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Il est plus soluble dans l’alcool, qui en prend 40 p. 100 à froid et 60 p. 100 à chaud. Il est aussi plus soluble dans l’éther, qui l’enlève à sa solution aqueuse.
Le sublimé corrosif possède une saveur âcre et styptique très désagréable; c’est un violent poison. Son antidote par excellence est le blanc d’oeuf qu’il coagule en donnant une combinaison insoluble.
La solution est neutre. Elle est réduite à l’état de calomel par l’acide sulfureux à chaud, par l’acide phosphoreux, le sucre, l’acide tartrique, etc.; l’acide bypophosphoreux, le chlorure stanneux et autres agents réducteurs en séparent aussi du calomel, mais qui est lui-même rapidement réduit à l’état métallique.
Le zinc, le cadmium, le cuivre, le nickel en séparent rapidement le mercure; le fer et le bismuth agissent plus lentement.
Le phosphore déplace également le mercure et se transforme en acide phosphoreux. L’iode convertit le chlorure mercurique en iodure mercurique et chlorure d’iode.
La potasse en excès donne dans les solutions de bichlorure fie mercure un précipité d’oxyde mercurique jaune; si le bichlorure est en excès on obtient un oxychlorure brun.
L’ammoniaque fournit un précipité blanc dont il sera question plus loin (1073).
BlCflLORURE DE MERCURE.
Usages. — Le sublimé corrosif sert à la conservation des bois, (les matières animales, telles que pièces anatomiques ou d’histoire naturelle, car il constitue un puissant agent antiseptique. Il est employé en médecine à très faibles doses, en bains, lotions, pommades ou intérieurement. On l’associe souvent à des matières albuminoïdes qui le rendent moins actif en donnant des combinaisons insolubles dans l’eau, mais qui se dissolvent lentement dans l’économie, à la faveur des chlorures.
1051. Combinaison du chlorure mercurique avec l’acide chlorhydrique et les chlorures. — Le chlorure mercurique se dissout à 23°, 3 dans 2 molécules d’acide chlorhydrique concentré avec dégagement de chaleur ; la solution se prend par un faible abaissement de température en un amas d’aiguilles qui se redissolvent déjà à la chaleur de la main (J. Davy). La composition des cristaux varie avec la température. La solution étant faite à basse température donne des cristaux fusibles à — 2°, renfermant HgCP. 2HCl-[-7I-PO. La solution faite à 0° donne des cristaux renfermant 3HgCP. 4HC1 -|- 14IPO. A 40° les cristaux ont pour composition 2HgCP. UCl -j-9tPO et à 60°, 3HgCP.HCl -|-5H^O (A. Ditte). J. Davy a assigné aux cristaux qu’il a observés la formule HgCP. HCl.
Le chlorure mercurique se combine de même avec les autres chlorures pour donner des chlor orner curâtes qu’on obtient par la cristallisation des solutions mixtes des deux chlorures.
Chloromercurates d’ammonium. 1° HgCP.2AzrPCl-(-tPO. — Ce sel , connu autrefois sous les noms de^c/ de Sagesse ow. de sel Alembrothj cristallise en prismes rhomboïdaux volumineux et transparents solubles dans 0^,66 d’eau froide et en toute proportion dans l’eau bouillante. Il est volatil, mais sa vapeur est dissociée à 440°; sa densité (3,5 par rapport à l’air) correspond à 8 volumes (Deville et Troost). La solution de ce sel donne avec la potasse le chloramidure de mercure.
On obtient ce sel en faisant bouillir une solution de sel ammoniac avec de l’oxyde de mercure.
2° HgCP. AzIPCl. — Il se dépose en cristaux anhydres ou hydratés suivant les circonstances; le sel anhydre est en rhomboèdres (Kane) ; le sel hydraté QIPO) est en longues aiguilles soyeuses (Mitscherlich).
On a encore décrit les chloromercurates cristallisés :