‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 162 sur 359 · IV. Tétramercure-diammonium. . (Az-Hg*)" ou (AzHg · texte numérisé non relu

IV. Tétramercure-diammonium. . (Az-Hg*)" ou (AzHg

Le deuxième et le troisième de ces types doivent être envisagés comme dérivant d’un seul groupement ammonium.

Les composés mercureux donnent naissance à des dérivés de même ordre et qui ne diffèrent dans leur constitution des dérivés ammoniaco-mercuriques que par la substitution de (Hg^) au lieu de llg à 2 atomes d’hydrogène.

Ajoutons qu’on peut admettre dans beaucoup de combinaisons ammoniaco-mercurielles les groupements monatomiques.

(Hg-OH)', (Hg-Giy, [(Hg^)-Gl]',etc.

1073. Chlorures ammoniés. — Chlorure de mercuroso- DIA3IM0NIUM Hg2CP.2Az[p OU [AzMP(Hg2)]'''CP. — Poudre noire résultant de l’action du gaz ammoniac sur le calomel précipité et sec. La chaleur lui fait perdre toute l’ammoniaque.

Chlorure de mercurosammonium AzIP(Hg^)Cl [chloramidure mercureux). — Il se forme par l’action de l’ammoniaque caustique sur le calomel : Hg^CP-J-2AzIP = AzIP(Hg2)Cl -(- AzH'^Cl. C’est une poudre noire inaltérable à l’air. Chauffé, il donne de l’azote, de l’ammoniac puis un sublimé de calomel et de mercure. Le gaz acide chlorhydrique le dédouble en sel ammoniac et calomel.

Chlorure de mercure-diaadionium (ou 'précipité blanc fusible) (AzMPIIg)’'CP. — Poudre blanche obtenue par l’addition de carbonate de sodium à une solution de chlorure double ammoniacomercurique. On l’obtient en petits dodécaèdres rhomboïdaux en

SELS OXYGÉNÉS DU MERCURE

ajoutant du sublimé corrosif à une solution bouillante de sel ammoniac et d’ammoniaque, aussi longtemps que le précipité se redissout ; les cristaux se déposent par le refroidissement (Mitscberlich). Ce composé, qu’on peut envisager comme un sel double AzIPlJg.Cl -J- AzîPCl, est soluljle dans les acides. Chauffé, il fond, puis se décompose.

Chlorure de mercurammonium [précipité blanc, chloramidure mer citrique) AzIPHg^Cl. — C’est le précipité formé par l’ammoniaque en excès dans une solution de sublimé corrosif :

HgCl2 H- 2AzLP = AzLPHgCl AzH^Cl.

Chauffé au-dessus du rouge il se décompose d’après l’équation 6AzH2HgCl = 3Hg2C12 -f- 2Az -f- 4AzH3.

Chauffé doucement, il dégage de l’ammoniaque et donne un sublimé de chlorure de chlor orner cur ammonium, AzH^(Hg"Cl)Cl; le résidu est formé par une combinaison de chlorure de tétramercurammonium et de chlorure mercurique (Az'^Hg^)CP.HgCP (Mitscberlich). Chauffé avec de la potasse, il ne perd que la moitié de son ammoniaque et se transforme en une poudre jaune de chlorure dedimercurammonium hydraté (1074). L’eau bouillante opère également cette transformation :

2AzH2HgCl -h H^O = AzH^GI -F AzHgSCl.H’O.

Introduit dans du chlore, le précipité blanc s’échauffe, entre en effervescence en dégageant de l’azote, puis fait explosion avec une flamme verte. Le brome agit de même. L’iode sec agit tranquillement, mais si l’on ajoute de l’alcool au mélange broyé, il se produit après quelques minutes une violente explosion (Schwartzenbach).

Le chlorure de chlor orner cur ammonium [AzH^(LI<gCl)]C] cité plus haut se forme aussi par l’action à chaud du gaz ammoniac sur le sublimé corrosif sec ou lorsqu’on distille un mélange d’oxyde de mercure et de sel ammoniac.

Si l’on ajoute de l’ammoniaque au sublimé maintenu en grand excès, le précipité qui se forme est le chlorure de dichlor orner curammonium [AzrP(HgCl)^]Cl.

1074. Chlorure d’hydroxyle-dimercurammonium ou de dimercurammonium hydraté.

pj,]ci ou AzHg«CI.H»0.

COMBINAISONS AMMONIACALES DU MERCURE

Il se forme par raclion de l’eau bouillante sur le précipité blanc, ou du gaz ammoniac sur l’oxychlorure HgCl^SHgO cbauffé à 150". C’est une poudre jaune, très peu soluble dans l’eau. La potasse bouillante n’en dégage pas d’ammoniaque mais en sépare l’oxyde ammoniomercurique. Traité par une solution d’iodure de potassium il donne l’iodure brun correspondant.

1075. Bromures ammoniés. — On connaît les bromures

AzH«(Hg2)Br, AzH3.'Hg.Br)Br et AzH^Hg'Tr

qu’on obtient comme les chlorures correspondants.

