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Métaux et métalloïdes quadrivalents

— Le plomb, l'étain et l'aluminium forment de nombreux

composés organo-métalliques. Un grand nombre de dérivés

organiques du silicium se rapportent aussi à ce type :

Plomb'triméthyle (CIF)^Pb, radical monovalent non

isolé ; on connaît un certain nombre de sels formés par ce radical;

Plomh'tètramèthyle (CH^)^Pb, liquide, d'une odeur camphrée, de densité 2,03, bouillant à 110°;

Plomb'triéthyle [Cm^yPh.Vh{Cm^)\ liquide jaunâtre, de densité 1,471 ; il donne, en se dédoublant, de nombreux dérivés ;

Plomb'tétréthyle (C^H^j^Pb, liquide incolore, de densité 1,62, bouillant vers 200^;

Plomh-triisoamyle (C^H»»)3Pb.Pb (C^H*i)'\ liquide qui donne en se dédoublant de nombreux sels ;

Stannodiméthyle (CH^j^Sn, non obtenu à Tétat de pureté; ses sels sont obtenus facilement;

Stannotriméthyle (C^H^)^Sn, radical monovalent non obten u à l'état libre ; on en connaît divers sels ;

Stannotétraméthyle (C*H^)^Sn, non obtenu à l'état de pureté ; dérivé saturé ;

Stannodiéthyle {C'^]i^)^Snj liquide huileux, d'une odeur irritante, de densité 1,56, bouillant à 150** en se décomposant partiellement. Radical bivalent dont on connaît de nombreux produits d'addition ;

Stannotriéthyle (C2H3)3Sn.Sn(C2Hs)3, liquide incolore, bouillant à 265''; il donne, en se dédoublant, un grand nombre de sels;

Stannotétréthyle.

On connaît aussi des composés mixtes où un, deux, trois groupes éthylessont remplacés par un, deux ou trois groupes méthyles.

Stannopropyle ;

Stannotrip^apyle ;

Stannotétrapropyle.

On connaît aussi des dérivés butylés, amylés et phénylés, ainsi que des dérivés mixtes.

Aluminium-méthyle (CH^)^AP, liquide spontanément inflammable, bouillant à ISO"".

Aluminium-éthyle (C*H^)®AP, liquide visqueux, spontanément inflammable, bouillant à 194"*;

Aluminium-propyle (C^H^)^AP, liquide spontanément inflammable; bouillant vers 250**;

Aluminium'isohutyle (C^H^)^*AP, liquide fumant à Tair,

Dérivés siliciés. — La plupart ont été préparés par M. Frîedel.

Silicium-tétramêthyle Si (CH^)^, liquide incolore, bouillant à 30%5 ;

Silicimn-tètrèthyle Si (C''H^)S liquide non spontanément inflammable ; bout à 152'*,5;

Silicium-triéthyle (C^H^)^ Si.Si (C^H^)», liquide bouillant vers 252*^ ;

Silicium'-tétrapropyle (C^H')*Si, liquide incolore, bouillant à 213^

Ces divers composés ont fourni de nombreux dérivés; on a d'ailleurs obtenu un certain nombre de composés mixtes contenant, au lieu de trois ou quatre groupes identiques, des groupes C"H^'*+* différents, et même des groupes contenant de l'oxygène. Tels sont les nombreux éthers siliciques.

588* Métaux et métalloïdes pentavalents.

— L'antimoine parmi les métaux, l'arsenic et le phosphore parmi les métalloïdes, ont donné de très nombreux dérivés. Les composés analogues formés par l'azote, les aminés, ont déjà fait l'objet d'un chapitre spécial, à cause de leur importance.

Vantimoine-diméthyle (CIF)2Sb.Sb(CH3)2 et Vantimoine-tétraméthyle (CH^)^ Sb.Sb (CH^)* ne sont pas con-

nus, mais on connaît des sels de ce dernier composé.

h' antimoine-trimèthyle (CH^)^Sb est un radical bivalent dont on connaît divers sels ; c'est un liquide incolore qui bout à 80'*,6; il s'enflamme parfois spontanément à Tair.

Vantimoine-pentaméthyle {CH^)^Sbn'a été obtenu qu'à l'état impur; il paraît distiller vers 100\

Aiitimoine-triélhyle (C'H^)^Sb, liquide incolore, d'une odeur d'oignon insupportable, bouillant à 160^. C'est un radical bivalent dont on connaît de nombreux produits d'addition.

Antimoine-tétrèthyle (C-H^)^Sb , radical monovalent inconnu à l'état de liberté ; un certain nombre de ses sels sont bien connus.

Antimoine-fentèthyle (C'^H'^)^Sb ; composé saturé non obtenu à l'état pur. On connaît aussi quelques dérivés amylés de l'antimoine.

Dérivés de l'arsenic. — Parmi ces dérivés ceux qui sont du type AsR^ s'appelknt des arsines ; ils se combinent avec les éthers iodhydriques pour donner des iodures de composés quaternaires que l'on peut transformer en hydrates et qui ont alors des propriétés basiques énergiques qui les rapprochent de l'hydrate de potassium et des hydrates des ammoniums et phosphoniums quaternaires. Parmi les autres dérivés, le cacodyle, le plus anciennement connu, a été l'objet de nombreuses recherches, et l'on connaît actuellement un grand nombre de corps qui en dérivent.

Arsenic-monomèthyle (CH^)As, radical tétravalent non isolé: nombreux dérivés connus.

