OXYDES DE NICKEL
la nature (bunsénité) en petits octaèdres réguliers, d’un vert pistache. On l’obtient par une forte calcination du carbonate, de l’azotate ou de l’bydrate de nickel. Cbauffé au rouge au contact de l’air, le nickel se recouvre d’une couche verte d’oxyde; celui-ci se forme aussi par oxydation du nickel pyropborique. Régnault l’a obtenu en petits cristaux en cbaulfant le nickel au rouge dans un courant de vapeur d’eau.
L’oxyde de nickel est réduit par le charbon au feu de forge; par l’hydrogène à 270°. D’après M. Sidot, l’oxyde de nickel serait réductible par la chaleur seule, ce qui le rangerait à côté des métaux précieux. Le gaz ammoniac le réduit à une température élevée.
Hydrate de nickel. — Précipité vert pomme produit par la potasse dans la solution d’un sel de nickel ; il ne se déshydrate pas par l’ébullition et est légèrement soluble dans l’eau, soluble dans l’ammoniaque avec une couleur violacée ou bleue suivant la teneur en nickel. La solution ammoniacale abandonne de l’hydrate cristallin par l’ébullition. La solution gonfle la soie et finit par donner une solution jaune-brun. Elle ne dissout pas la cellulose (Scblossberger).
L’bydrate de nickel décompose le sel ammoniac en dégageant de l’ammoniaque (Demarçay).
1155. Sesquioxyde de nickel Ni^Ok — Il se produit par la calcination ménagée du carbonate à l’air, ou de l’azotate. C’est une poudre noire soluble dans les acides oxygénés avec dégagement d’oxygène ; dans l’acide chlorhydrique avec dégagement de chlore; dans l’ammoniaque, avec dégagement d’azote.
3NÎ203 4- 2AzH3 -f 3IPO = 6Ni(OH)2 -f kz^.
Hydrate nickélique. — Précipité noir qui se forme par l’addition d’un hypocblorite à de l’hydrate nickéleux ou en traitant celui-ci par le chlore ou par le brome
3Ni(OH)2 -1- CP = NiCP -1- Ni2(OH)«.
H se dépose aussi au pôle positif dans l’électrolyse de certains composés de nickel, par exemple du tartrate nickélo-potassique alcalin.
Séché, 1 hydrate nickélique forme une masse noire qui se dédouble en eau, oxyde de nickel et oxygène par la calcination.
M. Baubigny a obtenu un oxyde Ni^O'" (formule des spinelles)
408 SELS OXYGÉNÉS'DU NICKEL
eu chaullant à 350-440° le clilorure de nickel dans un courant d’oxyg’ène.
Pehoxyde de nickel. — On envisage comme un peroxyde NiO’^ le produit de l’action de l’eau oxygénée sur le protoxyde de nickel. (À* qui tend à prouver qu’il peut en cire ainsi, c’est la formation de l’oxyde Ni^O^ par l’action des liypoclilorites sur le sesquioxyde à froid (Wicke
SELS OXYGÉNÉS DU NICKEL
Nous ne ferons connaître ici que le sulfate, l’azotate, l’azotite et le carbonate. Parmi les autres, citons les silicates naturels, la rewdanskite et la garniérite^ et l’arséniate naturel (A s0*)-Ni^-i-8H-0.
1156. Sulfate de nickel. — On l’obtient en dissolvant le nickel, son oxyde ou son carbonate dans l’acide sulfurique étendu. Abandonnée à la cristallisation vers 20°, cette solution fournit des prismes orthorliombiques, isomorphes avec le sulfate de magnésium, d’un vert émeraude, renfermant SO'^Ni-h 7H^O. Si la cristallisation a lieu entre 30 et 40°, elle fournit des octaèdres ou des prismes quadratiques bleuâtres contenant 6IPO.
Enfin, si elle s’effectue à 50 ou 70", on obtient des prismes clinorhombiques également avec 6tPO (Mitscherlich). Le sel à 6IPO se produit aussi par la cristallisation à froid de la solution contenant un excès d’acide. Les cristaux à 7IPO deviennent opaques à l’air en perdant 1 moléc. IPO. Ils perdent 6IPO à 103° et la dernière molécule d’eau seulement à 280° (Graham). Ils sont solubles dans 3 parties d’eau froide.
Le sel anhydre est jaune. Il absorbe le gaz ammoniac avec élévation de température en se transformant en une poudre violacée SO^Ni-|-5AzI-P. On obtient une autre combinaison ammoniacale SO^Ni.4AzIP-|-21PO, en prismes rectangulaires blancs et transparents, en ajoutant de l’alcool à la solution du sulfate dans l’ammoniaque ou en concentrant cette solution dans le vide.
Le sulfate de nickel forme avec les sulfates alcalins des sels doubles appartenant à la série magnésienne. Le plus important de ces sels doubles est le sulfate ammoniacal.
Sulfate de nickel et d’ammonium (SO‘)“Ni(AzIP)*-}-6H^O. — Ce sel, employé pour le nickélage, est en cristaux prismatiques d’un bleu vert foncé, de 1,9 de densité, insolubles dans un excès de