‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 192 sur 359 · USAGES · texte numérisé non relu

USAGES

se dissout que lentement dans les acides chlorhydrique et sulfurique étendus. Il se dissout facilement dans Tacide azotique ordinaire ; l’acide fumant le rend passif (Deville). Il s’unit directement au chlore et, à une température élevée, au phosphore, au soufre, à l’arsenic.

Poids atomique. — Les nombres obtenus par les différents auteurs oscillent entre 58 et 59. Celui déduit de l’analyse du chlorure par Dumas est 58,85 (0 = 15,96), M. R. Schneider est arrivé au nombre 57,90 par l’analyse de l’oxalate. Enfin M. Russell, en réduisant l’oxyde pur par l’hydrogène, a obtenu une série de nombres concordants dont la moyenne est 58,59.

Le nickel est diatomique et l’isomorphisme de ses composés avec ceux du zinc et du magnésium le rapproche de ces métaux. Il ne fournit qu’un seul chlorure, mais plusieurs oxydes.

Usages. — Le nickel entre avec le cuivre et le zinc dans la composition des alliages désignés sous les noms de maillechort^ packfong^ argentan^ et dans l’alliage des monnaies de billon de la Belgique, de l’Allemagne et de la Suisse (967). Il s’allie à la plupart des autres métaux, mais ces alliages sont sans importance.

La facilité avec laquelle le nickel est mis en liberté par l’électrolyse, l’inaltérabilité du métal à l’air, enfin son éclat et sa résistance à l’usure, ont donné à l’industrie du nickel une importance de premier ordre. Le nickélage galvanique s’applique à l’ornementation, à la serrurerie, à la carrosserie, à divers organes de machines, aux appareils de chirurgie, etc., etc.

Le nickélage a d’abord été appliqué en Amérique par J. Adams, en 1869, et introduit à la même époque en France par M. Gaiffe. La préparation du bain de nickel est d’une grande simplicité ; le composé qui fournit les meilleurs résultats est le sulfate double de nickel et d’ammoniaque en solution saturée à 20° ou 25°. Les principales conditions à observer sont la neutralité complète du bain et une constance de température telle que le bain ne puisse abandonner des cristaux du sel double. La neutralité du bain est facilement maintenue en employant comme électrode positive une plaque de nickel (anode soluble).

Le nickel forme sur le cuivre une couche adhérente de nickel pur, offrant une inaltérabilité à peu près absolue. Le dépôt immédiat sur le fer présente moins d’adhérence, aussi le nickélage des pièces de fer doit-il être précédé d’un cuivrage superficiel.

NICKEL

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