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EXTRACTION DU CIIEORUUE DE POTASSIUM

-los marais salants. Eiiliii lus cendres de varech ( 197), appelées à tort sondes de varech, peuvent fournir du chlorure ainsi que dn sulfate de potassium; mais l’extraction de ces sels a été à peu près abandonnée, et cette matière première n’est guère utilisée ; que pour l’extraction de l’iode et du brome.

I 751 . Extraction du chlorure de potassium. — Traitement i DES EAUX MÈRES DES SALINS. — Cette industrie, due aux efforts per- I sévérants de Balard et de M. Merle, a beaucoup perdu de son importance depuis la découverte des gisements de Stassfurt.

Les eaux mères du sel marin sont d’abord concentrées, par l’évaporation spontanée en été, jusqu’à marquer 35° Baumé. Entre 32 et 35° elles laissent déposer le produit désigné sous le nom de sel mixte et qui est un mélange de sulfate de magnésium et de sel marin d’où l’on retire du sulfate de sodium par le froid. L’eau à 35°, réunie à la fin delà campagne dans de grands réservoirs bétonnés, abandonne par les premiers froids (à -f- 10° environ) une quantité notable de sulfate de magnésium; en les faisant alors concentrer dans des cbaudières et laissant refroidir, on obtient une cristallisation de carnallite. Ce chlorure double étant ! traité par la moitié de son poids d’eau froide lui cède le chlorure î de magnésium et laisse le chlorure de potassium beaucoup moins soluble, surtout en présence de celui de magnésium. Un simple [ turbinage permet de le priver des eaux mères renfermant le ' chlorure de magnésium.

Extraction a Stassfurt. — La carnallite brute a, en moyenne, pour composition :

Chlorure de potassium 16

— de magnésium 20

— de sodium 2o

Sullate de magnésium 10

Eau et impuretés 29

On l'introduit avec de l’eau dans des cuves chauffées à la va- ‘ peur et pourvues d’un agitateur mécanique. La solution saturée étant refroidie à 60 ou 70° abandonne une partie du cblorure de sodium, à peu près exempt de chlorure de potassium. Ce dernier sel se dépose alors par un refroidissement plus complet et le reste du chlorure de sodium, dont la solubilité resie à peu près la même, demeure en grande partie dissous. Celui qui II. — Chimie minérale. 7

POTASSIUM

accomj)agrie lo chloruro de poUissium déposé est i'aciloiiKMil éliminé par un lavage avec un peu d’eau froide, I^e sel obtenu llnalement renferme 80 à 9o p. 100 de chlorure de potassium.

Un autre procédé est foridésur ce double fait que la carnallite so dissout facilement dans une solution chq,ude de chlorure de magnésium, tandis que le sulfate de magnésium et le chlorure de sodium y sont au contraire peu solubles. La solution saline ainsi obtenue abandonne la carnallite à peu près pure par le refroidissement ; la décomposition ultérieure de cette carnallite par l’eau froide fournit le chlorure de potassium à 08 ou 99 p. 100.

Quant aux eaux mères et aux eaux de lavage obtenues par ces divers procédés, elles sont traitées ultérieurement pour les sels qu’elles renferment (sulfates de potassium et de magnésium).

752. Propriétés. — Le chlorure de potassium cristallise en cubes anhydres, de 1,995 de densité, inaltérables à l’air. Sa saveur est salée. Il fond à 738'* (Carnelley) et se volatilise au rouge vif plus facilement que le chlorure de sodium. D’après Gay-Lussac, 100 parties d’eau dissolvent 29P, 23 de chlorure de potassium à 0®, et 0^,2738 de plus pour une élévation de température de 1". A 110°, point d’ébullition de la solution saturée, l’eau en dissout 39,0 p. 100. Le chlorure de potassium est presque insoluble dans l’alcool et dans l’acide chlorhydrique concentré.

Chauffé avec du potassium dans un courant d’hydrogène, il donne un composé bleu que IL Rose a regardé comme un souschlorure de potassium ; l’eau décompose celui-ci avec dégagement d’hydrogène.

