‹ Traité de chimie minérale et organiqueChapitre 47 sur 408 · ACIDES · texte numérisé non relu

ACIDES

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qaes exemples chercher h faire ressortir les caractères essentiels des acides, des oxydes ou hydrates métalliques, ainsi que des sels qui résultent de leur action mutuelle. Nous reviendrons un peu plus loin sur les interprétations relatives à la constitution de ces composés, qui représentent les fonctions les plus importantes de la chimie minérale; en chimie organique elles sont beaucoup plus nombreuses.

51. Acides. — On envisageait autrefois avec Lavoisier les deides comme des combinaisons devant leurs propriétés spéciales à Y oxygène qu’elles renferment, et c’est même ce qui avait porté Lavoisier à donner ce nom au principe actif de l’air. On ne tenait aucun compte alors des éléments de l’eau et l’on disait que l’acide sulfurique est la combinaison de 3 équivalents d’oxygène avec 1 équivalent de soufre ; cependant le composé SO3 était alors inconnu. Mais on reconnut bientôt que cette interprétation n’est pas vraie dans tous les cas, puisque l’hydrogène sulfuré, doué de propriétés acides fonctionne comme tel, quoique ne renfermant pas d’oxygène. L’acide chlorhydrique connu alors sous le nom d’acide muriatique, était censé renfermer de l’oxygène. Cette opinion a été combattue, dès le commencement du siècle, par H. Davy, qui a montré que ce composé ne renferme que de l’hydrogène et du chlore, dont la nature élémentaire avait été mise hors de doute par Gay-Lussac et Thénard et par lui-même. Il y avait donc des acides énergiques exempts d’oxygène, et celui-ci ne constituait donc pas forcément le principe acidifiant. On crut en conséquence devoir partager les acides en acides oxygénés et hyclracides. C’est encore Davy qui fit voir que cette distinction est inutile et que les acides oxygénés, généralement unis aux éléments de l’eau, pouvaient être envisagés comme des combinaisons de radicaux oxy- , génés avec l’hydrogène. Cette opinion a aussi été soutenue par Dulong et se trouve généralement adoptée aujourd’hui.

Le caractère chimique fondamental des acides est de donner avec les oxydes métalliques des combinaisons désignées sous le 11 nom de sels.

Avec l’ancienne théorie de Lavoisier, l’acide anhydre s’unit directement à l’oxyde, par exemple :

su

S O3 -f PbO —

Anhydride Oxyde

sulfurique. de plomb.

S O3. PbO

Sulfate d’oxyde de plomb.

INTRODUCTION

Az20& + K2 O = Az20s.K20

Anhydride Oxyde Azotate

azotique. de potassium. de potassium.

tandis que les hydracides donnent lieu à une élimination d’eau :

2HC1 + HgO = IlgCl2 -j- H20

Acido Oxyde Chlorure Eau,

chlorhydrique. de mercure. de mercure.

Il est facile de démontrer cette réaction par l’expérience. 11 suffit de faire passer du gaz acide chlorhydrique sec sur de l’oxyde rouge de mercure contenu dans une boule de verre. La réaction se manifestera déjà à froid par le changement de couleur du produit et par un dégagement de vapeur d’eau.

Si, au contraire, on envisage les acides comme des combinaisons hydrogénées résultant de l’action de l’eau sur les anhydrides, leur action sur les oxydes métalliques devient tout à fait analogue à celle des hydracides.

L’acide sulfurique S04H2 se produit par l’union de l'eau et de l’anhydride sulfurique.

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