TËTRA-IODURE DE SÉLÉNIUM
PROTOBROMURE DE SÉLÉNIUM. — Se^Br2.
292. Le sélénium s’unil à son poids de brome (molécule pour molécule), avec élévation de température, en produisant un liquide d’un rouge foncé presque noir, paraissant rouge rubis sous une faible épaisseur, d’une densité égale à 3,61 ; son odeur est forte et désagréable. Il est soluble dans le sulfure de carbone. On l’obtient aussi en dissolvant du sélénium dans le tétrabromure.
L’eau le décompose comme le protochlorure de sélénium, il en est de même de la chaleur. Quand on le distille, il passe d’abord du tétrabromure, puis à 225° une certaine quantité de protobromure et il reste du sélénium. L’alcool absolu le dédouble aussi en sélénium et tétrabomure.
TÉTRABROMURE DE SÉLÉNIUM. — SeBr .
293. Il se produit par l'action d’un excès de brome ou par le dédoublement du protobromure. Il se dépose sous forme d’une poudre cristalline orangée lorsqu’on ajoute du brome à une solution de protobromure dans le sulfure de carbone. Il se volatilise déjà à 75° ou 80°, perd un peu de brome et donne un sublimé de lamelles hexagonales noires et de cristaux orangés de tétrabromure inaltéré. Exposé à l’air, il perd du brome et se transforme en protobromure. Son odeur rappelle celle du chlorure de soufre.
PROTO-IODURE DE SÉLÉNIUM. — Se'-V.
294. Masse grenue cristalline, d’un aspect semi-métallique, qui se produit lorsqu’on broie le sélénium avec de l’iode dans les proportions voulues. Il fond à 68-70° en perdant un peu d’iode. Il cède également de l’iode à tous les dissolvants de ce corps. M. R. Schneider l’a aussi obtenu en chauffant à 100° sous pression, le protobromure de sélénium avec de l’iodure d’éthyle.
TÉTRA IODURE DE SÉLÉNIUM. — Sel-.
295. Il ressemble au précédent et se comporte de même. M. R. Schneider l’a préparé en traitant le tétrabromure par l’iodure d’éthyle ou en agitant une solution concentrée d’acide iodhydrique avec de l’acide séléniciix. C’est alors un précipité brun.
FLUORURE DE SÉLÉNIUM.