SELS D’OR
Il en existe qui correspondent aux trois oxydes ci-dessus, mais ils sont en général très instables.
1356. Sulfates. — On n’a pas décrit de sulfate sous-aureux. Le SULFATE AUREUX SO''^Au se produit avec dégagement d’oxygène lorsqu’on chauffe à 2S0° le sulfate acide d’auryle SO‘(AuO)tI dissous dans l’acide sulfurique concentré. Insoluble dans cet acide, le sulfate aureux se dépose en petits prismes rouges très altérables par l’humidité, qui en sépare de l’or (Scbottlænder).
Sulfates auriques. — L’hydrate aurique se dissout dans l’acide sulfurique concentré et la solution est de nouveau précipitée par l’eau. En traitant l’azotate d’or par l’acide sulfurique à 200° ou l’hydrate aurique à 100° par de l’acide concentré, M. Scliottlænder a obtenu le sulfate acide d’auryle SOffl(AuO)’ sous forme d’une poudre cristalline jaune citron. En dissolvant du bisulfate potassique dans la solution sulfurique de ce sel, on obtient le sel double cristallin (SO*)^Au'"K.
1357. Sulfites. — Lorsqu’on ajoute goutte à goutte du sulfite de potassium à une solution alcaline d’aurate de potassium, la solution se colore en brun et laisse déposer des aiguilles jaunes auxquelles M. Fremy a assigné la composition (SO''*)^\u^ oSO^K- -f-TilFO. Ce sel, appelé aurosKlfile de potassium, n’est stable qu en
IIYPOSULFITES D’OR.
présence des alcalis; il est décomposé par l’eau pure el parles acides avec séparation d’or. D’après M. Haase ce sel serait 1res soluble et l’alcool le sépare de sa solution en aiguilles incolores jaunissant par la dessiccation. Cet auteur a peut-être eu un autre sel entre les mains. En ajoutant du bisulfite de sodium à une solution alcaline bouillante d’aurate de sodium, il a obtenu une liqueur incolore qui donne avec le chlorure de baryum d’abord du sulfate et du sulfite de baryum, puis un précipité pourpre A' mirososiilfite (SO^)''Au'^Ba^ -f 2IPO. Ce sel, décomposé par le carbonate de sodium, donne une liqueur incolore d’où l’alcool sépare le sel de sodium (SO^)^Au'Na^-|-l/2 IPO, sous forme d’un précipité orangé très soluble dans l’eau. Les acides séparent l’or de cette solution, souvent à l’état de miroir métallique.
Lorsqu’on remplace le subite de sodium par le sulfite d’ammonium, dissous dans un excès d’ammoniaque concentrée, on obtient des lames hexagonales incolores et brillantes de sulfite d’aurammoinum et d’ammonium 3SO^(AuAzrP)^-|-SO^(AzH^)L Les eaux-mères de ce sel donnent par l’addition d’alcool un précipité de sulfite auroso-ammonique analogue au sel de sodium (Haase).
1358. Hyposulfites. — Hyposulfite auroso-sodique (S^O^)^\u'Na^ -4-2tPO. — On le prépare en ajoutant peu à peu une solution étendue de trichlorure d’or à une solution d’iiyposulfite de sodium, en attendant pour chaque addition que la coloration rouge produite ait de nouveau disparu, puis on précipite par l’alcool. On le purifie en le redissolvant dans l’eau et le précipitant de nouveau par l’alcool afin de l’isoler du chlorure et du tétrathionate de sodium qui l’accompagnent ; la réaction est la suivante ;
AuCP + 4S2O3Na2 = (S20=^)2ALiNa^-}-S''O«l\a2-l-3NaCI.
Ce sel cristallise en aiguilles incolores très solubles dans l’eau, à saveur sucrée. ChaulTé il se décompose en or et sulfate de sodium. L'acide azotique le décompose d’une manière analogue par oxydation ; mais l’acide chlorhydrique et l’acide sulfurique étendu sont sans action et n’en séparent pas de soufre. Le chlorure stanneux, les sels ferreux, l’acide oxalique n’en précipitent pas l’or. 11 ne présente donc ni les caractères des sels d’or, ni ceux des byj)osulfites.