MÉTALLOÏDES
HYDROGÈNE. — II = 1
Densité = 1 (ou 0,0692 pour air = 1). — Poids moléculaire = 2.
79. Historique. — État naturel. — L’hydrogène, nommé d’abord air inflammable, a été isolé et étudié en 1766, par Cavendish, après avoir été entrevu longtemps auparavant par Paracelse au seizième siècle, puis par Boyle et par J. Mayow. Priestley, Scheele, Lavoisier ont beaucoup contribué à son histoire. Th. Graham, et plus récemment MM. Cailletet, R. Pictet et quelques autres savants, ont mis en relief des propriétés très remarquables de cet élément.
L'hydrogène (1) forme un neuvième du poids de l’eau. Il est contenu dans toutes les matières organiques; il est uni au carbone dans les combustibles végétaux, bouilles, pétrole, etc. Bunsen a constaté la présence de l’hydrogène libre dans les gaz des geysirs d’Islande; il se rencontre aussi dans les fumerolles de Toscane (Ch. Deville et F. Leblanc) et accompagne souvent le gaz des marais, dans la décomposition des végétaux au sein de l’eau. Graham, enfin, a signalé sa présence dans certains fers météoriques où il se trouve occlus.
80. Modes de production. — Préparation. — L’hydrogène peut être mis en liberté par l’action de divers métaux sur l’eau; les uns la décomposent déjà à la température ordinaire, comme le sodium , d’autres seulement au rouge, comme le fery le zinc.
2HsO + Na2 = 2NaOH -h II2 H20-hZa = Zn0 + H2 4II20 -+- 3Fe = Fe304 + 4H2.
(1) Nom donné par Lavoisier et dérivant de ùSwp, eau et yewào), j’engendre.