VI
834 DRAGONITRATF MÉTHYUQOÊ.
passe d'abotii uA peu d'àlood de bois , puis ïe dragotiAte mëlby-
liqu'e SÖUS fonhe d'Une huile ^ul cristallise dans le r^pieut. Oi
Mêle le t>roduit de la distillatioti avec une solution chaude de ctr-
bonate sodique, et on la Fait cristalliser deüt ou trob fois dam
l'alcool.
Le dragonate tnéthylique cristallise en pdllettes blanches, brillantes, d'une odeur agréable, Ihiblement ahisëe , et d'tine aatenr brûlante; il fond entré -t-4^ 6t 47^9 ^ se prend en une masse cristalline, tl bout i une température asset éleyée, et |>eüt ttre distillé sans altération. Il est insoluble dans Teau, même à cband, mais il se dissout fkcUement daris ralcoôl et dans Tëtbor. D'après l'ahal^se de Cahoufi, il àe coknpose de :
Atowes.
Centièmes.
Carbone. • •
65,io3
Hydrogène. .
Oxyde méthyliqae. .
Oxygène. . .
Acide dragonique. .
Poids atomique î ^076,96. Formule : G* H^ O ■+- C** H«* ff.
Par une forte lessive de potasse , il se change en acide dragonique et en esprit do boi§.
Bromodragonate méthylique^ Me + C'^ H" Br* O*. On l'obtient comme k combinaison éthylique correspondante. C'est un corps solide^ qu'on lave bien et qu'on fait cristalliser dans l'alcool.
Il cristalline en prismes déliés » transparents, fond à une température Un peu élevée, ne se dissout pas dans l'eau, tandis quil est soluble dans l'aleool de vin et de bois, et moins soluble daos réther. Bouilli avec l'hydrate potassique^ il se décompose en acide broniodragonique et en alcdol de bois.
Chlorodragonate méthyUquà^ Me + C"* H" Cl» 0^ On l'obtieBl comme la conil)ina]Son éthylique correspondante, i laquelle il ressemble sons tous les rapports.
Dragonitrate méthyliqae y Me Sf + C*'^ H" O*. On l'obtient comme le dragonitrate éthylique, auquel il ressemble tout à fait. Il cristallise en larges lames jaunâtres , fond à + 100% et se sublime un peu au-dessus de cette température. Il est insoluble dans l'eau, et se dissout facilement à chaud dans l'alcool de vin et de
BlSXiARlTfi MÉTHYLIQOS. 836
bois; par le refroidissement^ il cristallise j^rêsqae complètement. Lliyclrate potassique le décompose cotùmè le précédent.
jÉnllonitrate méthyliquCy Me N + C* H* O*. Quand on traite le spirâte méthylique par de Tàcide nitrique fumatit, pendant qu'on refroidit le Vase à Textërieur, il àé dëv'ctop^e beaucoup (iè chaleur, il ne se dégage que très-peu de ga2, et lé tout ne tardé paà à se prendre en une masse cristallinèi Le nouveau produit est de lauilonitrate méthylique. On le fait fondre dans Teau bouillame pour ^n exttaire l'acide nitrique libre, et on le fait cristalliser à plusieurs reprises dans lalcool. Il forme des aiguilles extrêmement fines, jaunâtres; fond entre + 88^ et ^o"*, et. chauffé avec précaution, il peut être sublimé intact. Il ne se aissout pas dans Teau froide, et fond dans l'eau bouillante ; il cristallise en partie par le refroidissement. Il est très-soluble dans t^alcool bouillant : il cristallise par le refroidissement d'une solution saturée. Il est insoluble dans l'ammoniaque, et soluble dans la potasse caustique. Cahours pense qu'il forme ainsi des sels ; mais il ne les a pas examinés. Bouilli avec la potasse ^ il se décompose en esprit de bois et en anilonitrate potassique qui reste dans la liqueur. P^r une action prolongée, il se change en un mélange d anilonitrate et de picrdnitrate tnëthyliques, et enfin en acide picronitrique. On Fa trouvé composé de t
Atomes.
CenUèmies,
Carbone* * . , i6
Hydrogène. . . i4
Oxyde méthylique. . 11,674
Nitr(^ène. • • a
Acide anilonitrique. 88,326
Oxygène. • • . lo
Poids atomique : a364,35. Formule : CffO + N'O^ + C^H'^O*. Avec rammonia(;^ue , il forme l'amide que donne la combinaison éthylique correspondante.
Mät^arate méthylique^ Me' Mgr; On l'obtient comme le composé éthylique correspondant, auquel il ressemble tout à £iit.
