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SULFURE DE THALLIUM. — T12S

839. Le sulfure de thallium, obtenu par union directe du tballium » et du soufre fondu, est une masse lamelleuse noire, brillante, de 8,0 (le densité. On l’obtient par voie humide en traitant une solution :■ :d’un sel de tballium par riiydrogène sulfuré ; la précipitation n’est t complète que si la solution est alcaline ou rendue acide par l’acide jl; acétique. Un excès notable d’un acide minéral empêche toute; il précipitation.

Le précipité de sulfure de tballium est noir, très oxydable : | quand il est humide. Il est insoluble dans les alcalis et dans les il' sulfures alcalins ainsi que dans le cyanure de potassium, soluble jiiidans les acides minéraux.

n Trisulfure TPS^ — M. Carstanjen l’a préparé en fondant le ■ tballium avec un excès de soufre. 11 présente la consistance de la i poix et n’est dur qu’à 12°.

En fondant 1 gramme de sulfate tballeux avec 6 grammes de

I carbonate potassique et 0 grammes de soufre et reprenant par

I I eau, 011 obtient une poudre cristalline rouge, insoluble, de sulfo- Uhcdlate de potassium TIS^K (R. Schneider).

RECHERCHE ET DOSAGE DU THALLIUM

840. — L’insolubilité de l’iodure et du sulfure de tballium, le peu de solubilité du chlorure et du bromure, la solubilité de l’oxyde et du carbonate, permettent facilement de caractériser le thallium dans ses solutions au minimum. Quant aux combinaisons Iballiques, elles fournissent du peroxyde de tballium par l’action des alcalis. Elles sont, du reste, lacilement réduites à l’état de sels tballeux par les agents réducteurs, par exemple l’acide sulfureux. L hydrogène sulfuré y j)roduit un })iécipilé de protosulfure accompagné de soufre.

Invcrsemenl, les sels Ibalbuix sont Iransformés en sels llial-

M É TA U X A I.C A L 1 N 0- T K U lUi U X .

I li(|ues par divers ageiiLs oxydants. Le peianangaiiaLi* de j)oLassiiiin Iransioriiie iinmédialoinent le clilorure tlialleux, ou un sel llialleiix en présence d’acide clilorliydriqiie , en percliloriire de Ihalliinn. Cette réaction permet de doser facilement le thallium dans une. solution, à condition qu’il n’y ait pas de fer en pi'ésence. La réaction a lieu d’après l’équation

2MnO'^K-l-5TlCl-l- l6IICl = 5TlCP4-2Mn(:i^’ + 2KCl-|-8IPO.

On procède comme pour le dosage du fer, en opérant sur des solutions très diluées (Ed. Willm).

Le thallium peut aussi être dosé sous forme d’iodure, dechloroplatinate ou de peroxyde; mais ce dernier procédé est le plus défectueux, puisque le peroxyde ne peut pas être desséché sans se réduire en partie.

La séparation du thallium des métaux alcalins et alcalino-lcrreux s’etrectue aisément par l’hydrogène sulfuré. Pour le séparer des métaux précipités en même temps, on précipite ces derniers par le carbonate de potassium à l’ébullition après avoir redissous le sulfure dans un acide et avoir étendu la solution.

MÉTAUX ALCALINO-TERREUX. ]

841 . Les métaux qui constituent ce groupe, le calcium, \Q,stron- | tium et le baryum, sont nettement diatomiques; ils ne donnenl \ qu’un seul chlorure, de la forme MCP, Leur dénomination leur vient de ce que leurs oxydes sont d’apparence terreuse et doués en même temps d’une énergie chimique comparable à celle des alcalis, quoiqu’ils soient moins caustiques. Ces métaux ne décomposent l’eau qu’à une température assez élevée; sous forme ■ pulvérulenle cette décomposition a lieu à 100°, aussi formaient- ' ils la deuxième classe de Thénard. Leurs carbonates et phosphates | sont insolubles dans l’eau; les sulfates sont peu solubles ou in- î solubles (baryum); leurs oxydes sont irréductibles par l’iiydrogène 1 et par le carbone; ils sont solubles, mais moins que les alcalis. J

Le magnésium se rapproclie à certains égards dos métaux g précédents et son carbonate est isomorphe avec une des formes du carbonate calcique, le spath d’Islande. Mais l’ensenihle de ses g caractères le rapprochent plutôt du zinc. ®

CALCIUM

ic^

CALCIUM. — Ga = 39,l).

yyuo,a, a-s"^ '90

842. Le calcium est Irèsaboiidaiil dans la naliiro, principalement à Vélat de carbonate, dont les variétés sont très nombreuses, et de

sulfate, souvent aussi à l’état de phosphate, de fluorure, de silicates complexes. On le rencontre dans les cendres de toutes les plantes et il entre comme partie essentielle, à l’état de phosphate et de carbonate, dans l’organisme animal, os, coquilles de mollusques, coraux, etc.

La chaux ou oxyde de calcium, connue depuis un temps immémorial, avait été regardée comme indécomposable jusqu’à la découverte du potassium et du sodium par H. Davy, qui, en la soumettant aux mêmes épreuves que la potasse, en isola le calcium, en 1808, à l’état d’amalgame qui, privé du mercure par distillation, laissa le métal sous la forme d’un globule. Le calcium ainsi obtenu était impur. En 1854, M. Matthiessen le prépara par l’électrolyse du chlorure de calcium fondu (additionné de chlorure de strontium pour en augmenter la fusibilité) ; pour éviter l’oxydation du calcium qui tend à monter à la surface du bain, on laisse celle-ci se solidifier. Le calcium qui se sépare au pôle négatif, formé par une électrode de fer, s’incruste en petits globules dans la croûte ainsi produite.

MM. Liès-Bodard et Jobin ont pu isoler le calcium en réduisant l’iodure de calcium par le sodium, mais le métal renfermait toujours du sodium. Enfin Caron a obtenu le calcium sous la forme d’un culot métallique, en fondant au rouge dans un creuset un mélange de 300 parties de chlorure de calcium, 400 parties de zinc grenaillé et 100 parties de sodium. Une partie du sodium et du zinc se volatilise, sans que la réaction soit très énergique; on modère le feu pour arrêter cette volatilisation, et après un quart d’heure on laisse refroidir. On obtient ainsi un alliage renfermant 16 à 15 p. 100 de calcium. On distille cet alliage dans un creuset de charbon pour volatiliser le zinc.

Le calcium est d’un jaune pâle; ses surfaces fraîches sont brillantes, mais se ternissent vite à l’air humide. M. Frey l’a obtenu par l’électrolyse du chlorure, présentant l’aspect de l’aluminium; l’air sec ne l’altère pas. C’est un métal malléable, dont

la dureté est

intermédiaire entre celles du zinc et

de l’élain. Sa

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