1076. lodure de mercure- diammonium ( Az^H‘’Ilg^)F. — L’iodure mercurique absorbe 7 p. 100 de gaz ammoniac sec, pour donner l’iodure de mercure-diammonium. C’est un composé instable, perdant son ammoniac à Tair. L’eau le décompose totalement ou, si elle n’est qu’en petite quantité, le transforme en un composé brun qui est sans doute l’iodure de dimercurammonium.

Lorsqu’on traite l’iodure mercurique par l’ammoniaque concentrée, il devient blanc puis se dissout en partie et laisse un résidu brun. La solution abandonne par l’évaporation de petites aiguilles blanches ; c’est Vlodure ddodomerc/urammonmm AzîL' (Hgl)I.

1077. lodure d’hydroxyle-dimercurammonium ou de dimercurammonium hydraté

AzHHg"(HgOH)M ou ÂzHg^I.H^U.

H se produit dans diverses circonstances ; lorsqu’on chauffe l’iodure mercurique avec un excès d’ammoniaque concentrée; la solution renferme alors de l’iodure d’ammonium.

Par l’action à 180" de l’ammoniaque sur l’oxy-iodure llgI^3HgO..

D’après M. Weyl on l’obtient anhydre, mais très instable en traitant l’iodure mercurique sous pression par l’ammoniac liquide.

Enfin, c’est le produit qui se forme lorsque la solution alcaline d’iodomercurate de potassium est mise en présence de l’ammoniaque même très étendue (réaction de Nessler, t. I). C’est une poudre brune, soluble dans Tiodure de potassium avec dégagement d’ammoniaque; la potasse bouillante ne l’altère pas. Chauffé, il fond puis se décompose violemment.

1078. Oxyde de dimercurammonium (AzHg^)H). — 11 se produit lorsqu’on introduit dans l’une des branches du tube Faraday du chlorure d’argent ammoniacal et dans l’autre de l'oxyde

SlïLS OXYGENES DU MEKGUHE.

jamuî (le mcfciirc. On dégage le gaz ammoniac en refroidissani l’oxyde mei’cnriqiie (Weyl).

4IIg( ) + 2AzII3 = (AzlJg2)i( , 31120.

On oblienl ainsi une poudre jaune qui perd 211-0 à 80°, dans une almosplière d’ammoniaque; à 100°, le produit devient brun foncé et anhydre, puis il détone. Exposé à l’air, il absorbe l’acidt* carbonique et perd de rammoniaque. L’eau et les acides le décomposent en lui enlevant l’ammoniaque. 11 se comporte donc tout autrement que la base suivante :

1079. Oxyde d’hydroxyle-dimercurammonium

L’est la base, de Millon^ connue déjà de Fourcroy et deTbenard. Les éléments de l’eau paraissent faire partie intégrante de la molécule et on ne peut pas les enlever, même à 130°; en outre ils persistent dans toutes les combinaisons que forme çette base avec les acides. La première formule que nous donnons pour ce composé est due à Wurtz et rend compte de sa constitution.

Cet oxyde se forme par l’action de l’ammoniaque concentrée ‘ sur l’oxyde jaune de mercure ou lorsqu’on précipite un sel ammoniaco-mercurique par un alcali. Il renferme alors 3ILO dont deux sont éliminables à 100° et le dernier à 130°. La base bvdroxylée qui reste après dessiccation est brune, insoluble dans l’eau, inaltérable à l’air sec, mais attirant l’acide carbonique à l’air humide, pour donner le carbonate incolore CO^[AzHHg(HgOH)]^ de Fourcroy et Thénard. Il est décomposé par la lumière. Broyé dans un mortier, il décrépite mais sans explosion violente. La potasse bouillante ne l’attaque que si elle est très concentrée.

La base de Millon se combine aux acides et déplace l’ammoniaque de ses sels. Les alcalis déplacent de nouveau la base inaltérée.

V azotate, AzO=>| AzHHg(Hg.OH)], qu’on obtient aussi en faisant bouillir l’azotate d’ammonium avec de l’oxyde de mercure, esl soluble et cristallisable en cristaux éloilés jaunes. Le sulfate, obtenu en dissolvant le sulfate mercurique dans un excès d’ammoniaque concentrée, se sépare par l’addition d’eau [turbith ammoalacai), ou par l’évaporation lente, en croûtes cristallines dures «G bi'illaiites.

imiospihikh: di-: mekcuke.

1080. Azotate mehcureux ammoniacal. — Lorsqu’on ajoiiU* do rammoiîiaqiie aune solution aussi peu acide que possible d’azolalc mercureux on obtient un précipité gris de composition Tariabl(‘. Celui formé en premier lieu renferme 2AzO^AzH(Hg^) + PPO ; celui précipité en dernier lieu est l’azotate de tnmorcurosodiammonhfni (AzO^)’ Az'-^H" (llg')^-f-dir^O (Kane, Mitsclierlicb). Ce précipité est soluble dans l’eau ; on l’appelait autrefois mercure soluble de* llalmemann. Il est très altérable à la lumière qui le dédouble eu mercure, azotate mercurique et ammoniaque. Un dédoublcimml <lu même ordre est produit par un excès d’ammoniaque.

Il existe d’autres azotates et sulfates ammoniaco-mercuri({ues.

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