Bistéarate méthyliquêy Me* Str -4- H* Str. On l'obtient facilement en faisant digérer, pendant 3o à 4o minutes, 1 partie d'acide stéarique avec a parties d'esprit de bois et 2 parties d'acide sulfurique concentré; il se ramasse üi la surface du liquide. Lavé et
836 OXYDE MÉTHTLO-POTASSlQtJE.
refroidi, il a i*aspect d'une graisse solide, cristalline, demi*trans|tt-
rente, fusible à + 85*". Pour le reste, il ressemble au bistéarate
éthylique.
Oléate méthylique^ Me 01. On l'obtient comme Toléate ëthjlique; c'est un liquide huileux, de 0,879 poids spécifique, à +18*. L'acide nitrique le change en
Elaïdate méthxlique, Me El. C'est aussi un liquide huileux , de 0,872 poids spécifique, à + i8^
Capronate méthylique^ Me Cpro. On l'obtient comme le capronate éthylique, auquel il ressemble tout à fait par son odeur, sa saveur et ses autres propriétés«
Capronate méthylique^ Me Cpra. Il ressemble de même an capranate éthylique. D'après l'analyse de Fehling^ il se compose
de:
Atomes.
Genlièmes.
Carbone ... 18
Hydrogène. 36
Oxygène. . . 4
sio,a35
Oxyde méthylique.. i4y553 Acide capranique.. 85,447
Poids atomique: 1976,80. Formule : C*H*0 + C'^IP'O^ La densité de sa vapeur fut trouvée, par Fehling^ = 5,45. D'après le calcul, elle est=: 5,46i8, en admettant que 2 volumes = i atome d'acide capranique se combinent avec 2 volumes d'oxyde méthylique pour former, sans condensation , 4 volumes de capranate méthylique.
Oxyde méthylo-potassique. L'oxyde méthylique paraît pouvoir se combiner avec la potasse anhydre , comme l'oxyde éthylique. IFeidmann et Schweitzer introduisirent du potassium , par petits fragments, dans de l'alcool de bois : il s*y oxyda avec dégagemeni d'hydrogène. Il fallut pour cela employer la chaleur : la masse se colora et s'épaissit. Par le refroidissement, elle cristallisa : Texcès d'alcool pouvait en être éliminé par la chaleur. De leurs analyses, les chimistes nommés tirent la conclusion que la masse cristalline
est une combinaison de i atome R Me avec i atome d'alcool de bois, remplaçant l'eau de cristallisation. Cependant cette analyse ne s'accorde pas avec cette manière de voir. Ce sujet mérite de nouvelles reclierches»
SULTÜRE MÉTHTLIQUE. 887
MBTHTL.
Les mêmes raisons qui ont fait admettre Téthyl comme radical organique subsistent aussi pour le méthyl. Mais il ne peut pas non plus s'obtenir à Fëtat isolé, bien que Toxygène de Toxyde méthylique puisse être remplacé par du soufre et par des corps halogènes, et donner naissance à des combinaisons haloïdes.
Le méthyl se compose de :
Atomes. Centièmes.
Carbone a 8oyo5i
Hydrogène 6 i9,949
Poids atomique : 187,68. En admettant, ce qui est le plus probable^ que le gaz oxyde méthylique se compose de a volumes de gaz méthyl et de i volume d*oxygène, le tout condensé en 2 volumes, I atome de méthyl doit représenter o, volumes, et la den* site de sa vapeur sera i,o3695. Ceci s'accorde parfait^nent avec la densité des combinaisons haloïdes, dont les éléments s'unissent sans condensation.
Sulfure méthylique^ Me. On l'obtient en distillant le sulfure potassique K , ou le sulfure calcique Ca, avec du sulfate méthylique.
Regnaule le prépare en dissolvant le sulfure potassique K dans de l'alcool de bois anhydre, et y faisant condenser des vapeurs de chlorure méthylique. On distille ce mélange dans une cornue tubulée, pendant qu'on y fait arriver constamment de la vapeur de chlorure méthylique. Le sulfure méthylique passe avec l'esprit de bois; on le précipite par l'eau, on le dessèche sur du chlorure calcique, et on le rectifie.
Le sulfure méthylique est un liquide incolore, très-mobile, d'une odeur très-désagréable, de o,845 poids spécifique, à + ai°, et bouillant à + 4i**« L'eau en dissout très-peu, et en prend Todeur. Il est miscible en toute proportion avec Falcool et l'éther. D'après l'analyse de Regnault^ il se compose de :
838 SüLFOCARBOlTATE MÉTHYLIQUE.
▲tomes. CentièiDes.
Carbone • . • a 38,679
Hydrogène. • 6 9>63^
Soufre.,, ^••.. I 51,682
Poids atoinique : 388,43, Fo.rmule : C* H* S. Regnault trouva la densité de la vapeur ==: 2,ii5. D'après le calcul, elle est 2,14^7, en admettant que i volume de vapeur de soufre et 2 volumes de gaz méthyl se sont condensés en 2 volumes.
