ÉQUATIONS CHIMIQUES
> ggt (^0 rapport plus simple qu exprime la loi mule en équivalents f/O =9. La formule en équivalents tic l’acide chlorhydrique est HCl et représente 1 équivalent d hydrogène uni a 1 équivalent de chlore, soit 1 +35,5=36,5, poids que représente aussi la molécule formée de 1 atome II avec 1 atome Cl.
On voit clairement que ces formules en équivalents de l’eau et de l’acide chlorhydrique ne sont plus comparables, car si celle de l’acide chlorhydrique représente toujours une molécule de 2 volumes, la quantité d’eau représentée par la formule HO ne représente que la moitié de ce volume. Pour la rapporter au même volume, il faut donc y faire entrer 2 équivalents d’hydrogène et 2 équivalents d’oxygène, et l’écrire IHO\ De même les formules en équivalents d’une foule d’autres composés doivent être doublées, si on veut représenter ces composés comme occupant tous le même volume à l’état gazeux : c’est ainsi que, si l’on conserve les équivalents , il faut doubler les anciennes formules de l 'oxyde de carbone , de Y anhydride carbonique, de Y anhydride sulfurique , de Y hydrogène sulfuré , du protoxyde d’azote , etc., etc.
CO CO2 S O2 HS AzO ' etc.
C20 2 C2Ofi S2Oc> H2S 2 A z2 O2 etc.
Équations chimiques. — Lorsque deux corps réagissent l’un sur l’autre, c’est toujours par molécules complètes. Pour exprimer par écrit une semblable réaction, on établit une équation chimique. Dans le premier membre de cette équation, on fait figurer les corps qui entrent en réaction; dans le second membre, ceux qui prennent naissance. En raison de l’indestructibilité de la matière, les deux membres de l’équation doivent être numériquement semblables, c’est-à-dire qu’on doit trouver le même nombre en additionnant les poids de toutes les molécules dans chaque membre de l’équation. En voici un exemple :
Acide Perchlorure Chlorhydrine Oxychlorure
sulfurique. de phosphore. sulfurique. de phosphore.
S04H2 A- PG15 = S03H CI -f PO Cl3 -h HCl 32 + 64 + 2 31 + 176,85 -32 + 48 + 1 + 35,37 31 + 16+ 106,11 1+35,37
INTRODUCTION
Ces équations servent donc non seulement à indiquer le sens d’une réaction chimique, mais aussi à faire connaître les quantités de produits à obtenir, ainsi que les proportions qu’il faut employer de chacun des corps réagissants.
55. Notation dualistique et notation unitaire. — D’après la définition que nous avons donnée des acides (page 87), ces composés renferment de l'hydrogène et, si on les assimile aux hvdracides, cet hydrogène doit être envisagé comme uni à un radical oxygéné, comme il est uni au chlore dans l’acide chlorhydrique. Il entre alors comme partie constituante dans la molécule. La formule de l’acide sulfurique sera donc S04IP; celle de l’acide azotique, Az03ll, etc.
Pour Lavoisier et ses contemporains, et c’est une manière de voir encore partagée par quelques chimistes, les sels résultent de F union d’un acide anhydre avec un oxyde et ces deux principes restent comme tels dans les sels. Il s’ensuit que les acides eux-mêmes, qui sont en quelque sorte des sels dans lesquels l’eau joue le rôle de base, renferment de l’eau toute formée. Aussi dans cette manière de voir faut-il écrire l’acide sulfurique S03.H20 ; l’acide azotique Az2OMPO ; l’acide phosphorique P20\3IP0 ; l’acide acétique, C4II603.H20 (ou en équivalents : SO\IIO; AzO\HO ; PO\3HO; C'PPO'.HO).
Ces formules ne représentent pas (sauf pour l’acide sulfurique S03H20) la molécule de ces acides, mais bien le double. L’acide azotique a pour poids moléculaire Az03II, comme le montre la densité de vapeur de l’éther azotique (azotate d’éthyle) Az03.C2H3; de même la molécule de l’acide phosphorique ren-
ferme P0‘H3=^(P20s.3H20) et l’acide acétique, C2H*02 ou C2H302. H
(=5C4H603.H20) comme le démontre directement sa densité de
vapeur. Or dans ces formules, les éléments de l’eau sont en quantité insuffisante pour donner 1 molécule ou un nombre entier de molécules d’eau ; ces acides ne peuvent donc renfermer de l’eau toute formée et la fixation de l’eau sur les anhydrides a lieu dans ces cas-là en produisant 2 molécules d’acide :
Az208 -f H20 = 2Az O3 H P205 -f 3H20 = 2PÔk H3.
Aux formules des acides, envisagés comme produits d’addition, correspondent celles de leurs sels: