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HYDROGÈNE. — PRÉPARATION

1° Pour faire l1 experien.ee avec le sodium, ou îutioduii un fia.-,

; nent de ce métal sous une cloche remplie de mercure, sur la cuve à , nercure et contenant quelques centimètres cubes d’eau. Ou bien m maintient sous l’eau un globule de sodium, à l’aide d’une ailler en toile métallique et on le recouvre d’une cloclie remplie Peau, dans laquelle se rassemble l’hydrogène dégagé. Le sodium employé dans ces expériences doit être bien nettoyé; il pourrait ;ans cela provoquer de violentes explosions.

Fig. 48.

2° La décomposition de l’eau parle fer s’effectue dans un tube de oorcelaine qui reçoit des faisceaux de fil de fer et qu’on chauffe lans un fourneau à réverbère. On fait arriver un courant de /apeur d’eau, par une extrémité du tube de porcelaine, l’autre sortant un tube de dégagement. Il est bon de munir l’appareil l’un tube de sûreté. Le fer se transforme en oxyde magnétique Fe304 et l’hydrogène se dégage.

3° Certains métaux, principalement le fer et le zinc, décom- | posent les acides sulfurique, chlorhydrique et d’autres en déplaçant l’hydrogène pour donner les sels correspondants :

S04H2 -b Fe = S04Fe + H2 2IICI H- Zn = ZnCl2 + H2.

On interprétait autrefois cette réaction en disant que l’eau est lécomposée par le métal, donnant de l’hydrogène qui se dégage

HYDROGÈNE

et île l’oxyde métallique qui s’unit à l’acide. La décomposition du gaz chlorhydrique par le zinc montre que cette interprétation, issiie des vues dualistiqucs, n’est pas nécessaire. Le zinc, il est vrai, est sans action à froid shr l’acide sulfurique concentré, mais cela tient à l’insolubilité du sulfate de zinc dans cet acide.

Le zinc, que l’on emploie le plus souvent, pour la préparation de l’hydrogène, ne décompose aussi que très lentement l’acide sulfurique étendu, lorsque le métal est pur. Au contraire, lorsqu’il renferme des métaux étrangers, du plomb par exemple, ou bien de l’arsenic, impuretés contenues dans le zinc du commerce, l'attaque est très rapide. Lorsque l'on emploie du zinc pur, il faut faciliter la réaction par l’addition d’une goutte de chlorure de platine ou de sulfate de cuivre : le platine, le cuivre sont mis en liberté par le zinc plus électro-positif et forment avec celui-ci un couple voltaïque qui provoque la réaction.

Pour préparer l’hydrogène, on introduit le zinc ou le fer dans un flacon à deux tubulures (fig. 49), muni d’un tube de dégagement et d’un tube à entonnoir par lequel on verse l’acide sulfurique étendu de sept à huit fois son volume d’eau et froid, on plutôt de l’acide chlorhydrique. On recueille l'hydrogène sur l'eau ou sur le mercure, quand on juge qu'il a expulsé tout l'air de l’appareil. La faible densité de l’hydrogène permet aussi de le recueillir facilement par déplacement d’air en le faisant arriver dans le haut d’un flacon plein d’air et renversé.

L’hydrogène étant d’un usage fréquent dans les opérations de laboratoire, on emploie généralement un appareil continu, permettant de l’obtenir à volonté. La disposition suivante (fig. 50), due à IL Sainte-Claire Deville, est la plus fréquente : deux flacons, de plusieurs litres de capacité, à tubulure inférieure, sont reliés par ces tubulures à l’aide d'un fort tube en caoutchouc. L’un des llacons porte un tuhc à robinet et reçoit le zinc qui repose sur une

Fig. 49.

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