Sulßiydrate méthjrlique^ Me H, hydrosulfale de sulfure méthjlique (mercaptan de méthylène). Il s^obtieot par le même procédé que la combinaison éthylique correspondante. 11 a été indiqué pour la première fois par Damiu et Piligot^ et préparé plus tard par Gregory. On distille le sulfate méthylo-potaasique ou le sel calcique avec un sulfhydrate, après avoir mis une faible solutioo d'hydrate potassique dans le récipient, qu il faut maintenir aussi froid que possible. La liqueur qui passe ne se mêle pas avec h lessive; on Ten sépare, et oa la distille sur du chlorure cakiqoe. Elle a une odeur semblable à celle de la combinaiaoïi éthylique, mais plus désagréable, {llle e^t trèf -volatile , et bout déjà à + 21®. Dans une solution d'acétate plombique, elle opèrç un prélipité jaune. Elle s\init avec beaucoup d avidité à l'oxyde mêrcurique , avec lequel elle forme de Veau et du sulfométhylate de sulfure mercurique. Celui-ci est un sel incolore et soluble dans Talcool; sa solution saturée à Tébullition le fournît, par le refroidissement, en cristaux feuilletés, blancs, éclatants, qui ne fondent pas à -h 1 00®.
En général, le sulfure méthylique donne avec les sulfobases des combinaisons analogues à celles du sulfure éthylique; mais on ne les a pas encore étudiées.
Sulfocarhonate méthylique^ Me C. Il a été préparé et décrit par Cahours. On Tobtient en mêlant des solutions concentrées de sulfate méthylocalcique et de sulfocarhonate po^assîque^ et distilb»' le mélange : le produit passe avec les vapeurs aqueuses, sous forme d'une huile jaunâtre, plus pesante que Teau. On le lave dans l'eaa, on le dessèche sur du chlorure calcique, et on distille.
Le sulfocarhonate méthylique est un liquide jaune, dune odeur
OXYSIILFOCAABOBTATB ItihrHTtlQUS. 889
forte , pénétrante ; sa densité est i|iS^ à -^ i9^, e\x{ bout entr^' -i- :4o4'' et :|a5^ II est à pein^ solubW dans leau, «t ^e c^ssout facilement dans l'alcool et dans T^ther. P^i^pivs l'anatjse dß Çuhfmc^f il se cqmpose de ;
Atomes. Cenlîèmei.
Carbone*.. • • • 3 26,o5a
Hydrogène. 6 4)^^8
Soufre 3 6^)6210
Poids atomique : 865,oS« Formule : C H^ S -f- G S\ La densité de sa vapeur a été trouvée = 4965a. D'après le calcul, elle est 4,7815 , en admettant que a volumes = i atome de sulfide carbonique se sont combinés avec a volumea de sulfure méthylique, pour former a volumes de sulfocarbonate méthyKque.
L'acide nitrique Toxyde, et produit ainsi beaucoup d'acide suU furique libre. L'hydrate potassique, en solution alcoolique, le change en oxysulfocarbonate méthylique, et en une huile jaunâtre qui paraît être du bisulfure mëthyhque.
Oxxsulfoearhonate méthylique. Il a été obtenu tant par Zeise que par Cahours. En dissolvant de l'hydrate potassique dans laU cool de bois, et y ajoutant, jusqu'à saturation complète, du sulfide carbonique , il se dépose, comme pour la combinaison éthylique, un sel potassique en cristaux brillants. Ce sel est l'oxysulfocarbo •
nate méthylopotassique^ KG +MeG+ ^ (KG +MeG). La dissolution aqueuse donne d'autres sels analogues par voie de doubfe décomposition ; mais on n*en sait rien| si ce n'est qu'ils existent. En dissolvant le sel potassique dans l'alcool de bois anhydre, et y ajoutant de Tiode en quantité convenable, il se dépose du soufre en cristaux, il se précipite de l'iodure potassique, et il se dégage du gax oxyde carbonique, souillé de sulfide hydrique. On continue d'ajouter Tiode jusqu'au moment où la liqueur commence à se colorer; on l'étend ensuite deau, qui précipite un corps oléagineux, pesant, brunAtre , d*où il se dépose bientôt du soufre en cristaqx. Dépouillé de ce soufre, desséché sur du chlorure calrique et rectifié, c'est un liquide faiblement jaunâtre, très-mobile, d'une odeur forte, aromatique, quoique désagréable. Il a une saveur sucrée; sa ilensité est, d'après Zeise^ 1,17, et il bouta ~h i54*'.
84o BISULFURE MÉTHYLIQUE.
