‹ Traité de chimie minérale, végétale et animale (volume 5)Chapitre 67 sur 95 · OXIDES J)E NICKEL · texte numérisé non relu

OXIDES J)E NICKEL

ques gouttes de vinaigre. Le nickel se précipite alors à rétat de sulfure, tandis que la magnésie reste dans la dissolution. La plupart des oxides métalliques, qui ont été décrits jusqu’à présent, sont séparés du nickel par un courant de gaz sulfîde hydrique , qu’on fait arriver dans leur dissolution. On sépare les autres en précipitant la dissolution par un carbonate alcalin, et traitant le précipité par l’ammoniaque caustique. L’oxide zincique fait seul exception , parce qu’il est dissous et précipité par les mêmes réactifs que l’oxide niccolique. On parvient à dissoudre la majeure partie de l’oxide zincique, en traitant le mélange des deux oxides par la potasse caustique ; mais , pour opérer la séparation complète, il faut chauffer les deux chlorures dans un appareil distillatoire, dans lequel OR fait passer un courant de gaz acide hydrochlorique; le chlorure zincique distille alors à une température qui ne suffît pas pour volatiliser le chlorure niccolique.

L’oxide niccolique se dissout, par la fusion, dans le verre et dans les flux, et leur donne une couleur d’hyacinthe , qui est foncée à chaud , mais qui perd de son intensité par le refroidissement.

Suivant les expériences de Rothhoff , loo parties de nickel se combinent avec 26,909 d’oxigène pour produi re l’oxide niccolique, qui résulte de 7B,yi parties de métal, et 21,29 d’oxigène.

2® Suroxide niccoleux. On l’obtient en décomposant le nitrate niccolique à une température qui ne s’élève pas jusqu’au rouge, ou en faisant digérer l’hydrate niccolique dans la dissolution d’un chlorite. Le suroxide niccoleux est noir; il se décompose et dégage du gaz oxigène , quand on le chauffe jusqu’au rouge, ou qu’on le met en digestion dans de l’acide sulfurique ou nitrique. léacide hydrochlorique le dissout avec dégagement de gaz chlore ; et un mélange d’ammoniaque et de carbonate ammonique , avec dégagement de gaz nitrogène; dans les deux cas, le suroxide est ramené à l’état d’oxide niccolique. Il contient une fois et demie autant d’oxigène que l’oxide niccolique.

STI LF ü RE JS ICGÜLIQ VE .

3^ Suroxide niccoUque. Il a été découvert par Thénard. On Tobtient en traitant l’hydrate niccolique par le suroxide hydrique, avec les précautions qui ont été indiquées à l’occasion des suroxides de cuivre et de zinc. Il est d’un vert-clair sa-le , et ressemble, par ses propriétés, aux suroxides de ces deux métaux. Néanmoins Thénard considère son existence comme n’étant point encore suffisamment prouvée. En effet , il contient de l’eau, et on peut demander avec raison si les deux suroxides de nickel ne sont pas au même degré d’oxidation , et s’ils ne diffèrent qu’en ce que l’un contient de l’eau. Cependant le suroxide qu’on obtient en traitant l’hydrate niccolique par le chlorite potassique, diffère tout-à-fait, par son aspect, de celui que l’on obtient par le suroxide hydrique , quoiqu’ils soient préparés tous les deux par la voie humide.

Sulfure niccolique. Le nickel se combine aisément avec le soufre; la combinaison s’opère avec dégagement de 1 umière. Le sulfure qui en résulte est d’une couleur jaune grisâtre, et jouit de l’éclat métallique; il est attiré par l’aimant, et dissous par l’acide nitrique et l’eau régale. A la chaleur rouge, il est décomposé, en produisant une efflorescence d’une belle couleur verte.

On obtient aussi du sulfure niccolique en faisant fondre l’oxide niccolique avec du soufre, ou en réduisant le sulfate niccolique par la poudre de charbon; mais, d’après Berthier, il perd par ce dernier moyen une petite TjLiantité de son soufre.

Le sulfure niccolique se trouve, dans le règne minéral, cristallisé en aiguilles déliées et capillaires; ce qui lui a valu le nom de nickel capillaire (haarkies).

Par la voie humide, on obtient le sulfure niccolique en faisant arriver un courant de gaz sulfide hydrique dans la dissolution d’un sel niccolique neutre; le nickel se précipite, jusqu’à ce que la dissolution contienne un certain excès d’acide. C’est pour cela que, quand on veut précipiter, à l’aide du sulfide hydrique, d’autres métaux qui se trouvent dans la dissolution de nickel , il faut

SlJLFrjHF NICCOIJQUE.

y ajouter un excès d’acide, pour s’opposer a la précipitation du nickel.

Le sulfure niccolique obtenu par ce procédé, est d’un jaune brun foncé, presque noir. Il se dissout dans un excès de sulfhydrate; la dissolution a une couleur jaune brunâtre , et quand elle contient beaucoup de nickel , elle est noire et opaque. On s’est donné beaucoup de peine pour séparer le nickel de l’arsenic , à l’aide du gaz sulfide hydrique : mais on n’y parvient jamais bien; car, en dissolvant le minerai de nickel dans l’acide nitrique, une partie de l’arsenic passe à l’état d’acide, que le gaz sulfide hydrique ne décompose qu’incomplètement. On a prôposé aussi de précipiter une dissolution de nickel contenant de l’acide arsenique, par le suifhydrate ammonique, qui précipite le nickel et non l’acide arsenique ; mais , outre que le nickel est dissous par un excès de sulfhydrate, il se forme, au moment de la précipitation, une combinaison de sulfure niccolique et de sulfide arsenique, c’est-à-dire un sulfarséniate niccolique , en sorte que le précipité n’est pas exempt d’arseiiic. Le sulfure niccolique préparé par la voie humide, se dissout dans l’acide hydrochlorique, avec dégagement de gaz sulfide hydrique; le sulfarséniate niccolique ne s’y dissout pas.

Lé sulfure niccolique est composé de 64,76 parties de métal et 35,^4 de soufre, ou too parties de métal y sont combinées avec 54,4 ^ de soufre.

Arfvedson a découvert un autre degré de sulfuration, que l’on peut appeler soussulfure de nickel y et que l’on obtient quand on fait passer un courant de gaz hydrogène sur du sulfate niccolique chauffé au rouge. Au commencement do l’opération , il se dégage de l’acide sulfureux et des vapeurs d’eau, et le sel se convertit en une masse jaune pâle, d’un aspect métallique, qui fond aisément dans des vaisseaux de verre, quand on élève la température. Cette combinaison diffère de la précédente , en ce qu’elle est plus fusible et que sa couleur est plus claire. T.e nickel y est combiné avec moitié

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