III M II
aciilf> eu l'ctt'iiaiil mu (•(•ri.iiiK' iiuanlitr df ci'.s corps. l.'ainiiK» Il n(|iif en (lis>out aiilaiit (lucltaii |uiic.
J.i'S sels (ie pcroxiiic de fer lacolnrciit <ii hicii coiuiiit' la niorpliiiie: la i'()iu''iiiai\()ii ver(lil pai rt'liiilliiuri.
l."aei(l(' sijlliiritjiif el I acide nilniiuc ddiirs ne la di^Milveiil qu'( Il j)cli(c (|iiaiiliic ;( Ile c.v| plus .soliiMi- dans Tacide liydroelildiiipie cl surtout ;iussi dans l'aeide acélKpic.
Sa conilunaison avec l'acide sull'urique reiiicinic 8, s (lour cent d'acide. On n*a pas examiné les autres sels.
ISarccinc.
I (iiniule ; C.,„ H,„ N., (),,, ^Coukhrk).
Cette substance, découverte en ISiJi par Pi.i.i.ktikr . se rencontre éi^aleinetil dans ropiuni. On roblicnl n l'aide de l'extrail aipienx de l'opium, d où l'on a préalaldemcnt extrait l'acide méconique, la méconine, la morphine et la nareoiiiMî, eu dissolvant cil exlrait dans l'eau, filtrant, ajoutant au iiijnide filtré un excès d'ammoniaqne, faisant bouillir pour en chasser l'amnioniaque excédante, laissant refroidir, filtrant de nouveau, concentrant le liquide filtré par l'évaporation, et piéiipilant enfin par de l'eau de baryte; puis on ajoute du carbonate d'ammoniaque au liquide filtre, afin d'enlever l'excès de baryte, et l'on évapore le liquide filtré à consistance de sirop-, la narcéine cristalli'^e alors au bout de quelques jours à l'état impur. On la presse pour enlever reau-mèi e, el on la traite p.ir de l'alcocl bouillant de 0,8-2.'î 5 on filtre et Ion chasse la plus grande partie de l'alcool. La narcéine cristallise alors par le refroidissement du liquide: on peut la purifier pir une nouvelle cristallis lion.
Lorsqu'elle est souillée d'un peu de méconine ou de codéine^ on la purifie au moyen de Téther, qui dissout ces deux sub-stances et laisse la narcéine.
Elle cristallise en aiguilles incolores, soy(;uses et aplaties, d'une saveur légèrement amère et métallique ^ elle fond à 92". A une température élevée elle se décompose. Les produits de sa distillation sèche sont acides.
Les acides minéraux concentrés la détruisent aisément; l'acide hydrochlorique fumant, étendu d'un peu d'eau, la colore
DK CHl.Mlh ORUAMyUE. 601
OU l)k'ii il'îi/ui'; |)ai' l'évapoi-ilioii lente, le litiiiide devient d';ilioid r()U},'(* , puis violet et enlin d'un hleu foncé. Les substances hygrométriques, telles que le chlorure de calcium, délenninenl des colorations seniblahles dans sa solution acjueuse.
L'acide nitrique cuncentré délruit la narcéme, en foi mml de lacide oxalique et probablement aussi d(' l'acide nitro-picrique.
Les acides végétaux ne colorent pas la narcéine, sauf en pré sence d'un acide minéral énergique; ainsi, l'acide tartrique colore en bleu Thydrochlorate d«; narcéine.
Les sels de peroxide de fer ne bleuissent pas la narcéine , ce qui la dislingue de la morphine.
La narcéine est soluble dans l'eau ; elle en exige 375 parties à la température ordinaire et 230 parties à l'ébullition. La solution n'est fii acide ni nicaline. Elle se dissout encore mieux dans l'alcool; elle est insoluble dans l'élher.
Les aciiles étendus la dissolvent sans se neutraliser; lorsqu'on essaie d'obtenir par l'évaporation des sels cristallisés, il se dépose de la narcéine non altérée.
Narcotine.
Formule : C,„ H,^ jN,, O,^.