D'après CakourSj sa densité est i,i43 à + i5*, et il bout entre -h 170® et + 17a". Il distille sans altération; il ne brûle qu'apm avoir été chauffé : sa flamme est éclairante, et exhale une odeur d'acide sulfureux. D'après les analyses concordantes de ces deux chimistes, il se compose.de :
Atomes. Centièaïa.
Carbone 9 ^994^6
Hydrogène 18 i ,899
Soufre 6 55,532
Oxygène 3 i3,o83
Poids atomique : »292,90. Formule : C'H* O C + aC'H*^ SC. La densité de sa vapeur fut trouvée, par CahoUrSj=4y66, Ü après le cakul, elle est 4}a245, en admettant que n volumes = i atome de carbonate méthylique, analogue au carbonate éthylique, se combinent avec a atomes = 4 volumes de sulfocarbonatc roéthylique, pour former, sans condensation, 6 volumes du produit.
Quand on fait digérer une petite quantité d'oxysulfocarhonate méthylique avec une solution alcoolique d'hydrate potassique, il se dépose, au bout de quelques heures, du carbonate potassique, et il ne reste que du suifhydrate méthylique en dissolution.
Bisulfure méthylique^ Me. Il a été examiné et décrit par Cahoun, On l'obtient, comme le bisulfiire éthylique, en distillant des solutions concentrées de bisulfure potassique K, et de sulfate méthylocalcique. Si le bisulfure est exempt d'un excès de soufre, la plus grande partie du produit passera entre + i lo"* et 120^ On le des- *sèche sur du chlorure calcique, et on le distille à part, jusqu'à ce que le point d'ébullition ait atteint + ii6\ On change ensuite de récipient : ce qui passe entre + 1 16° et 1 18** est du bisulfiire méthylique pur ; après quoi le point d'ébullition s élève successivement jusqu'à + lâu*" à + I7o^ Pendant cette rectification, le produit se partage partiellement en monosulfure qui s'en va jusqu'à + 116% et en trisulfure qui passe le dernier, à + 160".
Le bisulfure méthylique est un liquide incolore, transparent, réfractant fortement la lumière, et d'une odeur alliacée persistante, insupportable. Sa densité est i,u46 à + 18°, et son point d'ébullition à -H 117^ Il est inflanimnhl«?, et brûle avec une
CHLORURK MÉTHTUQUE. 84 1
flamme Lieue, en répandant une odeur diacide sulhireux. Il est à peine soluble dans Teau , et il est miscible en toute proportion avec Talcool et Téther. D'après l'aualyse de CahourSy il se compose de :
Atomes CeoUèmes.
Carbone a a5,5oo
Hydrogène 6 6,355
Soufre •• a 68,i45
Poids atomique : 589,18. Formule : G'H^S^ La densité de sa vapeur est, d'après les expériences de Cahours^ = 3,827. D'après le calcul, elle est 3,a565, en admettant que si volumes de vapeur de soufre se combinent avec a volumes de gaz méthyl, ou que I volume de vapeur de soufre se combine avec a volumes de sulfure méthylique pour former a volumes de bisulfure méthylique.
L'acide nitrique étendu ne l'attaque pas, tandis que ce même acide, médiocrement concentré, le décompose avec violence : il se produit un sulfacide particulier, qui n*a pas été analysé. Le sel potassique de cet acide cristallise en aiguilles semblables à Tasbeste, et le sel barytique en tables brillantes. Il forme avec la strontiane, la chaux et Toxyde plombique, des sels*solubles et cristallisables.
Trisulfure méthylique^ Me. On Fobtient, d'après Cahours^ en distillant le quiaquesulfnre potassique avec une solution concentrée de suliate méthylo-calcique : il passe d'abord un peu de bi* sulfure; mais à + aoo" le trisulfure se dégage sous forme d'un Kqaide faiblement jaunâtre. 11 ressemble d'ailleurs au précédent, et se compose, d'après Cahours^ de :
Atomes. Geutièroes.
Carbone a 1990a
Hydrogène 6 4974
Soufre • 3 76,a4
Poids atomique : 789,93. Formule : G' W S\ Les combinaisons du méthyle avec le sélénium et le tellure sont encore inconnues*
Chlorure méthylique^ M€l (chlorhydrate d^ piéthylèae). On
84a CHLORüHE MÉTHTLIQIJE.
