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FABRICATION DE L’ACIDE SULFURIQUE PAR LES PYRITES

L’acide sulfurique produit dans les chambres a en moyenne, lorsque l’opération marche bien, une densité de 1,615 (53°Bé) et des dispositions spéciales permettent de recueillir dans des cuvettes extérieures une prise d’essai pour contrôler cette densité; il faut diminuer l’arrivée de la vapeur d’eau si celle-ci est plus faible, l’augmenter dans le cas contraire. Dans la chambre en tête, l’acide marque 57 à 59 B' et dans la chambre en queue il ne doit pas marquer moins de 40° B6 : parce qu’à ce degré de dilution l’acide sulfurique décompose l’anhydride azoteux en donnant de l’acide azotique qui attaque rapidement le plomb.

La température des chambres est en moyenne de 60°; un peu plus faible en hiver, un peu plus forte en été. Cette température est due à trois causes : la chaleur apportée par les gaz des fours, celle développée par la réaction et celle fournie par la vapeur d’eau. Elle n’a une influence sérieuse sur la marche de l’opération que si elle dépasse certaine limite, 65° environ; l’allure devient alors irrégulière. L’introduction de l’eau en vapeur dans les chambres, entraîne facilement la production d’une température trop élevée. On a cherché à remédier à cet inconvénient en projetant dans les chambres de l’eau pulvérisée. Les appareils construits à cet effet sont dus à M. Sprengel. Ils se composent de deux tubes concentriques pourvus chacun d’un robinet. Le tube extérieur amène l’eau; le tube intérieur de la vapeur d’eau. Le second est soudé dans le premier au-dessous du robinet et se recourbe à angle droit; il descend jusque près de l’orifice du tube à eau qui présente une forme conique. En réglant les robinets des deux tubes on introduit dans les chambres, par le plafond, des jets d’eau réduite en fine poussière parle jet de vapeur.

Production de l’acide sulfureux par les pyrites. — L’emploi du soufre pour la fabrication de l’acide sulfurique est généralement abandonné et remplacé par celui des pyrites- que l’on soumet au grillage dans des fours appropriés. Cette substitution a nécessité des modifications importantes dans le dispositif que nous avons décrit. Les gaz des fours, étant à une température très élevée, doivent être refroidis avant leur entrée dans les chambres ; en outre ils entraînent des poussières qu’il est nécessaire de retenir.

Le grillage de la pyrite fournit de l’anhydride sulfureux et des cendres formées principalement d’oxyde ferrique :

2FeS2 4-110 = 4S02 4- Fe203.

COMBINAISONS OXYGÉNÉES DU SOUFRE

La présence de l’oxyde ferrique provoque Ja transformation d’une partie de l’anhydride sulfureux en anhydride sulfurique (Scheurer-Kestner ; Plattner).

fragments de pyrites. On en a imaginé un grand nombre et nous

dans le sens des flèches. Une fois le grillage commencé, la chaleur produite par la combustion suffit à 1 entretenir. Le grillage est complet sur la sole t et toutes les quatre ou six heuies, un ouvrier refoule les cendres avec un râteau dans le cendiiei "N , puis fait descendre la pyrite incomplètement grillée de la tablette g sur la sole, puis de f en g et ainsi de suite. La tablette supérieure reçoit une nouvelle charge de pyrite, qui, comme les charges inférieures, doit être étalée régulièrement. La manœuvie se fait par des portes à coulisses A, i , k. La désulfuration de la pyrite est telle que celle-ci ne retient guère que 1 p. 100 de soufre. La conduite des fours à pyrites doit être menée de telle sorte que l’air soit en excès et que la température ne dépasse pas une certaine limite, sans quoi il peut distiller du soufie et se former du sulfure ferreux qui, en fondant, entra\e le giillage (Scheurer-Kestner et Rosenstiehl). Le gaz sulfureux produit, mélangé à l’azote de l’air et encore à une certaine quantité d oxygène, se rend par m dans une chambre à poussière n, où il se dépouille en partie des corps entraînés, puis par un large canal O, commun à une série de fours, dans des appareils

nous bornerons à faire connaître une des plus usuelles , celle du four Maletra , destiné au grillage de la pyrite en poudre.

La pyrite est étalée sur les tablettes c, cl, e, /, g (fig. 112). La mise entrain est déterminée par un foyer spécial ou , plus simplement, en allumant un feii de bois sur la sole t. L’air nécessaire au grillage arrive par le conduit I, et circule sur tous les étages

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