusible, avec excès de plomb et il reste un alliage peu fusible avec excès de cuivre. Cette liquation, qui doit être conduite avec soin pour ne pas atteindre le point de fusion de l’alliage riche en
cuivre, s’effectue dans un four spécial dont la flamme est réductrice et dont la sole présente une dépression en forme de rigole longitudinale (lig. 207).
L’alliage riche en plomb, ([ui contient presque tout l’argent, est passé à la coupelle et l’alliage riche en cuivre est soumis au ressuage opération qui consiste à le chauffer dans une atmosphère oxydante : une partie du plomb s’oxyde, entraînant le reste de l’argent et un peu d’oxyde de cuivre. Ces crasses de ressuage sont fondues avec les produits cuivreux et l’alliage résultant est de nouveau liquaté.
Procédé d’amalgamation. — Le cuivre noir pulvérisé est mélangé avec 5 p. 100 de pyrite de fer et 12 p. 100 de sel marin, et le mélange est grillé à basse température sur la sole d’un four à réverbère dans une atmosphère légèrement oxydante, qui donne naissance à des sulfates de fer, de cuivre et d’argent. En donnant un coup de feu, le chlorure de sodium réagit sur ces sulfates pour donner des chlorures. On traite enfin le mélange chloruré par le mercure pour produire l’amalgame d’argent.
1009. Désargentation des mattes. — Procédé de M. Augus- — Les mattes pulvérisées et porphyrisées à sec sont soumises
à un grillage convenable pour transformer le sulfure d’argent eu sulfate, puis à une calcination avec du chlorure de sodium pour
PURIFICàTION de L’ARGENT. 279
convertir ce sulfure en chlorure cl urgent. Lu niutte chlorurée est ensuite truitée pur une solution de chlorure de sodium ou d'iiyposulfite qui lui enlève le chlorure d’urgent. Enfin l’urgent est précipité de cette solution pur le cuivre et uffiné pur coupellution.
Le procédé de M. Ziervogel consiste à épuiser lu multe sulfutée pur l’euu et à précipiter l’urgent de lu solution pur le cuivre.
Un uutre procédé pur voie humide, utilisé à Freiberg et dù à Kursten, repose sur le truitement de lu mutte, grillée à une tempéruture suffisunte pour détruire les sulfutes, pur l’ucide sulfurique étendu de son poids d’euu. Lu dissolution, qui s’effectue à 70% ubundonne du sulfute de cuivre pur le refroidissement et les résidus luvés, formés d’oxyde de fer, de sulfute de plomb et d’urgent métullique provenunt de lu décomposition de son sulfute, sont ussociés à du plomb d’œuvre qui dissout l’urgent, et l’ubundonne ensuite pur coupellution.
101 0. Extraction de l’argent des cendres de pyrite s. —
Les cendres des pyrites des fubriques d’ucide sulfurique sont souvent urgentifères. Celles d’Espugne renferment en moyenne 0,0027 p. 100 d’urgent et 0,0001 p. 100 d’or. Grillées uvec du chlorure de sodium, ces cendres fournissent du chlorure de cuivre et du chlorure d’urgent qui entre en dissolution à lu fuveur du chlorure de sodium lorsqu’on lessive le produit (Phillips). On retire l’urgent de cette solution d’uprès le procédé de M. Cluudet, en le précipitunt pur une quuntité d’iodure de potussium ou d’iodure de zinc culculée d'uprès lu richesse en urgent, déterminée pur une unulyse préuluble. L’iodure d’urgent insoluble duns les solutions sulines, se précipite, en même temps que de Tiodure de plomb*. Le précipité luvé à l’ucide chlorhydrique étendu est ulors mis en digestion à l’étut humide uvec du zinc qui met l’urgent et le plomb en liberté et qui régénère l’iodure de zinc.
1011. Purification de l’argent. — L’urgent fin du commerce n’est jumuis chimiquement pur. Pour le purifier, uussi bien que pour l’extruire de ses ulliuges, on le dissout duns l’ucide uzotique pur, on étend lu solution et on lu précipite à chuud pur l’ucide chlorhydrique. Le précipité, luvé plusieurs fois uvec de l’ucide chlorhydrique étendu et chuud, puis uvec de l’euu, est du chlorure d’urgent pur, qu’on peut réduire pur voie sèche ou pur voie humide. La réduction par voie sèche s’appuie sur ce fait que l’oxyde d’argent est réductible par la chaleur seule. Donc en se
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mellant dans des condilions telles que le chlorure soit transformé en oxyde il fournira directement ce métal si l’on opère à une température élevée. On y arrive en calcinant dans un creuset 5 paidies de chlorure d’argent sec avec 1 partie de chaux vive pure. Le mélange fond, l’argent réduit se réunit en un culot métallique qui est recouvert par le chlorure de calcium. On remplace fréquemment la chaux par le carbonate de sodium sec, additionné d’un peu de nitre. Il est bon alors de verser peu à peu le mélange dans le creuset porté au rouge, l’énergie de la réaction et l’effervescence due au dégagement d’oxygène et d’acide carbonique pouvant faire déborder le mélange.
La réduction du chlorure d’argent par voie humide s’effectue très rapidement par le zinc pur, soit seul, soit en présence d’un acide. La réduction étant achevée, on dissout l’excès de zinc dans l’acide chlorhydrique. Dans ce cas l’argent est très divisé et forme une poudre grise [argent nioléculaire') qui ne prend l’éclat métallique que par la compression. On l’obtient doué de l’éclat métallique lorsqu’on réduit par le zinc le chlorure d’argent dissous dans l’ammoniaque ; l’argent réduit est d’abord d’un gris noir et très spongieux. Il se transforme en une poudre métallique lorsqu’on le fait bouillir avec de l’acide chlorhydrique; on achève la purification par un lavage à l’ammoniaque, puis à l’eau.
Une foule de substances organiques, l’acide tartrique, les aldéhydes, etc., séparent l’argent de ces solutions ammoniacales, soit à l’état pulvérulent, soit à l’état de miroir métallique.
Parmi les autres procédés qui peuvent fournir l’argent pur, nous ne citerons que celui qu’a employé M. Stas pour la détermination très importante du poids atomique de ce métal.
L’argentmonnayé est dissous dans l’acide azotique pur, qui laisse l’or s’il y en a ; la solution est évaporée et le résidu est fondu pour détruire l’azotate de platine possible, puis repris par l’eau de manière à obtenir une solution à 2 p. 100 d’argent. On ajoute à cette solution, qui est bleue, une quantité de sulfite neutre d’ammonium nécessaire pour la décolorer à chaud. On abandonne ce mélange à lui-même dans un vase bouché, pendant vingt-quatre heures. Le tiers environ de l’argent se dépose alors à l’état cristallin ; le reste se précipite lorsqu’on chauffe la solution à 60 ou 70°, qui renferme alors du sulfite cuivreux. On lave le dépôt avec de rammoniaque pour le priver entièrement de composés de cuivre, on le sèche et