OR FULMINANT
(iiçon que, par la réduction de lor, il se forme de l'oxyde stannique. C'est ce qui a lieu, si i atome d'or se trouve combiné avec I atome d*ox;ygène=À.u, et que i atome de ce composé soit uni à I atome de sesquioxydestanneux=S^n, de manière que la cornlunaison puisse être exprimée par Au ^n. Lorsqu'on traite cette dissolution par lacide chlorhydrique, Toxyde aurique est réduit, en même temps qu'il se forme 2 atomes de chlorure stannique. Pendant la calcination, Toxyde aurique est réduit par le sesquioxyde stanneux, qui se change par là en 2 atomes de Sn, pendant qu il se sépare, comme nous lavons dit plus haut, de Tor soluble dans Veau régale. Un pourpre d*or, ainsi composé, renferme 39,913 pour cent d'or, ce qui s'accorde presque avec le résultat que Oberkämpf a trouvé par l'analyse d'un pourpre plus foncé. Les variétés de couleur plus claire sont alors des mélanges de ce pourpre avec de l'oxyde stannique hydraté , dont la quantité varie en raison de la proportion plus ou moins grande de l'acide clilorhydrique libre qui est contenu dans la liqueur d'où le pourpre est précipité. Ainsi donc, sans prétendre que cette manière de voir soit complètement démontrée, il n'en est pas moins vrai qu'elle a pour elle le plus de probabilité.
Le pourpre d'or est fabriqué en grand ; il est débité dans le commerce pour la préparation du verre rouge, et comme matière colorante rouge pour la peinture sur porcelaine et l'émail.
U or fulminant [anrum /u/mlnans) est une combinaison qui renferme de l'oxyde aurique et de l'ammoniaque, La propriété qu'il a de se décomposer avec détonation par la chaleur, lui a valu le nom qu'il porte. L'or fulminant est de deux espèces: Tun renferme du chloride aurique, et détone moins violemment; l'autre ne contient pas de chlore , et produit une explosion plus ferle.
a. Vor fulminant contenant du chlore s'obtient lorsqu'on bit digérer une solution de chloride aurique avec de l'ammoniaque caustique ajoutée en excès : il se produit un précipité jaune qu'on lave à l'eau chaude jusqu'à ce que le liquide qui passe ne soit plus troublé par le nitrate argen tique, puis on le dessèche dans un bain d'eau. C'est un corps terreux d'un jaune foncé, qui, chauffé jusqu'à environ +200*^, détone avec explosion. Mêlé avec 10 à is fois de sulfate potassique ou avec tout autre corps indifférent, il se décompose ; à une douc6 chaleur, sans détonation , et donne de l'eau acidulée par l'acide chlorhydrique, un peu de sel am-