‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 3)Chapitre 44 sur 80 · GABBURE VE PALLA.DIUM · texte numérisé non relu

GABBURE VE PALLA.DIUM

moitié de 1 oxygène , que le résidu est jeté hors du vase. L oxyde, qui ne contient point d*eau combinée, abandonne tranquillement du gaz oxygène. L'oxyde palladique , malgré la potasse qu'il renferme ^ se dissout très-difficilement dans les oxacides ; les dissolutipDS sont jaunes. Avec l'acide chlorhydrique étendu il dégage du chlore , tandis qu'avec l'acide chlorhydrique concentré il repasse à Tetßt de chlorure palladique et potassique. L'oxyde palladique se compose de ;

CeatiimM. Atomes.

Palladium y^yQO • • • i

Oxygène a3,io a

Poids atomique, =865,899; formule, =PdO* ou Pd.

Sulfure palladeux. Le palladium s'unit facilement au soufre, et avee dégagement de lumière. Le rfésultat de la combinaison est une masse fusible , d'un blanc gris , brillante et aigre. Quand on la grille, elle se décompose très-lentement, et donne une poudre rouge brunâtre , qui paraît être de l'oxyde palladeux en combinaison avec l'acide sulfurique, qui se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique, et qui se réduit lorsqu'on la calcine fortement. fVollaston a fait fondre du sulfure palladeux avec du borax, pour rendre le palladium cohérent sans le fondre; le soufre fut chassé I et le métal restant put ensuite être forgé et laminé. Par laToijÇ humide, on obtient du sulfure palladeux, en faisant arri<yer du gaz sulfide hydrique dans une dissolution de palladium. U est d'un brun foncé.

Le sulfure palladeux se compose de :

Ceottèmei* Atome».

Palladium 76,80 i

Soufre a3,2o • • i

Poids atomique, =867,064; formule, =:PdS ou Pd.

On n'a point encore examiné s'il existe un sulfure palladique« On l'obtiendrait par la décomposition du chlorure palladique et potassique sec, que l'on introduirait par petites portions dans la dissolution d'un sulfhydrate. Le gaz sulfide hydrique seul commence à réduire le sel à Tétat de chlorure palladeux, en laissant déposer du soufre.

Phosphure ke palladium. Le phosphore forme avec le palladium une combinaison fusible.

Corbière de palladium. On ne peut pas obtenir ce oonposé en

464 ALLtAGE^ DE PALLADIUM,

chauffant un mélange de charbon et de palladium , quoique le carbone ait beaucoup d affinité pour ce métal. Woekler a découvert que, quand on tient une feuille de palladium dans la flamme d'une lampe alcoolique, ou qu'on l'y place debout, le métal se couvre de suie, quoique Talcool n'en dépose point surd'aatres corps. Si on laisse le palladium plus longtemps dans la flamme, on voit croître sur ses faces des masses de charbon mamelonnées, semblables à celles qui se forment souvent à la mèche des chandelles allumées. Si l'on enlève une de ces excroissances charbonneuses , et qu'on la brûle , elle laisse un squelette très-fin de palladium. L'endroit où elle était posée est inégal , et la feuille entière de palladium se trouve tellement carburée, qu'on ne peut plus la ployer , et qu'au moindre effort elle se brise en travers. Si Ton prend du palladium dans l'état poreux où il se trouve, quand on réduit du sel ammoniac palladique par la chaleur, et qu'on le mette encore rouge sur la mèche d'une lampe à esprît-de-vin non allumée, il ne tarde pas à se couvrir d'une masse charbonneuse d'un volume beaucoup plus grand que le sien , qui , tant quon la laisse en place , se maintient à la chaleur rouge, et répand des vapeurs de produits de décomposition. Cette masse charbonneuse tout entière contient du palladium ; et quand on en brûle une petite quantité, prise même à la surface extrême, il reste du palladium après la combustion. La propriété de précipiter du chadbon de la flamme, et de se combiner avec lui, est particulière au palladium comme à l'iridium. Cependant, le platine et le fer paraissent aussi en jouir , quoiqu'à un très-faible degré.

Alliages de palladium. Le palladium forme des alliages^ pour la plupart cassants , avec Y arsenic , le /er , le bismuth , le plomb , IVtain , le cuii^re^ Y argent j le platine et Y or. L'alliage de nickel et de palladium est ductile. Avec le mercure ^ il produit un amalgame liquide^ qu'on obtient quand on agite une grande quantité de ce métal dans une dissolution de palladium. Mais si le palladium, précipité par le mercure , est en excès , on obtient une poudre mé* tallique noire , formée de 48,7 parties de mercure et 5r,3 de palladium; le mercure ne peut être chassé de cette combinaison que par une calcination prolongée au rouge blanc.

On a proposé d'employer le palladium pour la fabrication des instruments d'astronomie et de mathématiques, qui exigent une graduation exacte et délicate. Dans ce cas, il faut , pour^ mieux

RHODIUM. 465

voir, se servir d*un métal blanc : Targent ne laisse rien à désirer sous le rapport de la couleur; mais, au bout de quelque temps, il est terni parles exhalaisons sulfureuses très-souvent répandues dans l'air, il devient jaune, et à la fin noir. Le palladium, au contraire, ne subit point d'altération , et on s'en est servi avec beaucoup d'avantage pour la confection du célèbre cercle mural de l'observatoire de Greenwich, en Angleterre. Probablement, en raison de son bas prix, et parce qu'il est facile d'en obtenir une couche par la voie hydroélectrique , le palladium est aujourd'hui d'un usage plus fréquent qu'autrefois.

Ce métal a été découvert, en i8o3, par fVollaston. On le trouve dans le minerai de platine. fVollaston en a obtenu -^ pour cent du platine du Brésil. Le minerai de platine d'Antioquia, dans la Colombie, surtout celui de Barbacoas, contient un peu plus de trois pour cent de rhodium.

En parlant du palladium ^ j'ai dit qu'on précipitait ce métal au moyen du cyanure mercurique, de la dissolution restante du minerai de platine. On verse un peu d'acide chlorhydrique dans la liqueur d'où le palladium a été précipité, et on l'évaporé à siccité. L'acide chlorhydrique chasse l'acide cyanhydrique du cyanure mercurique qui a été mis en excès, et transforme le cyanure en chlorure. Le sel desséché est réduit en poudre très-fine, et lavé avec de l'alcool de 0,837. Ce dissolvant s'empare des chlorures doubles que forme le sodium avec le platine, l'iridium, le cuivre et le mercure , et ne dissout point le chlorure double rhodique et sodique, qui reste sous forme d'une poudre d'un beau rouge foncé. On lave ce sel avec de l'alcool , puis on l'expose à une calcination forte et prolongée , pour en extraire le rhodium. Mais le meilleur moyen , pour réduire le rhodium , consiste à chauffer doucement le chlorure double dans un courant de gaz hydrogène I et à dissoudre ensuite le chlorure so'dique dans Teau.

Il existe encore une autre méthode pour séparer le rhodium

des métaux qui se trouvent mêlés avec lui dans cette masse saline:

je vais la décrire, non parce qu'elle est préférable à celle dont j'ai

déjà parlé, mais parce qu'il y a des cas dans lesquels son emploi

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