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FABRICATION DE L’ACIDE SULFURIQUE

soufflerie (M. Desbassins de Richemond). Ces chambres ont 6 mètres de hauteur et une largeur de b à 8 mètres; la longueur varie avec le cube que 1 on veut donner a la chambre ou à 1 ensemble de plusieurs chambres et qui est de 4 à 6,000 mètres cubes. Autrefois on adoptait un système de plusieurs chambres, les deux premières de forme à peu près cubique ainsi que la dernière, tandis que la chambre principale était beaucoup plus grande. Ces dispositions, que nous représente la figure Ml, ont été plus ou moins modifiées et nous en indiquerons plus loin les modifications essentielles, motivées en grande partie par la substitution des pyrites au soufre pour la production de l’acide sulfureux.

Le gaz sulfureux est produit par la combustion du soufre brut, sur des plaques de fonte AA. La chaleur perdue sert à chauffer les chaudières destinées à envoyer dans les chambres les jets de vapeur d’eau nécessaires à la réaction, par le système de tuyau c cl , HHH (1). Le gaz sulfureux est amené, mélangé d’un grand excès d’air, par le conduit BB dans un premier tambour C, en plomb, muni de tablettes légèrement inclinées sur lesquelles ruisselle l’acide sulfurique nitrosé provenant de la tour de Gay-Lussac décrite plus loin. Cet acide est complètement dénitrifié par le gaz sulfureux arrivant en sens inverse. Au sortir du tambour C, le gaz sulfureux et l’air pénètrent dans le haut de la première chambre C' ou tambour dérdtrificateur , qui reçoit par le tuyau F l’acide venant du troisième tambour, ou tambour nitrantl ), où commencent réellement les réactions. Le gaz sulfureux y arrive par le bas et y rencontre de l’acide nitrique qui, fourni par les réservoirs 1, s’éparpille en nappes minces sur des gradins en grès E (2).

L’acide sulfurique qui se forme dans ce tambour est fortement nitrosé; il s’écoule dans le dénitrificateur. Le mélange gazeux pénètre ensuite dans la grande chambre GG en même temps qu’un jet de vapeur qui, arrivant sous une certaine pression, facilite le tirage. C’est là le siège principal de la réaction; celle-ci s’achève enfin dans le tambour N (quelquefois deux tambours) qui sert de réfrigérant et où se condensent le reste des vapeurs. Les gaz échappés à la réaction renferment des vapeurs nitreuses diluées

(1) Les jets de vapeur arrivant à la partie inférieure des chambres comme le montre la figure sont généralement supprimés.

(2) L’acide azotique est souvent aussi introduit en vapeur et fourni extérieurement par l’action de l’acide sulfurique sur l’azotate de sodium.

38G COMBINAISONS OXYGÉNÉES DU SOUFRE

dans l’azote de l’air. Pour ne pas perdre ces vapeurs, elles sont dirigées dans la tour de Gay-Lussac R, après avoir traversé

un réfrigérant LL. La tour de Gay-Lussac est en plomb, cylindrique ou carrée, ayant une hauteur de 12 à 15 mètres et un diamètre ou un côté de 1,5 à 2 mètres. Elle est remplie de coke en gros fragments sur lesquels se répand de l’acide sulfurique à 62°B';, arrivant du réservoir o, sur une rigole à bascule T qui le distribue alternativement à gauche et à droite. Les gaz arrivant de bas en ~ haut abandonnent à l’a- E eide les produits nitrés qu’ils contiennent, puis s’échappent par la cheminée Y entraînant seulement une petite quantité de protoxyde d’azote; si Pair n’est pas en léger excès il peut aussi y avoir perte de bioxyde d'azote, qui est insoluble dans l'acide sulfurique.

L’acide sulfurique chargé de vapeurs nitreuses qui s’écoule de la tour de Gay-Lussac est conduit par le tuyau

ha dans un réservoir i d’où il est refoulé par le tube ef dans la bâche y, pour être ensuite dénitrifié dans le premier tambour L.

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