COMPOSÉS HALOGÉNÉS DU NICKEL
1153. Clilorure de nickel NiCl“, — Le chlorure anhydre se sublime en lamelles cristallines jaunes, onctueuses et hygroscopiques, lorsqu’on chauire le nickel dans un courant de chlore sec. On 1 obtient encore à cet état en séchant le chlorure hydraté et sublimant le produit déshydraté. Le produit simplement desséché est une masse terreuse brunâtre qui se sublime sans fondre. Si la sublimation a lieu au contact de l’air, le chlorure perd, une partie de son chlore, qui est remplacé par de l’oxygène.
Le chlorure de nickel est soluble dans l’eau avec élévation de température. La solution, qu’on obtient encore en dissolvant le nickel, son oxyde ou son carbonate dans l’acide chlorhydrique, est verte et abandonne, par la cristallisation, des prismes hexagonaux courts ayant pour composition NiCP -hblPO. Ces cristaux sont efllorescents, solubles dans 2 parties d’eau, moins solubles dans l’alcool.
Le chlorure de nickel anhydre absorbe 6 molécules de gaz ammoniac et se transforme en une poudre blanche d’une nuance violacée. On obtient la même combinaison NiCP.ôAzIP, en ajoutant de l’alcool à la solution ammoniacale du chlorure. Il se présente alors en octaèdres bleus qui perdent de l’ammoniaque à l’air.
Bromure de nickel NiBrk — Il s’obtient par union directe et se sublime en lamelles déliquescentes d’un jaune d’or. Le bromure hydraté NiBr^.3tPO cristallise en aiguilles déliquescentes vertes.
loDURE DE NICKEL NiP. — Obtenu directement par voie sècbe, il se sublime en lamelles d’un gris de fer. Chauffé au contact de l’air, il se convertit en oxyiodure ou en oxyde de nickel. Obtenu par voie humide, il cristallise en prismes très déliquescents NiPn-6IPO.
L’iodure de nickel forme des combinaisons ammoniacales. On obtient le produit NiP. 4AztP en faisant absorber le gaz ammoniac par l’iodure anhydre, à une douce chaleur. Par voie humide on obtient de petits octaèdres bleus brillants.
Le FLUORURE DE NICKEL est en cristaux d’un vert clair, que l’eau bouillante transforme en oxyftuorure insoluble.