‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 235 sur 359 · CUISSON DES PATES · texte numérisé non relu

CUISSON DES PATES

les ponces, le sel marin, l’acide borique, le'phospliale de calcium, le silicate de plomb, l’oxyde slannique, les oxydes de plomb, de mano’anèse, de fer. Ces substances sont appliquées avant toute cuisson ou après une demi-cuisson. Dans ce dernier cas, on les délaye dans l’eau et on y plonge les pièces dégourdies, ou bien on en recouvre celles-ci au pinceau. Pour les poteries communes qui ne doivent subir qu’une cuisson, on les saupoudre avec du minium, de la litbarge ou de l’alquifoux (sulfure de plomb); par la cuisson, ces substances donnent alors un enduit de silicate de plomb. Ces poteries sont très insalubres lorsque la silicatisation de l’oxyde de plomb est incomplète. Un procédé très usité consiste à projeter dans le four où se fait la cuisson des pièces du sel marin humide, qui en se volatilisant est décomposé par la vapeur d’eau et la silice et recouvre la surface des pièces d’une cùuclie vitreuse, y 1287. Cuisson des /pâtes. — La forme des / fours varie suivant la nature du produit à obtenir et nous ne donnerons ici qu’une description sommaire du tour a porcelaine employé à Sèvres (fig. 224). C’est un four à alandiers, du nom des foyers, généralement au nombre de quatre, qui sont placés à leur base. Ce four est formé do trois étages. Les deux premiers A et B sont munis chacun de quatre alandiers dont deux paires aa et ad sont figurés en coupe. Ces étages sont séparés par des voûtes percées de carnaux cd qu’on peut boucher à volonté.

Fig. 225.

L’clag’c supérieur C n’csl pas voûté et reçoit les pièces à dr- <lourd/r ; il se termine par la cheminée pourvue (rune trappe à bascule t. Les pièces aahc (lig. 22b) qui doivent subir la cuisson sont c/?cr/.s7rcé’.sdans des supports ou étuis en terre réfractaire AlîLI) nommées cazettes (ou (jazelten, par altération) et ces cazettes sont

empilées dans le four. Elles servent non seulement de support, mais protègent en outre les pièces contre la fumée et les poussières entraînées. Quand on a garni le four, on en mure les portes.

On commence la cuisson au petit feu et on ne donne le grand feu que lorsque la température a atteint le rouge ; on atteint alors le rouge blanc et à ce moment il faut surveiller la marche de l’opération, ce qui se fait par l’examen de petites pièces de porcelaine vernissées, nommées montres, qu’on retire par des ouvertures ménagées à cet effet. Pendant le petit feu, les gaz du foyer exercent une action oxydante ; pendant le grand feu au contraire ils sont réducteurs, ce qui est important à considérer pour la décoration de la porcelaine, dont il sera question plus loin.

La cuisson dure 17 à 18 heures et le four met 3 à 4 jours pour se refroidir. Pour la porcelaine, le combustible est le bois.

1288. Terres cuites. — Ces produits comportent les briques, les tuiles, les tuyaux, les carreaux, les creusets. Leur fabrication a lieu généralement avec des argiles figulines ou des marnes argileuses. La pâte après la cuisson est grossière, peu homogène et poreuse. Les creusets de Hesse sont formés avec une argile réfractaire et du sable quartzeux ; ils sont très poreux mais supportent une température très élevée. Les creusets de Paris contiennent moins de silice, ils sont préparés avec une argile pure et sont moins poreux.

Les alcarazas sont des vases faits avec une argile rendue très poreuse par l’addition de sable; on ne leur fait subir qu’une très faible cuisson. Ces vases laissent passer par leurs pores une partie du liquide qu’ils contiennent et qui par son évaporation abaisse la température du contenu.

1289. Poteries et faïences. — Poteiuks communes. — Leur pâte est homogène, tendre, à cassure terreuse. Elle est plus ou moins colorée et opaque. Elle est composée d’argile, de marne

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