753. Applications. — Les applications du chlorure de potassium ont pris un grand développement depuis surtout que l’appauvrissement des forêts a beaucoup diminué la production de potasse naturelle, et que d’autre part l’emploi des sels de potassium comme engrais ou amendements s’est considérablement développé. Le chlorure de potassium est employé è, la fabrication du carbonate et de la potasse caustique, en passant par le sulfate. II sert à convertir l’azotate de sodium en salpêtre. En un mot, c’est la matière première pour l’obtention de tous les sels de potassium.

754. Bromure de potassium KBr. — On l’obtient en dissolvant le brome dans la potasse, évaporant la solution et calcinant le résidu pour décomposer le bromale. Ou bien on prépare

FI.llOHUHE OK POTASSIUM.

: lo iu-omiir(‘ Fcitoux par raolioii du bromo sur le fer, en pré- ! seiice de beau, ])uis oii précipite la solution par le carbonate do I polassium.

Le bromure de potassium cristallise en cubes; il a une saveur salée et piquante. 11 est très soluble dans l’eau, peu soluble dans

I l’alcool. 11 fond à 703° (Carnelley).

C’est un médicament précieux, qui agit comme sédatif sur le

système nerveux.

755. lodure de potassium Kl. — 11 est contenu dans les cendres de varechs. Pour le préparer pur, on traite l’iode brut par la potasse, on calcine le résidu de l'évaporation pour décomposer l'iodate, puis l’on fait cristalliser le produit. Ou bien on traite la limaille de fer par trois fois son poids d’iode en présence de l’eau, puis on précipite l’iodure ferreux par le carbonate de potassium et l’on fait cristalliser la liqueur filtrée.

L’iodure de polassium cristallise en grands cristaux cubiques incolores et transparents s’ils se sont produits lentement, mais le plus souvent opaques lorsque la cristallisation commence à chaud. Leur densité est égale à 2,9.

L’iodure de potassium possède une saveur âcre et’ salée. Il est très soluble dans l’eau, mais non déliquescent. 100 parties d’eau en dissolvent 127^,8 à 0° et 222^,6 à 118°, 4, point d’ébullition de la solution saturée ; la courbe de solubilité est une ligne droite. Il exige 30 à 40 parties d’alcool absolu pour se dissoudre à froid ; l’alcool aqueux en dissout d’autant plus qu'il renferme plus d’eau.

Il fond au rouge sombre (à 639° d’après M. Carnelley) et se volatilise facilement à une température plus élevée.

L’iodure du commerce est généralement alcalin par suite de la . présence d’un peu de carbonate de potassium. Pour le purifier, on le dissout dans une petite quantité d’eau, on le neutralise par l’acide sulfurique étendu, on précipite le sulfate de potassium par l’alcool et on fait cristalliser la solution filtrée.

756. Fluorure de potassium. — On sature l’acide fluorliydrique dans une capsule de platine ou d’argent par le carbonate de potassium et on fait cristalliser, après avoir filtré si l’acide fluorhydrique contenait de l’acide fluosilicique. Le fluorure de potassium cristallise en cubes déliquescents. A basse température, il cristallise avec 211-0. L’alcool le précipite de sa solution aqueuse, concentrée en cristaux filiformes renfermant également 2H^O.

POTASSIUM

^ÜÜ

Loi^uonire ilo polassiiiin fond au-dessous du rouge, sans alléralion. Il allaquo leiiLemenl le vori'o.

Fluorure acide de potassium K Fl. IIFJ. — il cristallise eu lames quadratiques et s’obtient en dissolvant le fluorure neutre dans une quantité d’acide lluorliydrique égale à celle qui a servi à le préparer. H est très soluble dans l’eau, moins soluble dans un excès d’acide. Il est fusible et se dédouble au rouge sombre en acide et sel neutre.

La formation de KFl. IlFl (solide) par IIFl (gaz) KFl (solide) dégage 21'‘‘’b04. La neutralisation de KlIO par FUI gazeux en dégage 38,2 (KFl solide) (Guntz).

M. Moissan a en outre obtenu les fluorures acides

KFI.2HFI el KFI.3HF1.

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