‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 2 sur 359 · II. — Chimie minérale · texte numérisé non relu

II. — Chimie minérale

MÉTAUX

c’est la raisonpour laquelle on a assimilé l’hydrogène aux métaux.

Toutes les combinaisons que forment les métalloïdes entre eux et avec les métaux obéissent à la loi des proportions définies. Les métaux n’ont par contre entre eux que de très faibles affinités et les combinaisons qu’ils produisent ou plutôt leurs alliages se font, en général, en proportions très variables.

Parmi les propriétés physiques qui appartiennent aux métaux se trouvent en première ligne l’éclat métallique, la malléabilité, la ductilité, la ténacité, l’opacité, la conductibilité calorifique et électrique, une résistance plus ou moins complète à la volatilisation ; mais aucune de ces propriétés isolées, sauf peut-être celles qui tiennent à l’état d’agrégation, ne suffit pour caractériser un métal. Ainsi l’iode, l’arsenic, le tellure sont doués d’un éclat métallique ; l’arsenic, le carbone grapbitoïde sont opaques comme les métaux. Cette opacité du reste n’est que relative chez les métaux; en effet l’or, l’argent, qu’on peut réduire en lames très minces, sont translucides. Quant à l’éclat métallique, les métaux peuvent en être dépourvus lorsqu’ils sont sous forme pulvérulente; mais dans ce cas ils prennent de l’éclat sous le brunissoir, c’est-à-dire lorsqu’on les frotte avec un corps dur.

La conductibilité électrique et calorifique n’appartient pas non plus exclusivement aux métaux : le carbone qui a subi une température élevée, notamment le charbon de cornues, est très bon conducteur de la chaleur et de l’électricité.

En résumé on peut définir un métal : 1° Chimiquement, comme un élément pouvant remplacer, par des réactions simples, l’hydrogène d’un acide ; par exemple par son action sur les acides ou par celle de son oxyde ;

2° Physiquement, comme un élément doué d’un ensemble de propriétés physiques, ensemble dont sont plus ou moins dépourvus les métalloïdes; les principales de ces propriétés sont celles ([ui ont trait à la cohésion moléculaire.

655. Cohésion moléculaire des métaux. — Les propriétés physiques que nous réunissons sous ce nom et qui ne se rapportent qu’aux métaux pris à l’état compacte sont la malléabilité, la ductilité, la ténacité, l’élasticité.

La malléabilité est la propriété que possède un métal de se réduire en feuilles minces sous le marteau ou par le passage au laminoir.

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