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ACTION DES DIVEKSES RADIATIONS DU SPECTRE

suflisante, on lave l’épreuve et on la plonge dans un bain de virage J généralement composé de chlorure d’or à 0®%250 par litre avec 7®", 5 d’acétate de sodium ou 4 gr. de borax; on fixe alors à l’byposulfite et on lave à grande eau.

1043. Théorie des opérations photographiques. — La nature des transformations que la lumière fait subir aux composés lialoïdiques d’argent est encore mal définie. Nous avons vu que l’image produite sur une plaque photographique est d’abord latente et n’apparaît que par l’emploi de certains agents révélateurs. Si l’on remarque que ces agents sont en général des composés réducteurs, on s’explique leur action par un enlèvement d’iode, de brome ou de chlore aux parties qui ont été impressionnées et dans lesquelles il faut admettre une disposition particulière {induction photo chimique , pour employer l’expression de MM. Bunsen et Roscoe) du composé argentique, l’iodure par exemple, à se dédoubler en iode et argent ou iode et sous-iodure.

La sensibilité de l’iodure d’argent varie beaucoup avec les conditions de sa préparation ; obtenu par un excès d’iodure de potassium, il est très peu sensible; il l’est au contraire beaucoup s’il est précipité en présence d’un excès d’azotate d’argent. L’iodure obtenu dans le premier cas devient sensible s’il est mis en présence de corps susceptibles de fixer l’iode; par exemple l’azotate d’argent, le tannin, le pyrogallol, le cyanure jaune (H. Vogel). Le renforçage doit avoir la même cause que le développement de l’image. Quant au fixage^ son rôle est facile à concevoir; il élimine simplement la substance impressionnable n’ayant pas subi d’altération dans la chambre noire et rend ainsi l’épreuve inaltérable à la lumière.

1044. Action des diverses radiations du spectre. — Ce

sont les rayons les plus réfrangibles qui agissent sur les plaques photographiques. Si l’on place une de ces plaques dans le spectre solaire, l’activité chimique se manifeste énergiquement au delà du violet visible et ne dépasse pas la raie E dans le vert. Il en résulte que sur positif les parties rouges et jaunes donnent du noir; les parties vers le bleu, du blanc.

Mais cette activité relative des diverses radiations peut éprouver des modifications importantes lorsqu’elle s’exerce en présence de certaines substances. Ainsi la présence de l’azotate d’argent en solution exalte beaucoup la sensibilité du bromure d’argent pour

MERCURE

les rayons très réfrangibles; dans les mêmes circonstances le maximum de sensibilité pour l’iodure est vers la raie G (indigo).

La morphine agit comme l’azotate d’argent; elle active l’action des rayons bleus et violets et même des rayons verts. Il est évident que la grande sensibilité du gélatino-bromure est due à une cause analogue. '

D’après des expériences faites dans ces dernières années, principalement par M. H. Vogel, on peut rendre actives toutes les radiations du spectre en recouvrant la plaque d’une légère couche de matières colorantes qui, en absorbant certaines radiations, les rendent aptes à impressionner les sels d’argent. Ainsi, avec la coralline, ajoutée à du cpllodion bromure, l’activité va en diminuant du violet au bleu, elle est faible vers la raie D et reprend dans le jaune presque aussi énergiquement que dans le violet.

Avec le vert d’aniline, qui absorbe les rayons rouges, les plaques deviennent sensibles même pour le rouge. Il en est de même avec le violet méthylé. On peut donc obtenir avec le bromure d’argent des plaques sensibles pour telle ou telle couleur du spectre, même pour le rouge extrême.

MERCURE. — Hg=:199,8.

Densité de vap. (H = 1 ) = 99,9. Poids moléculaire = Hg ou 199,8.

1045. Historique. — État naturel. — Ce métal liquide était connue des anciens. Théophraste le signale le premier vers 300 avant l’ère chrétienne et le nomme argent liquide ; dans le premier siècle de notre ère, Dioscorides le nomme ùBpapyupoç (de uowp, eau et apyupoç, argent), d’où le nom latin hijdrargyrum sous lequel le désignent Pline et Yitruve. Les Romains le retiraient d’Espagne, et Pline décrit son extraction et distingue celui retiré du cinabre de celui qui est natif et qu’il nommait argentum vivum, d’où ces mots de vif-argent en français, de Quecksilber en allemand. Les alchimistes l’ayant consacré à Mercure, ce dernier nom lui est resté dans la langue française.

Le mercure servait déjà dans l’antiquité pour la dorure et l’argenture, et Yitruve rapporte que pour retirer l’or des tissus brochés d’or on les incinérait et on traitait les cendres par le mercure.

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