1 obtient en distillanl ensemble i partie d esprit de bois, a partiel de chlorure sodique, et 3 parties diacide sulfurique coucentré. Oo l'obtient aussi par la distillation du sulfate méth jlique a'vec du chlorure sodique anhydre. Il est gazeux et peut être recueilli sur Teau y qui, à la yérité, en dissout une petite quantité, mais le dépouille en même temps de lesprit de bois, de Vacide chlorhydrique et de lacide sulfureux, qu*il entraîne. Ge gaz ne se condense pas à — i8"; il est incolore, d une odeur éthéréc, d'un noids spécifique de i,73i. Il brûle avec une flamme blanche au mlKeu, et verte sur les bords. L*eau en dissout a,8 de son volume; cette solution a une odeur éthérée et une saveur sucrée, ne réagit pas à la manière des acides, et ne précipite point les sels d'argent. Il est composé de :
Carbone • • • • • si a3,8i z
Hydrogène 6 5>934
Chlore a go^%iS
Poids atomique : 680,96. Formule : G* H* CK En admettant que a volumes de gaz chlore se combinent, sans condensation, avec 2 volumes de gaz méthyl pour former 4 voluraes de chlorure méthylique, on a 1,7437 pour densité, qui se rapproche beaucoup du résultat obtenu par Texpérienoe.
D'après Dumas et Peligot^ ce gaz, conduit â traver« un tube de porcelaine chauffé, ne se décompose que lorsque le tube est rouge; et alors il se forme de Tacide chlorhydrique e| un gii9 conbiistible qtt^on peut recueillir sur l'eau , qui brûle avec une flawune jaune, et qui n'est condensé par le chlore qu'au moyen de la lumière.
A l'époque où ces expériences furent faites , Dumas et Péligot étaient conduits par la théorie que le chlorure inéthylique, comme Iti chlorure éthylique, se compose de i atome deC^H^etde i atome d*eau. Comme dans le chlorure méthylique l'équivalent d'acide chlorhydrique pourrait prendre la place de l'eau, ils prirent le gaz combustible, qui se développe ainsi, pour un gas dsfi^éresit de l'élayl, et ils l'appelèrent mcikjrièM, La plus grand« dîfiieuké qu*il a à: se combiner avec le chlore, et la couleur jaune de sa flamme, paraissent en effet Téloigarr du gaz élayi. Mais ces diffiérences
BROMURE MIÜTRTUQUE. 843
peuvent s^expliquer : le tube où la décomposition a eu lieu a pu se tapisser, à Vintërieur, de charbon; de là un ga'A souilla de beau*» coup de CHS ^^ piÂnie de gaz hydrogène pur. Dans une expé«* rience entreprise plusieurs années après, Dumas et Siass firent passer le gaz chlorure mëthylique sur un mélange chauffé d'hy* 'drate potassique solide et de chaux vive; ils espéraient akisi obtQr nîr, comme pour le chlorure élhylique , qui donne du chlorure potassique et du gaz élayl, du chlorure potassique et du gaz méthylène; mais ils n'obtinrent que du chlorure potassique, du formiate potassique, et du gaz hydrogène pur.
Bromure méthylique^ Me Br. Il a été obtenu et étudié par Pierre. En Yoici le mode de préparation : On verse 200 parties d alcool de bois anhydre dans une cornue tubulée avec récipient, on y dissout 5o parties de brome au-dessous de + 6% et on y introduit, par petites portions bien sèches et toujours à la même température, 7 parties de phosphore; après quoi on laisse la température monter à +7* ou 8*". Le phosphore ne tarde pas à réagir sur le brome, et il fond avec production de chaleur. Puis on refroidit jusqu a + 6% on décante le Uquide de de^us le phosphore^ on l'introduit dans une cornue tubulée^ et on y ajoute ce qui avait passé pendant la première opération. On tfiet la cornue en contact avec un appareil fortement réfrigérant, et on opère la distillation, qui doit se faire à une températiure très-basse, avec toutes les précautions nécessaires pour prévenir les soubresauts : il passe du bromure méthylique et de Talcool de bois, acidifié par de l'acide bromhydrique. Qn refroidit le produit de la distillation à 0% et on le mêle avec de l'eau glacée : le bromure méthylique le précipite. Qn 1« lave d'abord avec une eau froide faiblement alcaline, puis avec de leau pure. On le verse ensuite à o^ sur du chlorure oaloique, et) après 94 heures, dans i|n bain d'eau de -f- ao à aS^ et on le rectifie sur du chlorure calcique. Enfin en le dif tiUe encore une fois à part dans un bain dont kl température ne dépasse pas 4*aa°.
Le bromure méthylique est un liquide incolore , d'iine odeur éthérée pénétrante , un peu alliacée , d'un poids spécifique de 1,66443 à 0% et il conserve sa fluidité encore à — 35%5. Il bout à 4- iS**, sous une pression de o'",759; mais comme il bout avec soubresauts , il n'est pas facile d'en déterminer avec certitude le point d'ébullition. Il est un peu soluble dans l'eau $ c'est pourquoi,
844 lODDRE HÉTHTLIQL'E.
en employant pour sa préparation plus d^alcool de bois quiln'est prescrit, la plus grande partie du produit, mêlé avec de Teau, reste en dissolution dans la liqueur. Mais on Ten sépare par une addition de chlorure calcique. Il se dissout facilement dans Valcoolde vin, dans l'esprit^de-vin et dans l'éther. D'après ranalysedeP/errv, il se compose de :
Atomes. Ceatièmes.
