‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 2)Chapitre 3 sur 84 · S£LS · texte numérisé non relu

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comme, par exemple , le chlorure de sodium, le sulfate, le nitrate, racëtate, etc. , aodiques, le chlorure, le sulfate, le nitrate, l'acëtate, etc., cuivriques. Il était donc évident que la définition devait s*adapter aux rapports tirés de l'analogie naturelle de ces corps ; enfin, que les coml>inaisons des métaux avec les substances halogènes devaient être comprises parmi les sels.

Ainsi donc, d après une définition moins restreinte et plus large, on considérera comme sels, soit les combinaisons d^un nuiical électropositif açec un corps halogène simple ou composé j soit les combinaisons d'un radical électropositij apec un corps amphigène et un radical èlectronegatif ^ simple ou composé.

Nous aurons ainsi deux classes de sels : i** les sels halo'idesj qui sont formés de deux éléments , dont Tun est un corps halogène; et a"* les sels amphiilesy qui sont formés de trois éléments, dont Yun est un corps basigène. Nous comptons au nombre des corps basîgènes les quatre éléments suivants : oxygène, soufre, sélénium et tellure. La deuxième classe admet donc quatre sections, comprenant les oxysels, les sulfosels, les sélénisels et les tellurisels; ces deux dernières sections n*ont jamais été Tobjet de recherches détaillées.

C'est ainsi que les corps auxquels nous donnons le nom de sel sont renfermés dans de certaines limites, qui cependant ne sont que conventionnelles; car il y a beaucoup de corps de composition analogue à celle des sels araphides, mais qui ne sauraient être considérés comme des sels , parce que aucun de leurs éléments n'est compté parmi les corps basigènes. Ainsi, Tarsenic, lantimoine et le bismuth métalliques peuvent former entre eux des combinaisons à propprtions définies, dans lesquelles Tarsenic, Tantimoine et le bismuth jouent le même rôle que les corps basi-, gènes dans lea sels. Mais ces combinaisons , quant à leurs pro* priétés , a éloignent beaucoup des sek, et rentrent tout à fait dans la classe des alliages. C'est pourquoi nous les avons déjà décrits dans le volume précédent. «

Avant de définir chacune de ces classes de sels , je vais dire un mot sur les dénominations dont nous nous servirons dans Fhalurgie.

I^ nomenclature des sels est tirée de celle de leurs principes constituants. On fait du nom du corps électronégatif un substantif, auquel on donne la terminaison en nre ou en ide (pour la plus

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forte proportion du corps électronégatif), quand il s agit de corps halogènes (par exemple, chlorure potassique, cyanure argentique, etc.); en ate^ quand il est question d acides terminés en ique^ et en zV^pour les acides qui se terminent en eux. Ainsi, les sels dans la composition desquels entrent les acides sulfurique et hyposulfurique sont appelés sulfates et hyposulfates ; ceux, au contraire, qui sont formés des acides sulfureux et hyposulfureux , portent le nom de sulfites et hyposulfites. D'après les différents corps basigènes, on distingue ces sels en faisant précéder leur nom de celui du corps basigène, en disant, par exemple, oxycarbonate , sulfocarbonatCy sèlénicarbonate^ telluricarbonate. Mais comme les oxysels sont les plus répandus , qu*on les a connus longtemps avant les autres, et qu'autrefois on ne joignait pas à leur nom celui du corps basigène , on supprime ordinairement le mot oxy dans leur nomenclature. Ainsi, toutes les fois que le nom d*un sel ne commence pas par celui du corps basigène Ja combinaison est un oxysel.

Pour indiquer, dans les noms des sels, les différentes bases et leurs divers degrés de combinaison avec le corps basigène , nous employons le même nom adjectif que pour désigner les oxydes , les sulfures , etc. Ainsi , le sulfate ferreux est la combinaison de lacide sulfurique avec l'oxyde ferreux ; le sulfate ferrique, la combinaison du même acide avec l'oxyde ferrique; nous disons de même chlorure cuivreux^ chlorure cuivrique^ suivant que le chlorure résulte de la décomposition de l'acide chlorhydrique par Voxyde cuivreux ou par l'oxyde cuivrique (i). Nous disons également sulfarséniate ferreux et sulfarséniate ferrique, pour désigner les combinaisons de sulfide arsénique avec les sulfiu:es ferreux et ferrique.

Les principes constituants d'un sel se combinent assez souvent entre eux , soit en une seule proportion , soit en plusieurs , et produisent ainsi des composés dont les propriétés varient. Quand on mêle peu à peu un oxacide ou un hydracide avec des proportions faibles^de base , par exemple , d'un alcali , il arrive un moment où cet acide a perdu sa saveur aigre, et la propriété de rougir le papier de tournesol; et l'alcali, sa saveur alcaline, et son

(i) Jusqu'à présent les chimistes ont employé les expressions protosulfale et deutosulfate de fer , protochlorure et deutochlorure, ou chlorure et bichlorure de cuivre, etc.; mais cette nomenclature ne permet pas d'indiquer rigoureusement les différents degrés de neutralité des sels.

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