Arsenic-dimèthyle (CH^)^As. As(CH"^)^, ou cacodyle, ou liqueur fumante de Cadet. Il a été découvert, en 1760, par Cadet, en distillant un mélange d'acide arsénieux et

§ â. — ÉTUDE DES COMPOSÉS ORGANO-MÉTALLIQUES 589

d'acélate de potassium (1); il obtint ainsi une liqueur d'une odeur extrêmement fétide, fumant à Tair et dont les vapeurs sont très dangereuses à respirer. Bunsen a montré, depuis, que le produit obtenu dans cette réaction est un mélange de cacodyle et d'oxyde de cacodyle. La constitution de ce corps n'est cependant bien établie que depuis les travaux de MM. Cahours et Riche.

On le prépare en distillant au bain de sable dans une cornue en verre un mélange de parties égales d'acide arsénieux et d'acétate de potassium bien sec. Le ballon réfrigérant qui fait suite à la cornue doit être bien refroidi et muni d'un long tube qui envoie au dehors les produits non condensés qui sont très dangereux à respirer. Lorsque la distillation est terminée, on trouve dans le ballon deux couches de liquide. La partie inférieure, d'une couleur brune, est du cacodyle impur ; la couche supérieure contient de Tacétone et de l'acide acétique ; on décante avec un siphon le liquide de la couche inférieure et on le fait arriver dans de Feau contenue dans un flacon, afin d'éviter qu'il ne soit en contact avec l'air et qu'il ne s'enflamme. On le lave avec de l'eau, on le rectifie sur de la potasse solide, puis avec de l'acide chlorhydrique on le transforme en chlorure de cacodyle (CH'^)-AsCl, qui bout vers 100''. Pour le transformer en cacodyle on chauffe ce dernier corps en tube scellé avec du zinc. On traite ensuite la masse par l'eau qui dissout le chlorure de zinc, et le cacodyle qui se sépare de cette solution est décanté, desséché sur du chlorure de calcium et distillé en présence d'un gaz inerte.

Le cacodyle est un liquide incolore, visqueux, fumant

(1) Cette réaction est souvent utilisée dans les analyses qualitatives de sels pour reconnaître les acétates.

à Tair et ne tardant pas à s'y enflammer, d'une odeur très désagréable, facile à reconnaître, peu soluble dans l'eau. Il bout à 170** et cristallise à ôO"". On connaît un très grand nombre de dérivés de ce corps.

Arsenic4riméthyle{Cii^YXsy ou triméthylarsine, liquide bouillant un peu au-dessous de 100".

Arsenic-Utraméthyle (CH^) As, radical monovalent, non connu à l'état de liberté; on a préparé quelques-uns de ses sels ;

Arsenic-pentamèthyle (CH'^)^As, dérivé saturé peu connu ;

Arsenic-monoéthyle (C'-^H^jAs, radical télravalent non isolé, quelques sels connus;

ArseniC'diéthyle (C''H^)^As.As (C^H^)-, ou éthyl-cacodyle. Liquide huileux, d'une odeur désagréable, bouillant à 185"; il est spontanément inflammable à l'air; on connaît quelques dérivés de ce corps ;

Arsenic'trièthyle (C^H^)^As, ou triéthylarsine. Liquide huileux bouillant vers 150". Il fume à l'air et s'enflamme parfois spontanément. Nombreux dérivés connus ;

Arsenic-tétréthyle (C^H'^)^ As , radical monovalent non isolé, mais dont on connaît d'assez nombreux dérivés.

A côté de ces composés on en connaît un grand nombre d'autres où les groupes C"H2"+\ qui sont unis à 1 atome d'arsenic, sont différents; d'autres composés, nombreux aussi, contiennent des groupements C'*H^"+* modifiés par la substitution à un ou plusieurs atomes d'hydrogène d'un nombre correspondant d'atomes de corps mono- ou bivalent.

On connaît aussi des dérivés analogues à ceux dont nous venons de donner la liste, mais où l'éthyle est remplacé par le propyle, l'amyle, le phényle, etc.

Dérivés du phosphore, — Les dérivés du type PR^ se nomment des phosphines; leurs propriétés rappellent celles des arsines et des aminés.

Phosphore-monomèthyle PH'^(CH^), c'est un gaz d'une odeur affreuse qui se condense à 14^ en un liquide incolore; ce gaz fume à Tair en s'oxydant et donnant de Facide méthylphosphinique CH^PO'^H' ; .

Phosphore-diéthyle PH(CH'*)^, liquide spontanément inflammable, qui bout à 25"";

Phosphore-triméthyle P (CIP)'', liquide incolore, d'une odeur insupportable ; il bout vers 40'' et fume à Tair en s'oxydant. Assez nombreux dérivés connus ;

Phosphore-monoéthyle PH^(C^H^), liquide incolore, qui bout à 25" ;

Phosphore-diéthyle PH(C'H^)^, liquide d'une odeur très désagréable, bouillant à 85**;

Phosphore-triéthyle P(C^H'*)^, liquide de densité 0,81 qui bout à 127**, 5. Très nombreux dérivés connus ;

Phosphore-té tréthyle^ radical monovalent non isolé, mais dont on connaît un certain nombre de composés.

On connaît, en outre, comme pour l'arsenic, un grand, nombre de composés mixtes et des composés où les groupes C"IF"+* ont été modifiés par des substitutions. On connaît aussi des dérivés propylés, bulylés, etc., ainsi que des dérivés phénylés, crésylés, xylylés et naphtylés.

589. Métaux hexavalents. — Le tungstène a fourni des dérivés du tungstène tètramèthyle ^ tels que riodure (CirY*TuP et divers autres sels, mais ce radical bivalent n'a pas été isolé.

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