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Dosage de l’acide carbonique libre ou combiné

— Nous avons fait connaître les procédés qui permettent le dosage du gaz carbonique dans l’air (342) et dans les eaux (132).

Le dosage de l'acide carbonique dans un carbonate solide, s’effectue par la perte de poids qu'il éprouve lorsqu’on le traite par un acide. On fait usage à cet effet de petits appareils, dont la forme a été modifiée de diverses manières. Celui que représente la figure 165 est dû à M. Dupré. Il se compose d’une fiole portant un bouchon creux rodé, traversé par un tube vertical étroit qu'entoure un tube large, renflé dans son milieu.

Le tube étroit est recouvert d’une petite cloche munie d’ouvertures à sa partie inférieure. Un tube à robinet traverse le bouchon et se relie au tube renflé dans lequel on verse de l’acide sulfurique concentré, tandis que la fiole reçoit le carbonate pesé. Après avoir taré l’appareil rempli, on ouvre le robinet et l’on fait écouler peu à peu sur le carbonate l’acide sulfurique jusqu’au niveau supérieur du tube de communication. Le gaz carbonique dégagé sort de l'appareil par le tube étroit et par le bas de la cloche qui le recouvre. Il se dessèche donc en barbotant dans l’acide sulfurique restant dans le tube renflé. L’attaque terminée, on débouche l’ajutage représenté à gauche de la figure et on aspire de l’air à travers l’appareil pour expulser tout le gaz carbonique. La perte de poids éprouvée par l'appareil indique le poids de l’anhydride carbonique.

ACIDE GRAPHITIQUE.

607. C’est le composé que M. Brodie a obtenu en faisant digérer pendant plusieurs jours à 60° le graphite avec cinq fois son poids de

COMPOSÉS SULFURÉS DU CARBONE

chlorate de potassium et de l’acide azotique fumant. Il se présente en paillettes micacées jaunes, que la dessiccation agglomère en masses amorphes brunes. Soumis à l’action de la chaleur, l’acide graphitique ou plutôt Y oxyde graphitique, comme le nomme M. Berthelot, puisqu’il ne forme pas de sels, se détruit subitement par

l’action de la chaleur avec production d’étincelles, ense boursouflant

beaucoup. Il reste une poudre noire très divisée que M. Berthelot nomme oxyde pyrographitique. L’oxyde graphitique est insoluble dans tous les liquides. M. Brodie a trouvé pour l’acide graphitique obtenu par la plombagine la composition exprimée par la formule CuHO ; M. Gottschalk y admet plus d’oxygène, soit C^ILO6 ; mais cette composition parait être différente suivant la nature du graphite employé (Stingl.)

En chauffant les diverses variétés d’oxyde graphitique avec de l’acide iodhydrique concentré, à 280°, M. Berthelot les a convertis en oxydes hydrographitiques , composés amorphes bruns , insolubles comme les oxydes graphitiques eux-mêmes.

Le graphite naturel, le graphite de la fonte, le graphite électrique, qui résulte de la modification éprouvée par les différentes variétés de carbone dans l’arc voltaïque, donnent chacun un oxyde graphitique et des dérivés correspondants différents. (Berthelot. )

COMPOSÉS SULFURÉS DU CARBONE

Il existe, outre le bisulfure CS2 correspondant à l’anhydride carbonique, un sulfure de carbone contenant les deux éléments dans le rapport de 1 à 1 ; mais les propriétés physiques de ce composé semblent indiquer que c’est un polymère nCS. On connaît en outre le chlorure de thiocarbonyle CSC12 et un oxysulfurc CSO.

PROTOSULFURE DE CARBONE. — nCS.

608. Il se produit lentement par l’action de la lumière sur le bisulfure, la moitié du soufre étant mise en liberté. C’est une poudre rouge sans saveur, inodore, de 1,66 de densité, insoluble dans l’eau, l’alcool, la benzine, un peu soluble dans le bisulfure de carbone et dans l’éther bouillant. Il se décompose à 200° en soufre et charbon. (Sidot.)

BISULFURE DE CARBONE.

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