SULFATES
eide hydrofluoborique liquide. Ils sont composés de telle* manière, que le métal électropositif s’y trouve combiné avec quatre fois autant de fluor que dans le fluorure, et avec moitié autant de bore que dans l’oxisel neutre.
Silicofluorures , Soumis à la distillation sècbe, ils donnent du gaz fluoride silicique et laissent un fluorure. Traités par l’acide sulfurique, ils dégagent du gaz fluoride silicique en grande quantité. Les alcalis séparent de leurs dissolutions, tantôt de l’acide silicique seulement (sels à base alcaline), tantôt un fluorure combiné avec de Facide silicique (sels des terres alcalines), tantôt enfin un silicate (sels des terres et des oxides métalliques). Leur composition est telle, que le métal électropositif y est combiné avec trois fois autant de fluor que dans le fluorure, et avec la quantité de silicium nécessaire pour produire un oxisel, dans lequel l’acide silicique contient deux fois autant d’oxigène que la base.
Cjanures. On les reconnaît à leur propriété de former , avec les sels de fer , un précipité bleu foncé (bleu de Prusse), ou un précipité blanc,qui bleuit à l’air, Inême quand la liqueur contient un grand excès d’acide.
SuJfocyanures. Il èst tout aussi facile de les recon-» naître que les précédons , en ce qu’ils communiquent aux dissolutions des sels ferriques une couleur rouge, qui est détruite par Un excès d’acide. Ajoutons , toutefois, que cette couleur rouge est aussi produite par quelques acides végétaux (acide méconique et sinapique), de meme que par quelques combinaisons encore peu connues du cblore et de l’iode avec Facide fulminique.
B. Oxisels.
Sulfates. Leurs caractères sont composés de ceux qui appartiennent au radical , et de ceux qui tiennent à Facide. Les premiers se retrouvent dans tous les sels à acides de soufre , les derniers sont caractéristiques pour l’acide sulfurique.
Les caractères qui proviennent de la présence du sou^ fj'e sont les suivans : le sel mêlé avec la poudre de cbarbon et cbauffé dans un vase fermé, se transforme en
SÜLJFATES.
sulfure : c’est ce qui arrive avec les sulfates des alcalis, des terres alcalines , et avec un grand nombre de sulfates métalliques ; ou bien le sel dégage de l’acide sulfureux qui s’échappe, et la base reste à l’état d’oxide : c’est ce qui arrive avec le sulfate de magnésie , les sulfates des terres , et de quelques oxides métalliques. Quand on opère sur un sulfate dont la base peut former un oxide salifiable, moins oxigéné, on obtient à la fois de l’acide sulfureux et un sulfure. Pour reconnaître la présence du soufre d’une manière positive, on fait les essais suivans. On mêle la matière que l’on veut examiner avec du carbonate sodique , et on chauffe le mélange sur un charbon, par le moyen du chalumeau, au feu de réduction. Il se forme alors une certaine quantité de sulfure de sodium, dans lequel on reconnaît la présence du soufre , en enlevant fendroit du charbon où se trouve la masse fondue, posant celle-ci sur un morceau d’argent poli et versant dessus quelques gouttes d’eau. Le soufre noircit de suite l’argent, ou si la quantité de soufre est très-petite , le métal brunit au bout de quelques instans. On peut aussi ajouter quelques gouttes d’acide à la masse fondue qui se trouve sur le charbon ; il se développe alors une odeur très- sensible de gaz sulfide hydrique. Cette méthode à la fois simple et délicate a été indiquée par Smithson. Une autre méthode, trouvée par Gahn, convient pour reconnaître de très-petites quantités d’acide sulfurique , surtout dans des minéraux exempts de métaux. Elle consiste à fondre, au feu de réduction, la matière à essayer avec du carbonate sodique et avec un petit morceau de verre ou un peu de silice , qu’il est avantageux de faire fondre préalablement avec la soude. On obtient alors du sulfure de sodium dissous dans le verre, qui est incolore tant qu’il est chaud, mais qui devient jaune ou rouge pendant le refroidissement. Si la quantité d’acide sulfurique contenu dans la substance examinée , est peu considérable , le verre reste transparent ; dans le cas contraire , il devient opaque.
Les caractères dus à la présence de V acide sulfurique, sont les suivans : le sel dissous mêle avec la
SULFITES.
solution d’un sel barytique, donne un précipité de sulfate barytique, totalement insoluble dans l’eau et dans les acides. Les sulfates insolubles dans l’eau sont dissous par l’acide hydrochîorique, et précipités par une dissolution de chlorure barytique. Il faut observer, à cet égard, que ce dernier sel est précipité par toutes les liqueurs fortement acides, et que, par conséquent, la dissolution acide doit être beaucoup étendue avant qu’on y ajoute le chlorure barytique. L’insolubilité du précipité, dans les acides , doit être constatée à part ; d’ailleurs , on peut, pour plus de sûreté, chauffer ce précipité comme je viens de dire, pour reconnaître la présence du soufre.
L’acide sulfurique forme, avec un petit nombre de bases, des sels acides, dans lesquels la quantité d’acide est doublée (bisulfates); il forme, avec un très- grand nombre de bases des soussels, dans lesquels il y a trois fois, six fois, et rarement deux fois autant de base que dans les sels neutres.
Hjposulfates. A l’état solide, on reconnaît ces sels à ce qu’ils donnent de l’acide sulfureux quand on les calcine , et laissent un résidu de sulfate neutre. Lorsqu’on fait bouillir la dissolution des hyposulfates avec de l’acide sulfurique, ils dégagent de l’acide sulfureux, sans laisser déposer du soufre et sans que la liqueur se trouble. On ne connaît point avec certitude les proportions dans lesquelles l’acide byposulfurique s’unit aux bases, pour donner naissance aux soussels et aux sels acides ; cependant, d’après Heeren, cet acide paraît suivre sous ce rapport les mêmes lois, que l’acide nitrique.
Sulfites. Ils ont une saveur particulière , propre à l’acide sulfureux, qui est sensible, même quand ces sels sont mêlés avec un excès de base. L’acide sulfurique qu’on y ajoute , fait naître l’odeur de l’acide sulfureux sans le concours de la chaleur, et sans que la liqueur se trouble. Dissous dans l’eau, ils absorbent de l’oxigène, et se convertissent en sulfates. Chauffés à l’état solide, dans des vases distillatoires, ils se décomposent de telle sorte, que les trois quarts du sel passent à l’état de sulfate, tandis (ju’un quart se convertit en sulfure métallique. C’est