SPECTROSCOPIE CELESTE
Il est donc parfaitement légitime d’admettre que ces éléments existent en vapeur dans l’atmosphère du soleil. S’ils se manifestent par des spectres d’absorption, cela tient à ce que l’atmosphère solaire enveloppe un noyau très brillant et absorbe les radiations émises par ces éléments, comme cela a lieu dans l’expérience de Kirclihoff citée plus haut (76).
MM. Angstrœm, Tlialén, Lockyer ont encore signalé les éléments suivants comme devant exister dans l’atmosphère solaire : potassium, rubidium, calcium, strontium, baryum, magnésium, zinc, cadmium, aluminium, manganèse, cobalt, nickel, chrome, urane, titane, vanadium, cérium, cuivre, plomb, palladium.
La lumière du soleil réfléchie par la lune et les planètes fournit les mêmes spectres que la lumière directe. Par contre, d’après ' MM. Allen Miller et Huggins, les spectres des étoiles fixes en diffèrent quelque peu. Ainsi le spectre d’Aldebaran accuse la présence dans cette étoile des éléments suivants : hydrogène, sodium, calcium, magnésium, fer, bismuth, tellure, antimoine et mercure.
Le spectre émis par les protubérances qu’on aperçoit sur les bords du disque solaire est tout différent du spectre ordinaire, car il offre des raies brillantes, coïncidant avec celles de l’hydrogène, à peu près avec celle du sodium et avec une de celles du magné- • sium (Janssen). L’existence de ce spectre d’émission, analogue à ceux des gaz en incandescence, s’explique par ce fait qu’il n’est pas renversé par le passage de la lumière qui émane du noyau.
Plusieurs nébuleuses ont un spectre analogue à celui des protubérances.