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Densité des métaux. — Les métaux usuels présen

tent une assez forte densité. Les métaux alcalins sont plus légers que l’eau ; les métaux les plus denses sont l’or et le platine. On trouvera dans le tableau de la page 8 l’ordre de densité des métaux. ^

La densité des métaux varie avec leur état moléculaire ; elle augmente notablement par l’écrouissage.

657. Cristallisation des métaux. — La plupart des métaux peuvent être obtenus sous forme cristalline et quelques-uns se rencontrent ainsi dans la nature, notamment l’or, l’argent et le cuivre natif. Le bismuth, l’antimoine, le zinc, le plomb, le sodium peuvent être obtenus cristallisés par voie de fusion ; l’expérience réussit très bien avec le bismuth. Le zinc et le cadmium peuvent cristalliser par sublimation.

Beaucoup de métaux se déposent sous forme cristalline au pôle négatif lorsqu’on électrolyse la solution de leurs sels dans des conditions convenables de concentration et d’intensité du courant; on obtient ainsi le plomb, le thallium, Létain, etc., en petits cristaux. On arrive au même résultat lorsqu’on déplace un métal par un autre, par exemple le plomb par le zinc.

Le platine, l’or, l’argent, le palladium, le cuivre, le fer, le plomb cristallisent dans le système cubique. L’antimoine, le bismuth, le zinc, le magnésium' appartiennent au système rhomboédrique ; l’étain au système quadratique, ainsi que le sodium et le potassium.

Cassure des métaux. — A la cristallisation des métaux se rattache l’aspect que présente leur cassure. Le bismuth, l’antimoine.

MÉTAUX

le zinc, la fonte lamelleiise offrent une cassure lamelleuse nettement cristallisée ; la tonte grise, une cassure cristalline grenue. Le fer doux de bonne qualité est fibreux et, par suite, très tenace; mais cette structure peut se modifier peu à peu par des actions mécaniques, tels que des cbocs répétés ; elle devient alors grenue et le fer devient cassant. L’étain offre également une structure fibreuse prismatique et ce métal fait entendre un bruit particulier (cri de l'étain) lorsqu’on le plie.

Certains alliages offrent une cassure conchoïde qui indique l’absence de cristallisation ; tel est l’alliage de 1 partie du cuivre avec 2 parties de zinc.

658. Couleur. — La plupart des métaux sont blancs, plus ou moins gris ou bleuâtres; mais il en est qui possèdent une couleur plus caractéristique : le cuivre est rouge ; l’or est jaune. Mais comme l’a montré Bénédict Prévost, ce n’est là que la couleur résultant d’une première incidence de la lumière blanche. Si on l’observe après une série d’incidences presque normales entre deux plaques polies parallèles d’un même métal, la couleur propre de ce métal s’accentue. L’or paraît alors avec une couleur rouge; le cuivre est rouge écarlate. L’argent qui nous paraît d’un blanc pur nous renvoie alors les rayons jaunes et le zinc devient d’un bleu indigo.

Nous avons déjà dit que l’opacité n’est pas absolue. L"or et l’argent, les plus malléables des métaux, réduits en feuilles très ténues sont translucides et leur couleur vue par transmission est alors complétaire de la couleur réfléchie : l’or laisse passer une lumière verte ; Pargent, une lumière violette. On observe la même opposition lorsqu’on regarde une liqueur tenant en suspension de l’or réduit ; un semblable liquide est jaune par réflexion et verdâtre par transparence.

En fusion, les métaux sont généralement blancs ; néanmoins le cuivre émet une lumière bleu-verdâtre et l’or une belle lumière verte.

Réduits en vapeur à une température très élevée, beaucoup de métaux présentent une couleur et un spectre caractéristiques. La vapeur d’étain est bleue ; celle du cuivre est verte ainsi que celle de l’argent, avec une nuance différente ; la vapeur de l’or est bleue; celle du sodium est jaune.

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