‹ Traité de chimie minérale et organiqueChapitre 318 sur 408 · SÉPARATION DE L’ACIDE PHOSPHORIQUE · texte numérisé non relu

SÉPARATION DE L’ACIDE PHOSPHORIQUE

| jrécipité jaunâtre, gélatineux, soluble dans l’acide chlorhydrique, nsoluble dans l’acide acétique. On obtient le même précipité orsqu’on fait bouillir une solution d’acide phosphorique ou d’un phosphate acide avec du chlorure ferrique et de l’acétate de

sodium en excès.

Fe2C|6|2P04Ha H- 6G2H3Na02 = 6NaC! + (P04)2(Fe2) + 6C2H402.

Le précipité est dans ce cas mélangé d’hydrate ferrique si le chlorure ferrique est en excès ainsi que l’acétate de sodium.

Le mohjbdate d'ammonium dissous dans l’acide azotique donne avec l’acide phosphorique ou les phosphates, à l’aide d’une douce chaleur, un précipité d’un jaune vif, cristallin, insoluble dans l’acide azotique. C’est là une réaction d’une grande sensibilité qui permet de constater des traces très faibles d’acide phosphorique et qui permet de rechercher celui-ci dans les phosphates insolubles ou les précipités qui peuvent en contenir. Il suffit pour cela de dissoudre ces précipités dans l’acide azotique et d’y ajouter le réactif. Le précipité jaune a pour composition •14Mo0hP04(AzH4)3 -f 4H20 (Sonnenschein).

L 'acétate d'nrane donne avec les phosphates solubles un précipité de phosphate urano-ammonique P04(U02)AzH4 + xH20 insoluble dans l’acide acétique, soluble dans les acides minéraux, mais s’en séparant en présence d’un excès d’acétate sodique à chaud.

465. Séparation de l’acide phosphorique. — L’acide phosphorique, comme on l’a vu, est précipité sous la forme de phosphate tribasique lorsqu’on ajoute de l’ammoniaque à une solution renfermant cet acide sous forme de sel acide, calcique ou autre, cette précipitation est complète lorsque l’acide phosphorique n’est pas en excès. Sa présence est donc souvent masquée; on peut toujours la déceler par le molybdate d’ammonium; mais on a recours généralement à d’autres procédés.

Si l'acide phosphorique est précipité avec des terres alcalines ou du plomb, on dissout le précipité dans l’acide chlorhydrique; on ajoute de l’acide sulfurique à la solution et l’on sépare le sulfate précipité en ajoutant de l’alcool dans le cas de la chaux, pour rendre le sulfate calcique tout à fait insoluble; l’acide phosphorique est alors dissous et peut être précipité sous forme de phosphate ammoniaco-magnésien.

On peut aussi neutraliser en partie la solution acide par du

COMBINAISONS OXYGÉNÉES DU PHOSPHORE

carbonate de sodium et la faire bouillir avec du chlorure ferrique et de l’acétate de sodium. L’hydrate ferrique qui se précipite entraîne tout l’acide phosphorique que l’on peut mettre en liberté en faisant digérer le précipité, bien lavé, avec du sulfure ammonique. Il se forme du sulfure de fer et du phosphate ammonique, qu’on précipite comme ci-dessus.

Lorsque l’acide phosphorique est contenu dans un précipité d’hydrate ferrique ou d’alumine, on a le plus souvent recours au procédé suivant, basé sur ce fait que ces hydrates ne se précipitent pas lorsqu’on ajoute de l’ammoniaque à un sel ferrique ou d’aluminium en présence d’acide tartrique ou citrique. On dissout le précipité dans l’acide chlorhydrique, on y ajoute de l’acide tartrique, puis de l’ammoniaque, qui ne doit pas produire de précipité, enfin du sulfate de magnésium.

466. Dosage de l’acide phosphorique. — Le procédé le plus généralement choisi consiste à précipiter l’acide phosphorique sous la forme de phosphate ammoniaco-magnésien. Ce précipité étant lent à se former, surtout lorsqu’il y a peu d’acide phospho- 'rique en présence, ne doit être recueilli qu’après vingt-quatre heures. Après l’avoir recueilli sur un filtre et lavé avec de l’eau ammoniacale, on le sèche, puis on le calcine en détachant autant que possible le précipité du filtre, qu’on incinère à part.

Du poids du résidu calciné, qui est le pyrophosphate P207Mg2, on déduit celui de l’acide phosphorique anhydre P205 en le mul-

P2O7Mg3=0’63"'

Parmi les autres procédés employés pour doser l’acide phosphorique, nous citerons encore celui qui est basé sur l’insolubilité, du phosphate de bismuth PO’Bi"' dans l’acide azotique. On dissout le phosphate à analyser dans l’acide azotique pur, on étend d’eau, on chauffe et on précipite par l’azotate de bismuth. Le précipité, lavé à l’eau bouillante, est séché et calciné. Ce procédé, dû à M. Chancel, est excellent en présence de l’alumine, mais défectueux en présence du fer. Il doit en outre y avoir absence complète de chlorures ou de sulfates, condition facile à réaliser.

Lorsque l’acide phosphorique est libre dans une solution et exempt d’autres acides, on ajoute à la solution un poids connu d’oxyde de plomb en excès, on évapore à sec et on calcine.

tipliant par le facteur constant

Page 1