II. — Chimie minérale
NICKEI..
Le grillage complet du speis ou de la nickôliiie fournil de l’oxyde de nickel impur, qu’on réduit par le charbon dans un four à manche. Le grillage donne de l’anhydride arsénieux comme produit accessoire.
Les minerais sulfurés de nickel étant presque toujours associés à des minerais de cuivre et le principal emploi du nickel résidant dans la préparation d’alliages avec le cuivre, on traite souvent de semblables minerais pour obtenir directement ces alliages. Pour cela, après avoir concentré la matte par plusieurs grillages et fusions, on la grille à fond, puis on la fait digérer avec de l’acide sulfurique concentré ; on chasse l’excès de cet acide, on reprend par l’eau; on suroxyde le fer par le chlorure de chaux, et on traite la solution par la craie, qui précipite immédiatement tout le fer, tandis que le cuivre est précipité plus lentement. On peut ou bien achever la précipitation par la craie si l’on veut séparer le cuivre du nickel, ou précipiter les oxydes de ces deux métaux simultanément par un lait de chaux, puis les réduire par le charbon.
Lorsqu’on a l’oxyde de nickel seul, on le moule en petits cubes, qu’on calcine avec du charbon dans un creuset; on obtient ainsi le nickel cubique. L’oxyde de nickel est souvent souillé de sulfate calcique qu’on enlève par une fusion avec du carbonate de sodium.
1151. Traitement de la garniérite. — La garniérile, par suite de la simplicité de sa composition, fournit un métal très pur. Ce minerai peut être divisé en plusieurs catégories suivant sa richesse en nickel. Celui qui est le plus riche en renferme 18 à 20 p. 100 ; il est compacte et d’un vert émeraude. La variété jaunâtre renferme 12 à 15 p. 100 de nickel, et la variété bleuâtre, très friable, en fournit de 6 à 8 p. 100.
Le traitementpeut avoir lieu par voie sèche, par voie humide ou par des procédés mixtes.
Procédé Garnier par voie sèche. — 11 consiste à traiter le minerai, aggloméré en briquettes avec du charbon et du goudron, au haut fourneau avec un fondant (spath fluor), puis à refondre la fonte de nickel dans un creuset brasqué. La présence du fer rend l’opération difficile à cause de son affinité pour le charbon qui entrave la carburation et, par suite, la fusion du nickel.
La fonte ou carbure de nickel est affinée par puddlage ou par cémentation dans de l’oxyde ferrique.
Procédé Christofle et Bouiluet. — Dans le traitement par voie