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ANHYDRIDE ARSÉNIEUX

dières en fonte a surmontées d’une série de cylindres en tôle bbb (fn; . 144). L’anhydride arsénieux se dépose sur les parois de ces cylindres en masses compactes qu’on détache à coups de marteau et qui sont livrées au commerce. Ces condenseurs sont terminés par une chambre c dans laquelle les vapeurs échappées par d achèvent de se condenser. La plus grande partie de l’acide se condense dans les cylindres à une température voisine de son point de fusion et se concrète en une masse vitreuse ; c’est l’arsenic blanc du commerce.

La farine d’arsenic est quelquefois mélangée d’arsenic libre ; dans ce cas, la chaudière en fonte peut être attaquée et percée ; le produit tombe alors dans le foyer, et les vapeurs arsénicales se répandent dans l’atelier. Le même accident peut se produire lorsque la fonte de la chaudière est chargée de graphite qui réduit l’anhydride arsénieux.

La production de l’anhydride arsénieux est considérable. L’Angleterre, où son extraction accompagne le traitement des minerais d’étain, toujours accompagnés de pyrites arsénicales, en a produit, en 1872, 5,171 ,000ddlogrammes et la Saxe 890,000.

508. Propriétés. — Propriétés physiques. — L’anhydride arsénieux présente plusieurs modifications. 11 est amorphe ou cristallisé, et il est, en outre, dimorphe. Celui qu’on rencontre dans le commerce forme, lorsqu’il a été récemment obtenu, des masses vitreuses translucides, jaunâtres, absolument amorphes. Au bout d’un certain temps, et sous diverses influences, il change d’aspect, devient mat, opaque et parfaitement blanc. Cette modification se

Fig. 144.

600 COMBINAISONS OXYGÉNÉES DE L’ARSENIC

produit, en allant de la surface au centre et est due à la structure cristalline que prend le produit. Lorsqu’on brise un morceau un peu volumineux d’anhydride ainsi transformé, on trouve presque toujurs à son centre un noyau d’anhydride vitreux. Celui qui a été transformé est nommé anhydride porcelané en raison de son aspect. C’est cette variété qui constitue l’acide en poudre qu’on rencontre aussi dans le commerce.

La transformation de l’acide vitreux n’a pas lieu dans le vide, dans l’air ou dans les autres gaz absolument secs, et lorsqu’elle a commencé, elle s’arrête si on laplacedans ces conditions. La transformation est, en outre, accompagnée d’une légère augmentation de poids. M. Wincker 1 explique par la condensation de l’humidité à la surface du fragment, une petite quantité entre en dissolution et s en sépare de nouveau à l’état cristallin, cédant l’eau aux parties voisines, et ainsi de part en part, jusqu’au centre. Il suffitd une ti ace d humidité dans un tube scellé pour que la transformation s’établisse, puis se poursuive.

On îemaïque des différences très notables dans les propriétés physiques de ces deux variétés.

L’anhydride vitreux a pour densité 3,689; l’anhydride porcelané 3,736. C’est surtout dans la solubilité de ces variétés qu’on observe une grande différence. L’anhydride vitreux est environ ti ois fois plus soluble dans l’eau froide que l’anhydride cristallisé. Ainsi, il exige 25 parties d eau à 13° pour se dissoudre, tandis que ce dernier en exige 80 parties (Bussy). L’anhydride vitreux, étant très instable, se transforme au sein de sa solution en anhydride cristallisé qui, moins soluble, se dépose, au bout d un certain temps de la solution faite à froid, en cristaux octaédriques. On remarque des différences analogues pour la solubilité des deux variétés dans l’alcool de diverses concentrations ; mais tandis que la solubilité de l anhydride vitreux va en augmentant avec la richesse de l’alcool (0p,50i pour 100 parties d’alcool à 50 centièmes et 1,06 pour 100 parties d’alcool absolu) ; celle de l’anhydride porcelané va en diminuant (100 parties d’alcool à 50 centièmes en dissolvent lp,680 et 100 parties d’alcool absolu seulement 0P,25) (Bussy, Gérardin).

L’anhydride arsénieux vitreux est beaucoup plus soluble dans l’acide chlorhydrique que dans l’eau pure, et sa solution faite à l’ébullition laisse déposer des octaèdres par le refroidissement;

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