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FABRICATION DE L’ACIDE SULFURIQUE PAR LES PYRITES

| réfrigérants ou, le plus souvent, dans la tour de Glover, avant d’être conduit dans les chambres. Les gaz abandonnent dans le conduit O le reste des matières solides entraînées (I).

On associe plusieurs fours à pyrites en doubles batteries. Souvent on utilise leur température élevéç (la tablette supérieure est au rouge vif) pour la concentration de l’acide dans des auges en plomb r placées, comme le montre la ligure, sur le plafond en fonte de la chambre à poussière.

La tour de Glover, du nom de son inventeur, constitue aujourd’hui un organe très important des fabriques d’acide sulfurique. Elle joue un triple rôle : celui de dénitrilicateur, de réfrigérant et d'appareil à concentration.

Latour de Glover (fig. 113), généralement carrée, est formée par une charpente en bois recouverte intérieurement de feuilles de plomb de 6 millimètres d’épaisseur, pourvues elles-mêmes d’un revêtement en briques très siliceuses, jointes sans mortier, dont l’épaisseur décroît avec la hauteur et qui repose sur une sole ou cuvette en plomb bb de 25 millimètres d’épaisseur. Des dalles placées de champ forment au-dessus du tuyau d’arrivée des gaz r, la base supportant la garniture de la tour. Cette garniture consiste en galets de silex ou en pièces de terre cuite dont

i i , . . « . Fig. 113. — Tour de Glover.

les plus gros occupent la partie inférieure.

Le haut de la tour est généralement garni de coke en gros fragments. La tour de Glover est moins haute, mais d’une plus grande section, que la tour de Gay-Lussac.

Les gaz du foyer arrivent par le conduit r en fonte, de 0m,75 de

(1) Ces poussières ou suies renferment de la pyrite, de l’oxyde ferrique, de 1 acide arsénieux, du sélénium, et souvent du thallium. C'est dans ces poussières que le thallium a été découvert par M. Croolces et par M. Lamy.

COMBINAISONS OXYGÉNÉES DU SOUFRE

diamètre intérieur, et s’élèvent dans la tour pour ressorti)* par le canal u qui les conduit dans les chambres de plomb après qu’ils ont réagi sur l’acide sulfurique nitreux qui ruisselle sur la garniture de coke et de silex.

L’acide sulfurique nitrosé des tours de Gay-Lussac et l’acide des chambres, quelquefois aussi plus ou moins nitreux, mais ne marquant que 52 à 53° B, sont élevés dans deux bâches II placées au sommet de la tour de Glover d’où ils s’écoulent par les tubes h k dans un appareil distributeur m où ils se mélangent, et qui les répand ensuite en pluie sur le coke de la tour. La dilution de ce mélange est suffisante pour que sa dénitrification par la chaleur et par l'acide sulfureux soit complète. Cette dénitrification s’effectue dans les parties supérieures de la tour et l’acide qui arrive dans le bas est complètement dénitrosé ; pendant sa descente dans la tour, il se concentre, par la chaleur des gaz qui le traversent et qui arrivent avec une température de 300°, au point de marquer 60 ou 62° B6. Les gaz à leur sortie en u ont une température de 60 à 70°; ils contiennent, outre les gaz des fours, le bioxyde d'azote provenant de la décomposition de l’acide sulfurique nitrosé et la vapeur d’eau provenant dé la concentration de l'acide.

On réalise donc à l’aide de cet appareil la dénitrification et la concentration sans frais de l’acide sulfurique et le refroidissement indispensable des gaz avant leur entrée dans les chambres. De plus, comme ces gaz entraînent de la vapeur d’eau, il en résulte une économie sur la vapeur à envoyer dans les chambres.

261. Concentration de l’acide sulfurique. — L’acide qui sort des chambres marque entre 50° et 55° B,: et peut être directement employé pour certaines industries (superphosphates, sulfate d’alumine, etc.). Mais le plus souvent, il faut lui faire subir une concentration jusqu’à 60° ou même jusqu’à 66° Be. Cette concentration a lieu en deux opérations successives.

La concentration à 60° s’effectue directement, comme on l’a vu, dans la tour de Glover. Mais l’acide ainsi obtenu est impropre à certains usages à cause des impuretés provenant des poussières des fours à pyrites. On réalise d’autre part cette concenlration dans des bassins en plomb, à grande surface, chauffés soit directement, soit par la chaleur qu’abandonnent, les gaz des fours à pyrites avant leur introduction dans les chambres, soit par la chaleur même de ces fours ou des tuyaux de conduite des gaz.

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