‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 88 sur 359 · THALLIUM · texte numérisé non relu

THALLIUM

‘I ainsi (le suito jusqu’à co qiio la soiiil.ion, mainlenno froide, s(* )ronno on masse, on obtient le pentamlfiirr (AzH'^)-S"; celui-ci •ristallise en prismes clinorliombiques jaunes lorsqu’on chautîe le )roduit à et qu’on laisse refroidir à l’abri do l’air. L’eau pure ■n sépare une partie du soufre.

Les eaux mères de ce pentasulfnre, traitées alternativement par e gaz ammoniac et par rhydrogène sulfuré, abandonnent des crisaux jaune de soufre de tétrasulfure Enfin, le pentasul-

’ure abandonné à l’air en solution tiède abandonne des cristaux 'ouge rubis à' heptmulfiire (AzH'j’S' qui résulte de l’élimination le monosulfure.

Les polvsulfiires sont solubles dans l’alcool.

THALLIUM. — Tl =^203,7.

821. Historique. État naturel. — Le métal , que quelques chimistes rangent à côté du plomb pour des raisons d’ordre physique i3t par suite de la ressemblance de certaines réactions, se rattache aux métaux alcalins par sa monatomicité dans ses combinaisons au premier degré. Les combinaisons offrent un grand nombre de ■ :as d'isomorphisme avec les combinaisonsdupotassium.il s’éloigne Id’autre part des métaux alcalins, aussi bien que du plomb, par ii 'Ses combinaisons au deuxième degré, dans lesquelles il est triaiv.omique. Le double caractère du thallium l’a fait qualifier, par 'Dumas, V ornithorhynque des métaux.

Le thallium a été découvert en 1861, par M. Lrookes, pai* l'exanen spectroscopique des boues des chambres de plomb d’une fau’ique d’acide sulfurique du Harz; ce savant le rencontra peu après dans le soufre de Lipari et lui donna son nom (1) en raison i;ie la belle raie verte que présente son spectre; il pensait avoir affaire à un métalloïde du groupe du soufre. P]n 1862, Lamy le idécouvrit dans les houes de la fabrique d’acide sulfurique d(‘ Uoos, près de Lille, en fit une étude approfondie et lui assigna son véritable caractère.

Le thallium est contenu dans certaines pyrites, d’oià il passe dans les boues des chambres de plomb; les pyrites d’Oneux, d<* liieux, de Namur, en Belgique, d’Alais (Lard), de Rammelsberg îilïarz), etc., sont de ce nombre, mais la faible pro[)orlion de thal-

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