Synonyme : sel de Desrosne.
Elle fiit obtenue, pour la première fois, par Desroî-nk en 1S03 ; Si:rtler.ner la prit longtemps pour un sel basique de morphine . jusqu'à ce qu'enfin Robiquet en enseignât les caractères paiticuliers. Elle se rencontre dans l'opium et dans le suc laiteux de plusieurs p.-ipavéracées.
La meilleure manière de préparer la narcotine consiste à faire bouillir avec de l'acide acétique concentré le résidu d'o{)ium provenanl de la préparation de la morphine et épuisé par l'eau, à filtrer le liipiidc et à précipiter par de l'ammoniaque. On purifie la narcotine précipitée en la dissolvant dans de l'alcool concentré et bouillant, auquel se trouve mélangé un peu de charbon aninml ; la narcotine cristallise alors par le refroidissement du liquide filtré tout bouillant. On peut aussi traiter par l'alccol ropinm épuisé (lar l'eau, puis éloigner l'alcool par la dl^ldlatlon.
f,0-2 TKAITi:
Lorsqu'on traite l'opium pir de l'eau acidulée, loule la narcotine se di>sout avec la riiorpliiue, et le précipité occa.^ionric par les alcalis dans l'extrait, renlerine alors toute la narcoline avec (l(! la niorpliiue. Si on le traite par de l'acide acélicpie fort éleniiu, la moii)liiiie s'y dissout, tandis que la uarcotine reste à I état insoluble.
Kn traitant par de Tel lier l'opium réduit en pondre fine, on peut en extraire toute la narcoline ^ par l'évaporation spontanée la solution dépose alors de j^ros cristaux de narcoline pure.
Cet alcaloïde cristallise en prismes droits à base rhombe ou en aiguilles aplaties, incolores, transparentes, brillantes, et groupées en faisceaux; lorsqu'on le précipite d'un stJ , il se présente sous la forme dune poudre blanche et légère. 11 est sans saveur ni odeur; il fond à 170", en perdant 3 ou 4 pour cent de son poids, et se concrète à 130"; refroidi lentement, il redevient cristallin , autrement il devient diaphane et gercé. 11 se décompose à une température élevée comme la morphine.
La narcoline est insoluble dans l'eau froide et 1res peu soluble dans l'eau bouillante; 1000 parties d'eau bouillante ne dissolvent que 2 parties de narcoline. 100 parties d'alcool de 85 centimes dissolvent à l'ébullition 5 parties de narcoline, dont 4 cristallisent par le refroidissement de la solution. L'éther bouillant en dissout 2 pour cent ; à froid , il n'en prend pas même la moitié. Les solutions sont fort amères et n'ont pas de réaction alcaline.
Elle se dissout également dans les huiles grasses et dans les huiles essentielles. Elle est insoluble dans les alcalis aqueux et dans l'eau de chaux.
Les sels de peroxide de fer ne la colorent pas en bleu. L'acide nitrique concentré ne la rougit pas ; mais elle prend une teinte rouge de sang au contact de l'acide sulfurique qui ne renferme ^ue -— ,- d'acide nitrique. Voyez l'appendice à la fin du volume.)
Les sels de narcoline s'obtiennent en saturant les acides étendus par la narcoline; ils présentent toujours une réaction acide et sont d'une grande amertume. Lorsqu'on évapore leurs solutions les acides s'en dégagent lorsqu'ils sont faibles et volatils. I^'eau ajoutée en excès aux combinaisons de la narcoline avec les
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acides f.iibles , les décompose aussi en séparant presque toute la narcotiiie.
beaucoup de sels de narcoline sont solubles dans l'alcool et diiiis réllier.
Jlydrochlorate de narcoline. — Evaporé à consistance du sirop et conservé dans un endroit chaud , ce sel dépose à la loiif^ue des points cristallins-, par une dessiccation ra|)ide, on l'obtient à l'état d'une masse dure et diaphane. Le i;az liydrochlorique sec se combine avec la narcotine en donnant une mass<! saline (|ui , dissoute dans r.ilcool absolu, peut s'obtenir à l'ét.'it cristallin. Cette combinaison do;me des composés doubles avec les bichlorures d'or, de mercure et de platine.
