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\m iIiIiIiimc proiluii avec l(> aciiJc.s des sels parfaiteiiU'iit neutres 4111 n'ont pas encore été exauunés. I.e sul/dlt: et l'accldle se dessèchent en niasses i^ommeuses ; le niirutv et riii/druclilomtc consliluciil (les niasses s;ilines et déluinescentes, l'oxalatr Ibime des feuillets blancs.
I.e sla[)liysain est un corps solide, non crislallisablo, léi^èremenl jau;;âlre, et l'u.sihle ;^ 200" 5 il est peu sulid)le dans l'eau, toutefois il lui communique une saveur acre. Il se dissout dans les acides sans les neutraliser. A chaud l'acide nitrique le résinitie ; le chlore le déconi[)Ose à 150" et lui piend sa saveur acre. Une analyse a donné pour sa composition 73, 56 carbone, 8,71 hydrogène, 5,78 azote et il,9i oxigène, nombres qui correspondent à la formule C,« H.,; NO.^. Behzklius croit que ce corps n'est que de la delphine soudlée de quelques matièies étrangères.
Il est possible que les autres renonculacées, à la fois acres , vénéneuses et narcotiques, renferment un alcaloïde semblable. Dans les espèces franchement acres , la substance active est un corps de la nature des huiles essentielles concrètes. (Voir, i)age 371, ylnémonine.)
Emètine.
Cet alcaloïde fut découvert en 1817 par Pelletier et Caven- Tou , mais ce n'est qu'en 1820 qu'on l'obtint à l'état de pui été. Il se rencontre dans plusieurs variétés d'ipécacuanhadu commerce , provenant de Callicona ou Cephaelis Jpecacuanha, Psychotria etnetica, Nichardia scahra , etc.
On l'obtient à l'état impur, c'est-à-dire en combinaison avec de l'acide et une matière colorante, en épuisant les racines par de l'eau bouillante, évaporant l'extrait à siccité , chauffant le résidu avec de l'alcool, filtrant la solution alcooUque, chassant la plus grande partie de l'alcool et évaporant de nouveau à siccité ; ainsi préparée, c'est une masse diaphane, d'une cassure vitreuse et conchoïde, déliquescente, inodore , fort amère, nauséabonde, fort soluble dans l'eau et l'alcool. Avec cette substance on obtient, suivant Merck, l'émétine pure en la dissolvant dans 4 parties d'eau aiguisée par un peu d'acide hydrochlorique, et décompo-
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sant celte solution par du sublimé coircsil" tant qu'il se forme un précipité. Celui-ci est bien lavé avec de Teau froide, dissous dans Talfool. précipité de nouveau par du sulfure de bariurn, et jeté sur un tillre ; on sépare la baryte par de l'acide sulfurique, puis on ajoute beaucoup d'eau au liquide, et l'on chauffe de manière à chasser tout l'alcool ; ensuite on précipite l'éinétine par de l'ammoniaque caustique, et on la lave convenablement avec de l'eau froide.
Ainsi obtenue, l'émétine constitue une poudre blanche, inaltérable à l'air, inodore et presque insipide. Sa réaction alcaline est très prononcée ^ à froid elle est peu soluble dans l'eau, elle s'y dissout mieux à chaud ; l'alcool la dissout aisément 5 lether, les huiles essentielles et les alcalis caustiques ne la dissolvent presque pas ; elle fond déjà au dessous de 50".
L'acide nitrique concentré la décompose dabord en une matière jaune, résiuoïJe et amère, qui se transforme peu à peu en acide oxalique.
L'émétine neutralise les acides et donne avec eux des sels en grande partie non cristallisables j les sels acides seuls s'obtiennent quelquefois cristallisés. Ils sont pour la plupart fort solubles dans l'eau, d'une saveur acre et amère. Leperchlorured"or,leperchlorure de platine et l'iodure de potassium les précipitent en brun, le sublimé corrosif en flocons blancs. L'infusion de noix de galle, donne avec eux un composé grisâtre et insoluble, ce qui permet d'employer ce réactif comme antidote dans les cas d'empoisonnement par l'émétine. 'i,g de grain d'émétine agit comme vomitif; à la dose de 2 ou de 4 grains, elle est véuéneuse.
Kn France on emploie comme médicament, sous le nom d'émétine colorée, une éméline impure, déliquescente et brune, que l'on oblient en traitant la racine d'émélique par de lalcool, évaporant à siccité, traitant le résidu par de l'eau, saturant l'acide libre par du carbonate de magnésie, et évaporant à sec le liquide filtré.
Chiococcine.— En traitant par l'eau l'extrait alcoolique du Chiococca racewosa, ajoutant de la potasse caustique au liquide fiilré, traitant le précipité par de l'acide sulfurique, décomposant la solution sulfurique par de l'ammoniaque, épuisant le précipité par de l'alcool, et abandonnant à l'évaporation spontanée, l"'* vndks