‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 163 sur 359 · PHOSPHURE DE MERCURE · texte numérisé non relu

PHOSPHURE DE MERCURE

1081. Un l’obtient en faisant digérer l’oxyde de mercure aN rc du phosphore; en chaulfant le calomel dans la vapeur de phosphore, ou en faisant bouillir le chlorure mercurique avec du phosphore. Il se forme encore par l’action de l’hydrogène phosphore sur le chlorure mercurique à chaud; dans ce cas, le phosphure se sublime {H. Rose). Obtenu par le phosphore, c’est un corps noir ; préparé par l’hydrogène phosphoré, c’est un sublimé jaune orangx*.

Le phosphure de mercure se combine aux sels de mercure et ou obtient ces combinaisons par l’action de l’hydrogène phosphoré sur les solutions de mercure. Ces combinaisons sont du mênn* ordre que les combinaisons ammoniacales.

Chlorure de ^iercure-phosphonium 3HgCl^ Hg'^P^ ou FftlgCl)’'. — Il se produit lorsqu’on précipite une solution de chlorure mercurique, maintenue en excès, par l’hydrogène phosphoré. C’esI une poudre jaune décomposable par la chaleur. L’eau bouillanh' le décompose d’après l’équation

PHg- Cl'î + 3H'0 PQ31U -f- ;JHC1 -h 3Hg.

Cette décomposition a aussi lieu lentement à froid, ainsi que par l’action de la potasse (IL Rose).

Azotate mercüuique et phospiujke de mercuhe. — Précipité blanc, jaune après dessiccation, qui détone par la chaleur ou par h‘ choc. Il renferme, d’après II. Rose, .3 molécules d’azotnte memiri(jue basique pour une molécule do phosphure IIg'’P^

Sulfate MEucuruQUE et phosphuke de mehcuhe. — Il rc^ssembh' à razotate, mais est plus stable.

MEHCUH E.

RECHERCHE ET DOSAGE DU MERCURE

1082. Cah.\ctèki:s communs. — Lecuivi-o, le fer, le zinc el (juel- (jues autres métaux fléplacent le mercure de ses combinaisons; si l’on emploie le cuivre, celui-ci se recouvre d’une couche grise de mercure, devenant brillante par le frottement. Tous les composés^ solubles de mercure et beaucoup de composés insolubles son! ramenés à l’état métallique par l’ébullition avec une solution de

chlorure stanneux, qui se transforme en chlorure stannique.

fous les composés de mercure, solubles ou insolubles, étani calcinés avec de la chaux en excès, de la potasse ou du fer, abandonnent la totalité de leur mercure qui se dépose sur les parties froides de l’appareil en gouttelettes métalliques faciles à i*econnaître à la loupe. Si la quantité est très faible, il peut rester des doutes sur la nature du sublimé. Pour lever ces doutes, il suffit de volatiliser une parcelle d’iode dans l’appareil pour convertir immédiatement le mercure ou iodure rouge ou jaune.

Le spectre de l’étincelle fourni par les composés de mercure montre une raie verte qui se confond presque avec celle de l’argent, puis une raie bleue très brillante. Deux autres raies, très rapprochées l’ime de l’autre, entre le vert et le jaune, sont également caractéristiques (Lecoq de Boisbaudran).

Les sels mercureux sont précipités par l’acide chlorhydrique ; le précipité est noirci par l’ammoniaque. Ils donnent avec l’hydrogène sulfuré un précipité de sulfure mercurique mélangé de soufre. La potasse en sépare de l’oxyde mercureux noir instable. L’iodure de potassium fournit un précipité jaune vert, décomposable par un excès de réactif en mercure et iodure mercurique qui se dissout.

Les sels mercuriqiies donnent avec une petite quantité d’hydrogène sulfuré un précipité incolore ou jaunâtre de sel thiobasique qui n’est entièrement transformé en sulfure que par un excès d’hydrogène sulfuré. Le sulfure précipité est noir et insoluhlr dans l’acide azotique bouillant lorsqu’il a été bien lavé pour éliminer l’acide chlorhydrique, car l’eau régale très faible le dissout. La potasse donne un précipité jaune d’oxyde ; l’ammoniaque un précipité blanc de cliloramidure ou d’un composé analogue, soluble dans un grand excès d’ammoniaque. Avec les carbonates alcalins, en l’absence des sels ammoniacaux, on obtient un précipité brun.

Le phosphate de sodium ne donne qu’à la longue un précipité

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