‹ Traité de chimie minérale et organiqueChapitre 248 sur 408 · PRINCIPES CONTENUS EN PETITES QUANTITÉS DANS L’AIR · texte numérisé non relu

PRINCIPES CONTENUS EN PETITES QUANTITÉS DANS L’AIR

vre rapidement d une buée ou de givre lorsqu on 1 expose a l’air; c’est que la vapeur d’eau, qui y existe sous une faible tension, se condense par suite de 1 abaissement de température qui amène la vapeur à saturation dans l’air entourant le vase. C'est le principe de l’hygromètre à condensation.

C'est à la vapeur d’eau contenue dans l’air qu'est due la déliquescence du chlorure de calcium, du carbonate de potassium, etc., ainsi que l’augmentation de volume qu’y subit l’acide sulfurique. Ce sont ces corps que l’on emploie généralement pour dessécher

Fig. 123.

un espace limité d'air ou un courant d’air. Si l’on introduit ces substances dans des tubes en U ou des tubes à boules pesés et que l’on y dirige un volume déterminé d'air, à l’aide d’un aspirateur par exemple (fig. 123), cet air se dépouille de sa vapeur d’eau dont la quantité est fournie par l'augmentation du poids des tubes.

D'autre part, lorsqu’on fait passer un courant d’air à travers de l’eau de chaux, de l’eau de baryte, ou une solution de chlorure de baryum ammoniacal, du sous-acétate de plomb, ces liquides se troublent et laissent déposer des carbonates insolubles. Pour connaître le poids de l’acide carbonique contenu dans l’air, ou fait usage de l’appareil précédent en faisant suivre les appareils dessiccateurs contenant de l’acide sulfurique et du chlorure de cal-

AZOTE

cium (le tubes semblables renfermant de la potasse qui fixe l’acide carbonique. La lessive de potasse abandonnant de la vapeur d’eau doit être suivie de tubes desséchants dont l’augmentation de poids doit être ajoutée à celle que subissent les tubes à potasse. Enfin, pour empêcher que l’humidité de l’aspirateur puisse altérer les résul tats, on sépare la série de ces tubes absorbants de l’aspirateur par un autre tube à acide sulfurique. Le volume V' de l’air clc l’aspirateur, dont on connaît la capacité, doit subir une correction relative à sa température, qui est donnée par le thermomètre t, à la pression et à la tension F de la vapeur d’eau (1).

La proportion de vapeur d’eau contenue dans l’air est très variable. Elle augmente en général avec la température et ne peut, pour une température donnée dépasser une certaine limite. Si cette limite est atteinte, un abaissement de température, même faible, en détermine la condensation partielle sous forme de brouillard. Aussi Y humidité de l’air ne dépend-elle point de la quantité absolue de vapeur contenue dans l’air, mais du degré de saturation.

La vapeur d’eau a pour origine l’évaporation des grandes masses d’eau qui recouvrent une grande partie de la croûte terrestre. Elle résulte, en outre, de la respiration des animaux et de la combustion des matières hydrogénées.

La proportion d’acide carbonique varie beaucoup moins. Elle est plus forte dans les lieux habités qu’à l’air, plus forte la nuit que le jour et diminue après une pluie. On peut déterminer rapidement cette proportion en suivant le procédé de M. Pettenkofer. On insuffle l’air à examiner dans un flacon de 4 à 5 litres de capacité fermé par une coiffe de caoutchouc à deux tubulures pouvant être fermées, puis on y verse un volume connu d’eau de chaux pure, ou d’eau de baryte par un tube à entonnoir, on ferme les tubulures et on agite de manière à faire absorber l’acide carbonique par l’eau de chaux qu'il sature en partie.

Une solution de 2gr,2o d’acide oxalique cristallisé dans i litre d’eau permet de connaître la quantité de chaux saturée. Un centimètre cube de cette solution titrée correspond à 1 milligramme de chaux. Après avoir déterminé le volume qu'il en faut pour saturer exactement un volume d’eau de chaux égal à celui qui a été employé, on procède de même pour l’eau de chaux après absorption

(1) On a V0 = Vf (1 + üf003(j7f)7Gi)*

Page 1