Sulfate de narcotine. — Il se dessèche en une masse dure.
Acétate de narcotine. — On peut l'obtenir cristallisé par l'évaporation dans le vide. Suivant Wittsïock, les cristaux seraient de la narcotine pure. L'acétate de potasse basique précipite la narcotine de la solution acétique et se transforme en sel neutre.
La teinture de noix de galle précipite la narcotine de ses dissolutions à l'état de ilocons blancs et caillebotteux.
Cet alcaloïde ne possède pas des propriétés médicamenteuses bien tranchées. En combinaison avec l'acide acétique ou sulfurique , il tue un chien , à la dose de 2 ou de 3 grammes ; dans l'huile d'olive il paraît aussi être vénéneux. (Voir à cet égard les expériences de Dieffekbach, dans Archiv. f. Physiot. et Anatom.., janvier 1829 ).
Chélidonine.
Formule : C„ H,, N, O, (Will).
Cet alcaloïde, déjà remarqué par Godefrov, fut examiné plus tard par Polex, Reuling, et notamment par Probst.
On dissout dans très peu d'eau , aiguisée par de l'acide sulfurique, Ir précipité ammoniacal obtenu dans la préparation de la chélérythrine et mise en digestion avec de l'éther; puis on y mêle deux fois son poids d'acide hydrochlorique concentré. Au bout de quelipie temps il se produit un précipité cristallin cl grenu qu'on lave à l'eau froide et qu'on prive d'acide en le fai-
.s.iiil (lii;L'rci" a\oc de rainm()iii;i(|ii(' ; on le dissout une scc-oikU; ('•<is dans de Tacidc suiruri(|ue ddué; un précipite par de l'acide liy.lrocliloiiquc concentré, puis, après avoir mis le nouveau pré'ipité en dif;eslion avec d<; l'ainmoiiiaque el l'avoir redi.'soiis d.uis l'acide suUui ique, oh précijiile encore une fois, et on dissout dans raleool^ la chélidonine cristallise ainsi sous forme de tahletles iticolores. On peut éf^alement la dissoudre dans l'acide acétique; la cliéliiloiiine s"y dépose alors, [>ar l'évajxiralion ^ en erislaux réfîuliers.
Rlle est incolore, sans odeur, d'une saveur amère; sa poudie déleint loitt'ment F.lle est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'élher -, la teinture de noix de s,n\lt; et les alcalis précipitent à l'état de flocons la solution a(|ueuse de ses sels. Le précipité devient {;renu et cristallin au bout de quehjue temps.
La chélidonine fond à 130" en doimant un liquide olé;igineux et sans se décomposer; elle brunit par une fort« chaleur, et brûle avec une flamme claiie vl fuligineuse sans laisser de résidu. Fdle renferme 4,8 pour cent = 2 atomes d'eau qui se dégai;ent com[)létement à 100". Ses sels sont incolores, d'une réaction acide, et en grande partie solubles dans l'eau. Lorsq\i'on évapore ses solutions salines renfermant des acides faibles et volatils, elles déposent de la ctiélidonine cristallisée et pure ; le charbon animal sépare aussi la chélidonine de la solution de ses sels.
Sulfate de chélidonine. — Il s'obtient en dissolvant la chéliilonine dans de l'acide suifui ique dilué, évaporant , enlevant l'excès d'acide par de l'éther , dissolvant dans l'alcool absolu et ah.indomiant à l'é'.aporalion spontanée. Il cristalliseaisément. Dans l'air chaud, sa solution se dessèche en une masse gommeuse et cassante. Ce sel est inalléiabie à l'air , réagit acide , se dissout très aisément dans l'eau et l'alcool, et fond entre 50 et 60°.
Phosphate de chélidonine. - ■ Il cristallise plus aisément que le précédent , se dissout aussi avec facilité dans l'eau et l'alcool , et fond avant de se décomposer.
