‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 2)Chapitre 2 sur 84 · SELS · texte numérisé non relu

SELS

soudre dans moins de aoo fois son poids d*eau ; c'est ce qui augmenta encore le nombre des corps auxquels on devait appliquer le nom de sels , et ces corps étaient les plus dissemblables. 11 devint donc nécessaire de restreindre le sens de cette dénomination, en prenant pour base le mode de composition, sans tenir compte de la solubilité, qui ne devait plus être considérée comme la propriété indispensable d'un sel. 11 en résulta cette définition trèssimple : Le sel est la combinaison (Tun acide ai^ec une base. On croyait alors que le prototype des sels , le sel marin, se compose de soude et d'un acide, lacide chlorhydrique. On ignorait encore que , par exemple , Tarséniate , le tungstate , le molybdate , etc. , alcalins, quand on traite leurs solutions par le sulfide hydrique, donnent des composés salins, dans lesquels Toxygène est remplacé par un égal nombre d atonies de soufre. La simple définition, d'après laquelle un sel était la combinaison d'une oxybase avec un oxacide, ne suffisait donc plus; mais comme les sulfures éiectropositifs reçurent le nom de sulfobases, et les sulfures électronégatifs celui de sulfacides (sulfides), la définition étaii encore applicable au cas cité; on eut ainsi deux classes de sels , les oxysels et les sulfosels. Cependant on avait reconnu que la définition citée n'était nullement applicable au sel marin , le prototype des sels ; car on avait constaté que ce sel se compose de deux éléments, le sodium et le chlore. 11 est vrai quon essayait^ pendant très-longtemps^ de faire considérer le sel marin , au moins en dissolution, comme une combinaison de soude avec l'acide chlorhydrique; mais cette manière de voir .fut à la fin rejetée, ainsi que je l'ai montré dans le tome 1, page yii. D'après la définition admise , le sel marin , ainsi que tous les sels de composition analogue, n'appartenaient plus à la classe des sels; et, malgré la ressemblance que le sel marin ofire , dans ses propriétés, avec beaucoup d'autres sels, et surtout avec ceux à base alcaline, un grand nombre de chimistes aimèrent mieux ne pas le compter au nombre des sels, que de modifier la définition selon les nouvelles connaissances acquises sous ce rapport.

Les corps qui résultent de la combinaison d'un seul et même métal, d'un coté avec les substances halogènes, de l'autre avec l'oxygène et les oxacides^ ont entre eux tant d'analogie, que tous ceux qui ne se laissent pas dominer par une opinion préconçue doivent les ranger dans une même classe de corps,

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