Carbone a I2,654
Brome a 84)^93
Poids atomique : 1187,30. Formule : C*H*Br\
lodure méthylique^ Mel (hydriodate de méthylène). On le prépare avec lesprit de bois, Tiode et le phosphore, en suivant h même méthode et les mêmes précautions que pour la préparation de riodure éthyiique. Pour lui enlever les dernières traces dm et d*acide iodhydrique, on le laisse séjourner sur du chlonire calcique fondu , additionné d*un peu d'oxyde plombique en poudre fine.
Kiodure méthylique est un liquide incolore, neutre, oonsenant sa fluidité encore à — 35*"; il n*a la réaction de Tiode ni surU peau, ni sur lamidon. Il se colore peu à peu en jaune, mênielors^ qu'on le conserve dans des flacons bien remplis et bouchés ; mais par la rectification il redevient incolore : la matière colorante reste dans le dépôt. Sa vapeur excite le larmoiement et irrite les yeux. Inspirée dans la bouche, elle provoque la salivation et agace les denU. L*iodure méthylique est inflammable, et brûle avec une flamme violette. Il se dissout jusqu'à un certain degré dans Teau, de sorte que, pour éviter une perte, on refroidit le produit de la distillation jusqu'à 0% et on le précipite par de leau glacée. Il se dissout facilement dans l'alcool de vin , dans l'esprit de bois et dans l'éther. Il se compose de :
Atomen. Ceotièmes.
Carbone a 8)47 ^
Hydrogène 6 a,i 1 1
Iode. • . , ,. f • f 2 89}4iS
GYAffUHE MKTIIYUQlîE. 84£i
Poids alomîque : 1773,67. Formule : C* H* T. Dumas et Péligot ont trouvé la densité de sa vapeur = 49888. D'après le calcul, elle est = 4)9^^3, en admettant que 2 volumes diode se combinent avec a volumes de niéthyl pour former 4 volumes d^iodure mé* thylique.
Suivant Dumas et Péligot , ce qui , après sa préparation , reste dans la cornue, contiendrait, indépendamment des acides iodhydrique, phosphoreux et phosphorique, une portion de biphosphate méthylique.
Fluorure méthylique^ Me F (hydrofluate de méthylène). On l'obtient en distillant le sulfate méthylique avec du fluorure potassique. L'opération s'effectue très-bien dans des vaisseaux de verre. Le fluorure se dégage à l'état de gaz, et on le recueille sur l'ean. 11 a une odeur agréable, éthérée, et un poids spécifique de 1,186. Il brûle avec une flamme bleue et dégagement d'acide fluorhydrique. L'eau absorbe i | fois son volume de ce gaz. Il se compose de:
Atomes. Centièmes.
Carbone • a 8,471
Hydrogène 6 a,i 1 1
Fluor . ; 2 89,418
Poids atomique : 43a,i3. Formule : C*H^F*. D'après le calcul, le poids spécifique est 1,44^^ > ^^^ admettant que a volumes = I atome de gaz fluor, se combinent avec 2 volumes de gaz méthyl pour former 4 volumes de fluorure méthylique.
Cyanure méthylique^ Me €y (hydrocyanate de méthylène). On l'obtient en distillant du sulfate méthylique avec du cyanure potassique anhydre. Le produit est liquide , mais il n'a pas été examiné de plus près.
Le cyanure méthylique peut se combiner avec d'autres cyanures et avec des sels. Deux de ces combinaisons ont été découvertes et décrites par Gregory.
Lorsqu'on dissout du sulfate méthylo-potassique dans une solution concentrée de cyanure ferroso -potassique, ou lorsqu'on fait évaporer un mélange des deux solutions, il cristallise d'abord une
S46 ll]tf OD AtrÜAE IfitHTLKlUE.
quantité cotisidërable d'un sei jâune ; si ensuite on évapoit h
liqueur jusqu'à siccité, et qu'on fasse bouHlîr ie résidu iv€c dt
l*alcool, cdui-cl dissout un sél inccdore. Ces deux sels conlienneDt
du cyanure méthyiique. Cette décomposition rend la liqueur il-
câline.
te seljaune^ M €y + î Fe 4y -f- 4 K Gy -4- S O , cristallise « tables carrées, jaune pâle, d'une siiiiilitüde Frappante avec celtes du st\ de lessive de satig. Il est trèssoluble danS TèàU, Insoluble dans Talcool d'une densité de o,845 , perd de leau de cristallisa* tion, et devient opaque par la chaleur. Il contient i3,5 pour cent d'eau. Par la distillation sèche, il se décompose en dégageant on gaz d'une odeur alliacée. Ce sel, dont la composition est exprimée par la Formule ci-dessus, paraît être un se! double de i atome cyanure Ferroso-métliylîque avec l atomes dé cyanure ferroso-potassique (1\I Gy + Fe €y) + îi (Fe Gy +• 2 K Gy).