ISitrate de chélidonine. — En dissolvant la chélidonine dans l'acide nitrique dilué , on obtient par réva[)oration de fort beaux cristaux. L'acide concentré décompost^ aisément cet alcaloïde. Le nitrate de chélidonine est peu soluble dans l'eau, de sorte qu'on
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peut aussi l'oLtenir à \\'lr\\ d Un pn'cipiU'' ciistollin , en .ijoulrint (le r.inide nitrique étendu à une solution de sulf;ite de cli»'*lidotiine.
JJydrochlorale de chélidonine. — On l'obtient eu dissolvant la chélidonine dans fort peu deau chargée d'acide hydrochiorique, évaponuit à siccité, lavant avec de l'éther, dissolvant dms l'eau bouillante et évaporant ; il se sépare alors des croûtes cristallines. Il réagit acide comme les autres sels de chélidonine ; sa saveur est fort amèrc. Il se dissout dans 32.} parties d'eau de 18°. Il forme avec le bichlorure de plaline un sel double analogue au clilorojilatinate d'ammoniaque, qui peut se laver sans s'altérer, et que l'on peut même faire bouillir avec de l'acide nitrique étendu.
Acétnle de chélidonine. — On peut se le {)rocurer eu précipitant le sulfate de chélidonine par de l'acétate de baryte. 11 se dessèche à l'air en une masse gommeuse, qui n'est com[>létement soluble dan> leau qu autant qu'on y ajoute de l'acide acétique. Il ne présente aucune action toxique.
Chélérythrine.
Synonyme : Pyrrhopine.
Cet alcaloï le fut découvert simultanément par Probst et POLF.x dans la grande chélidcine ( Chelidonum majus] ■ le premier la soumis à un exauieu plus attentif.
Il se trouve surtout en abondance dans les racines et dsns les grain» s non mûres de la chélidoine et dans la racine de Glaucium luleum.
On traite avec de l'eau, aiguisée par de l'acide sulfurique, les racines en question, fraîches ou desséchées, ou bien aussi le ré>idu obtenu après les avoir traitées par du carbonate de soude pour en extraire l'acide chélidonique ; on précipite l'extrait par de l'ammoniaque, et après avoir lavé et exprimé le précipité, ou le dissout encore humide dans de l'alcool aiguisé par de l'acide sulfurique-, on éloigne ensuite l'alcool par la distillation, on précipite par de l'ammoniaque la solution aqueuse du résidu, puis, le précipité ayant été lavé, on le dessèche rapidement à une lempi'rature modérée, et on Tépuise avec de l'élher après l'avoir bien pulvérisé. L'éther se charge de la chélérythrine et laisse en grande partie la chélidonine. La solution éthérée donne par l'évapor.ttion
une mns'^0 v«M"(lA(rc et visqurust; que Pou dissouf dnns fori prii (l'acide liydroplilorique; il reste alors une matière résineuse. Ou évapore à siccilé la solution liydrochlorique (jui est d'un rouge foncé et on l'épuisé avec de l'élher-, celui-ci laisse l'hydrochlorale de chélérylhrine. On dissout celui-ci dans fort peu d'eau froide^ il reste alors un résidu dliydrochlorate de cliélidoiiine -, on évapore la solution à siccité et on la redissout tant qu'elle donne encore de ce dernier sel. Knfin la masse est dissoute dans l'alcool absolu qui dépose, par l'évaporalion spontanée, l'hydrochlorale de chélérythrine à l'état cristallin.
On peut aussi précipiter la solution aqueuse par de l'ammoniaque et dissoudre le précipité dans l'éther, qui laisse, par l'évaporation , la chélérylhrine à l'état d'une masse poisseuse que la dessiccation transforme peu à peu en une masse brillante et friable.
