SO‘KH — H2 O = S207K
Aux phosphates monosodique etclisodiqiie POLLNa et POLI Na2 correspondent de même le métaphosphate P03Na et le pyrophos- \ phate P207Na2.
La quantité d’hydrogène contenue dans la molécule d’un acide n’indique pas nécessairement sa basicité. Pour ne pas quitter les acides minéraux, nous citerons les acides phosphoreux et hypophosphoreux , renfermant l’un et l’autre 3 atomes d hydrogène, comme l’acide phosphorique. Mais le premier ne peut en échanger que 2 contre un métal; le second seulement 1. L’acide phosphoreux est bibasique ; l’acide hypophosphoreux est seulement monobasique. Quant à l’acide phosphorique tribasique il faut re~
| marquer que la substitution successive des 3 atomes d’hydrogène par un métal ne s’effectue pas avec la même énergie.
Sels basiques. — Il existe aussi des sels basiques. Ceux-ci représentent un sel neutre plus une ou plusieurs molécules d’oxyde ou d’hydrate métallique. Leur existence n’est pas liée à la nature de l'acide, mais bien à celle du métal; le plomb, le mercure, le cuivre et quelques autres ont surtout une tendance à fournir de semblables sels. Le sous-azotate de bismuth, les azotates basiques de plomb, de mercure en sont des exemples. Nous verrons comment on peut envisager ces combinaisons (page 100).
54. Formules chimiques. — Les formules chimiques introduites dans la science par Berzelius, et dont nous avons fait usage plus haut, représentent non seulement la nature d’une
INTRODUCTION
combinaison, mais aussi les rapports numériques des éléments qui la composent et quelquefois leur groupement présumé.
La formule CaO exprime non seulement une combinaison de calcium et d’oxygène, mais une combinaison de 1 atome = 40 de calcium avec 1 atome = 10 d’oxygène. La formule II20 de l’eau indique que la molécule de ce corps renferme 2 atomes d’hydrogène (soit 2 volumes) et 1 atome d’oxygène (= 16, soit 1 volume); cette formule indique en outre que l’eau à l’état de vapeur occupe deux fois plus de place que 1 atome d’hydrogène. 11 en est de meme de la formule de l’acide chlorhydrique HCl.
Etant donnée la formule d’un corps, il est facile de calculer sa composition centésimale en faisant la somme des poids des éléments qui y entrent et rapportant à 100 le total de ces éléments. Pour le cas de l’acide sulfurique, qui pèse 98, on posera 98 64 „ . 100x64
la proportion
d’où x —
etc,, pour avoir la
quantité x d’oxygène, etc., qu'il renferme pour 100 parties. On résumera les résultats comme il suit :
1 alome de soufre = 32 ou 32,63
4 atomes d’oxygène = 64 63,31
2 atomes d’hydrogène = 2 2,04
Total.... 98 100,00
Inversement, ayant reconnu par l’analyse la composition centésimale d’un corps ABC, on arrivera à sa formule chimique, c'està-dire à connaître le nombre des atomes de A, de B et de C, dont il est composé, en divisant le chiffre centésimal trouvé pour chaque élément par le poids atomique de celui-ci. On obtient ainsi un rapport entre le nombre d’atomes de chaque corps ; rapport qu’on réduit par le calcul à son expression la plus simple ou à celle qui correspond au poids moléculaire. Etant donnée la composition centésimale de l’acide sulfurique ci-dessus, on divisera successivement 32,65 de soufre par 32 ; 63,31 d’oxygène par 16 et 2,04 d’hydrogène par 1; on arrive ainsi au rapport gi,02Q4,08j.p,04 qUj conduit à l’expression plus simple S‘OvH2.
Une formule chimique ne doit pas uniquement représenter la composition brute d’un corps, mais aussi son poids moléculaire.
La formule II20 de l’eau montre que ce corps renferme en poids 2 p. d’hydrogène pour 16 p. d’oxygène = 18, soit 1 pour 8;