Le sel blanc Forme uh dépôt cristallin par le réFroîdissement de Tnlcool. Il ressemble beaucoup au sulfate méthylo-potassique,et ne contient point d eau. Par la distillation sèche, il donne une vapeur d une odeur d'éther et d*ail, se boursoufle, et laisse à la fin du bisulfate potassique incolore. Avec Facide sulfurique concentré, il développe de l'acide cyanhydrique. D'après l'analyse de G«- ^0/7, il se compose de MeGy + 2 K.S* + (K S H- Me S): 3 atomes de sulfate méthylo-potassique décomposent 3 atomes de cyanure feiToso-potassique^ de là résulte i atome de chacun des sels, et 2 atomes de potasse sont mis en liberté, en donnant à la liqueur une réaction alcaline.
Rhodanure méthyiique^ MeC*N*S*. 11 a été préparé et examiné par Cahours, On l'obtient en distillant partit^ égales de rhodanure potassique et de sul&te méthylo-potassique avec une tfès-petite quantité d'eau. La cornue doit être dit fois plUs grande que Feiigérait la masse, si elle ne bouillait pas avec soubresaut. Le produit de la distillation est un liquide pesant, jaunâtre; on le déshydrata sur du chlorure calcique, et on le rectifie à fart.
Le rhodanure méthyiique est un liquide clair, incolore, d'une odeur sufFocante, et d'un poids spécifique de ï,i5o à -f-ifl'. Il bout entre + i32" et i33*. Il communique son odeur à l'eau, qui ce- {rendant n'en dissout que trèS'-peu, Mais il est soiuble en toute
iHHEK MétHYLiQUB ET OfitOftB. 847
proportion dans Talcool et dans lëlfaer. Uftcîde nitrique^ médiocrement concentré^ le dissout à chaud, et le dépose intact par le refroidissement. D*après l'analyse de Cahours^ îk se compose de :
Atomèi. Centièmes.
Carbone 4 32^,858
Hydrogène. ... 6 A^^di Methyl 2ö,523
Nitrogène a I9,i43 Rhodan. ..;... 79^47^
Soufre 2 43,905
Poids atomique : 914,48. Formule : C»H* + C»N»S\ La densité dé sa Tapeur filt trouvée, par CakourSj entre 2,549 ^^ ^y^?- ï^**" près le calcul, elle est = 2,627, ^^ admettait que 2 Volumes = I équivalent de rhodan se combinent, aans condensation , avec 2 voluthes de gaz méthyl, pour former 4 volumes de rhodanure méthylique.
Ce produit absot1)e^ à là luihiêre du jottr^ lentement le gaz chlore, Ist dépose de béftlix cristaul de chlorure cyaniqtie ; il se forme, en outre, ütl composé huilent^ pesant, jaune, qui se solidifie au contact dié l'ammoniaque. L*hydràte potftsdique, dans i alcool, le change, à chaud, ëtl ammoniaque et en bisulfure méthylique; la potasse se trouve titiie à de Tadde cyaniqu'é et A de l'acide carbonique. L'ammoniaque le chahge en un corps brun , humifok*me, et en une petite quantité d*une matière cristalHsable. Le bisulfure potassique , dans Talcoot , le décompose eta'ctement en bisulfut-e méthylique et en rhodanure potassique.
Transformations des composés méthyliques par èe chlore.
Éther méthylique et chlore. Un mélange de ces deux gaz est très-dangereux à manipuler, parce quil détonne souvent sans cause appréciable, et peut aitisi projeter avec force les éclats de Tappareil.
La première expérience à cet égard fut faite par MaltigiiHy qui, bien que l'appareil fAt brisé, parvint à obtehir et à analyser Tun des produits qui preftnent naissance. Plus tard, Regnauli réussit à remplacer les équivalents d'hydrogène dans l'oxyde méthylique, à recueillir les produits, et à le« étudier. Le véritable danger de ces expériences est dans l'échange des premiert équivalents d'hydro*
848 iTUJSR MKTUYLIQUE ET CHLORE.
gène : ce qui vieni; après peut être sans inconTénient traite psr plus de chlore.