Les alcalis précipitent la chéiérythrine de ses solutions salines à l'état d'un précipité blanc grisâtre, qui, desséché à une douce température, donne une poudre friable qui excite beaucoup l'éternument. Tant que l'ammoniaque ne la précipite pas de manière que le liquide surnageant n'est pas limpide et incolore , le produit n'est pas pur. -
La chéiérythrine se ramollit à 65° comme une résine ; l'alcool absolu la dépose à l'état de mamelons'cristallins ; elle est insoluble dans l'eau 5 sa dissolution alcoolique est jaunûtre. Lorsqu'on y verse un acide, la chéiérythrine se colore d'un beau rouge orange, et donne des sels, solubles pour la plupart dans l'eau, d'une belle couleur, et, même en petite dose, d'une action narcotique et vénéneuse.
Elle ne brunit pas le curcuma.
Sulfate de chéiérythrine. — On ne l'obtient que difficilement à l'état cristallisé en dissolvant la chéiérythrine dans l'acide sulfurique étendu, évaporant à siccité, lavant avec de l'éther et dissolvant dans l'alcool ; le sel se dépose alors par l'évaporation spontanée.
Il est très soluble dans l'eau , moins soluble dans l'alcool, et insoluble dans l'éther. Il est inaltérable à l'air et fond par réchauffement.
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Phuftpfiale df chclérythrine. — lls'oblienl plus aisément cristallis('î que le pircédenl.
Nydrochloratc de chélénjlhrinc. — On le prépare comme le sulfate; il est peu soluble dans racide libre, et en est précipité en partie. Il ne réagit point acide.
Acélate de chélénjthrinc. — 11 peut être évaporé à siccité sans perdre son acide et en conservant sa solubilité dans l'eau.
Chélidonate de chélérythrine. — 11 est également soluble dans l'eau et l'alcool.
La teinture de noix de galle précipite les solutions aqueuses des sels de chélérythrine ; l'alcool dissout le précipité. (Probst.)
Glaucine.
Elle a été découverte par Probst , dans le Glaucium luteum. Klle se rencontre dans les parties herbacées de la première année ; la racine n'en a point donné.
On exprime le suc de la plante, après l'avofr dépouillé des fleurs et de la racine, en le pilant avec un peu d'.icide acétique, on chauffe le suc pour en séparer la chlorophylle , et l'on précipite le liquide par l'ammoniaque ; le précipité ayant été dissous dans l'acide sulfurique concentré, on y ajoute un volume éçfai d'alcool, et après avoir sursaturé par de l'ammoniaque, on sépare le nouveau précipité -, le liquide filtré ayant été saturé par de Tiicide sulfuiique, on en éloigne l'alcool par la distillation, on sature le résidu par du sulfate de soude et l'on précipite par de l'ammoniaque. f)0 livres d'herbe fraîche n'ont donné que 4 '/^ scrupules de ce précipité, qui est résineux et se laisse tirer en fils soyeux qui deviennent bientôt cassants. On l'épuisé par de l'éther; celui-ci laisse en s'évaporant une masse blanche et poisseuse qui devient friable par le refroidissement. Dissoute dans l'eau, elle dépose, en s'évaporant, la glaucine sous la forme de paillettes nacrées.
On obtient une plus grande quantité de glaucine, en précipitant par du nitrate de plomb le suc c'arifié, enlevant loxide de plomb par l'hydrogène sulfuré, et précipitant du liquide neutre la glaucine au moyen d'une décoction d ecorce de chêne ; le précipité est mélangé avec de l'hydrate de chaux, puis traité par
d<* r.tirool; on piéripito la clniiv do la solution iwoc de l'ai^id*^ c.irboniqut', on (liasse l'alcool p.ir l\'v;iporalion, et on lave le résidu avec nn peud'cau, qui laisse de la glauriiie presque blanche; celle-ci étant di-soiite dans l'eau Itouillante, se dépose par l'évaporatioii spontanée à l'éliit cristallié.
Précipitée de ses solutions salines par les alcalis, la {^lancine forme un précipité caillebottrux, qui s'agglonatre peu à peu comme une résine.
La jjlaucine fond comme de l'huile au dessous du point d'ébuUition de l'eau; sa saveur est amère et acre. Elle se dissont dans l'eau chaude-, de même les alcalis caustiques la dissolvent, Klle bleuit le tournesol roui;e. La lumière scalaire la rend rougcûlre.