Regnaxdt opéra dans l'appareil qui a déjà été indiqué pour la transformation du chlorure éthylique par le gaz chlore. On remplit le ballon d abord d*air sec, et on y fait arriver les gaz desséchés, de côtés opposés, par Touverture des tubes, de manière que ces gaz se mêlent bien à Tair avant leur contact. Il faut qne le gaz éther méthylique soit en quelque excès, c'est-à-dire qu'on en fasse arriver un peu plus de i volume pour a volumes de gax chlore. L'introduction des gaz doit être lente, en sorte que le ballon ne se remplisse à la fois que d une petite quantité du mélange. L'opération se fait dans une chambre bien éclairée, mais ut recevant pas la lumière directe du soleil. Les gaz se mêlent Ja* bord sans se combiner, et ceci peut durer pendant une heure entière; mais bientôt on voit les parois intérieures du ballon se couvrir de gouttes huileuses , et la combinaison s'effectuer ensuite sans interruption, tant qu'on y fait arriver de gaz.
Le produit ainsi préparé s'amasse dans le flacon au-dessous da ballon ; par la distillation, on le débarrasse de l'acide chlorbydhque et du gaz éther méthylique qu'il peut avoir absorbés.
C'est un liquide très-mobile, qui irrite les yeux et a uoe odeur suffocante, exactement comme le gaz acichloride carbonique. Vi fume à l'air humide ; cette fumée a une odeur acide, parce que l'humidité de l'air précipite un acide hydraté, cause de la vapeur visible. Le produit liquide a i,3 1 5 poids spécifique, à +20'*. Il bout à 4-102°, et distille sans altération. L'eau le dissout très-lentement, et prend une saveur acide; ce qui ne s'est pas dissous est resté intact. 11 se compose de C'H^Cl'O, formule qui s'accorde bien avec l'analyse. Il y a donc là un équivalent d^hydrogène échange contre 1 équivalent de chlore. La densité de la vapeur fut trouvée, par RegnauUy s= 4)047.
Il paraît assez évident qu'il y a eu plus de i atome d'éther méthylique employé à la formation de ce corps, qui renferme , pr conséquent, le double ou le triple des atomes simples qu'indique la formule empirique. En admettant un nombre double = C* H' Cl*0*, et une condensation du tout en 4^olumes, on a, pour la densité de la vapeur, 3,9713. On pourrait alors le représenter par C'H'^O* + C*H>C1% ou par C'H*G1» -+- O H» 0% ou bien le considérer comme une combinaison d'oxychlorure des deux
radicaux =: (FÔ + Fo €1*) + (Me + Me €1*}; mais, à l'ëpoque où ces expériences furent faites, Malaguti n'avait pas encore introduit Tétude des produits de transformation avec Teau, la potasse, l'alcool, etc., et on n'a pas examiné quels sont les acides en dissolution dans l'eau. En attendant ces recherches, toute théorie sur la composition du produit n'est qu'une hjpothèse.
En conservant ce produit dans un flacon bien rempli de gaz chlore, soigneusement à l'abri de la lumière directe du soleil, qui Tenflammerait, il s'échange encore i équivalent d'hydrogène. A mesure que cet échange continue, le composé qui en résulte est, contrairement à ce qui a lieu ordinairement, d'autant plus volatil qu^il est plus chloré, et on peut le séparer par la distillation. Le composé riche en chlore passe à-h nS*"; ce qui passe ensuite est le produit qu'on cherche à obtenir. Il est liquide, et son odeur est comme celle du précédent, mais beaucoup plus faible. Son poids spécifique est i,6o6 à + ao% et son point d ebulUtion à environ + i3o**. Il se compose de C* H* Cl* O, formule qui s'accorde parfaitement avec l'analyse. Son atome est le triple des atonies simples constitutifs; c'est de laçibichloride formique, déjà décrit dans le tome L
En opérant à la lumière directe du soleil, on remplace jusqu'au dernier équivalent d'hydrogène par du chlore, et on obtient un corps dont Regnault exprime la composition par C* Cl*^ O. Il est tellement volatil^ qu'on en perd beaucoup quand on essaye de le préparer dans un courant de gaz chlore. Il est liquide, d'une odeur extrêmement suffocante, d'un poids spécifique 1,594, et il bout à environ + 100°. Son atome est le double des atomes simph^s indiqués psLT Regnault ; c'est de lacitrichloride carbonique, déjà décrit dans le tome I. Si on le laisse encore quelques jours exposé, dans le gaz chlore, à la lumière du soleil, il finit par se changer en perchlorure carbonique G €1'; mais on n'a pas examiné si Ion obtient alors le gaz chlore mêlé de gaz acide carbonique ou d'oxygène.
Oxalate méthylique aifec le gaz chlore. D'après les expériences de Malaguti^ l'opération est très-lente à la lumière diffuse ; il se produit d'abord une combinaison où tout Thydrogène n'est pas remplacé. En la distillant, on peut hi séparer du mélange encore