Avec les acides, elle forme des sels neutres, blancs, d'une saveur acre, et qui sont précipités par la teinture de noix de Q,<\\\e.
Le charbon animal leur enlève la glaucine, mais l'alcool ne rexfrriit que difficilement du mélange.
Hydrocftlornte deglaucine. — On l'obtient en dissolvant la glaucine dans de l'acide hydrochlorique étendu. La solution concentrée se prend en une bouillie composée de fines aiguilles ; on les exprime pour en sé[)arer l'eau-mère; lorsque la glaucine qu'elles rentennent n^est pas bien pure, elles ont une teinture rouge bleuâtre. Le contact prolongé de la lumière les colore aussi; on peut les purifier par des cristallisations dans l'alcool. L'hy.'rochlorate de glaucine est insoluble dans l'éther.
Sulfate de glaucine. — Lorsqu'on ajoute de l'acide sulfui i<jue fort étendu à de la glaucine, il se produit une solution d'un rouge sale, qui dépose du sulfate par Tévaporation spontanée. On lave le sel avec de l'éther, on cherche à séparer la matière colorante par de l'alcool, puis on dissout le sel lui-même dans ce liquide-, it s'y dépose en cristaux par l'évaporation spon'anée. Il est fort soluhle dans l'eau et l'alcool, insoluble dans l'éther. Lorsqu'on chaufiTe la glaucine avec de l'acide sulfurique concentré, jusqu'à ce que cet ;icide commence à fumer, le mélange prend une belle couleur violet d'indigo ; réchauffement étant assez prolongé, toute la glaucine est transformée sans dégagement d'acide sulfureux. Le liquide conserve sa teinte en vase clos ; l'eau le rend d'un
DK CHI.MII- oitriVMQUR. tiO^
rouge cerise, I ammoniaque n <;(c;i.>i(iim(' un i)i('ci[)ité lileu d'indigo, solubledans l'alcool avec une couleur Iticue vl dans les acides avec une couleur rouge. J^es alcalis précipilcnt en bleu la solution dans les acides.
L'acide hydrochlorique concentré se comporte à chaud d'une manière semblable, seulement l'action est moins éiierf;i(jue^ l'acide nitrique concentré décompose rapidement la glaucine. L'acide pliosphorique se combine mieux avec elle sans qu'il y ait décomposition, et donne une combinaison cristallisable.
Glaucopicrine.
Découverte par Puorst dans la racine de Glaiiciuni lutfum. On neutralise par de l'acide acétique les extraits acétiques de la racine précipités par de l'ammoniaque, et on les préci[>ite par une décoction d'écorce de chêne, he nouveau [irécipité ayant été séparé, on le lave, et après l'avoir mélangé avec de l'hydrate de chaux et de l'alcool, on le chaufl'e doucement, on fdtre et l'on éloigne la chaux du liquide au moyen d'un courant d'acide carbonique. Puis l'alcool à son tour est éloigné par la distillation, le ré.^idu est desséché au bain-marie et épuisé par de l'éther ; il reste alors de la glaucopicrine pure, que l'on obtient à l'état de feuillets blancs et transparents en la dissolvant dans l'eau bouill mte. L'éther la dissout mal et la dépose en cristaux grenus. L'alcool la dissout aisément ; elle est plus soluble dans l'eau bouillante que dans l'eau froide.
Le charbon animal enlève la glaucopicrine à ses solutions salines et aqueuses. Sa saveur est amère-, elle neutralise complètement les acides et donne avec eux des sels blancs d'une saveur fort amère et nauséabonde.
Uydrochlorate de glaucopicrine. — Il s'obtient en dissolvant l'alcaloïde dans l'acide hydrochlorique, évaporant et épuisant par de l'élher qui laisse une substance brune ainsi que la combinaison en question. On dissout celle-ci dans l'eau qui la dépose par révaporation spontanée, sous forme de tables à base rhombe ou de prismes groupés en aigrettes, transparents, inaltérables à l'air et d'un éclat vitreux.
Le sulfate et h phosphate s'obtiennent en dissolvant la glauco-