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Le métaldéhyde est, comme le corps précédent, un produit de la condensation des éléments de l'aldéhyde. Il a été découvert par J. L.

En abandonnant l’aldéhyde à lui-même dans un vase bien bouché, à la température ordinaire, on voit s'y déposer de longues aiguilles blanches et transparentes, ou des prismes incolores, qui prennent peu à peu une certaine dimension. :

La formation de ces cristaux est singulièrement favorisée par les aspérités de chlorure de calcium, avec lequel l’aldéhyde est en contact. Il arrive quelquefois qu'ils disparaissent d'eux-mêmes, sans qu’on puisse les retrouver dans le liquide,

DE CHIMIE ORGANIQUÉ. 383

“ Le métaldéhyde cristallise en prismes durs, à base carrée, très

friables ; il se volatilise à 120° sans fondre. Sa vapeur se condense

dans Pair, en flocons neigeux, très légers. II est insoluble dans

l'eau, se dissoi tres bien dans l’alcool et cristallise de nouveau de cette solution.

Sa composition est la même que celle de laldéhyde. (FEHLING).

La détermination de la densité de ce corps conduira probablemerit, comme pour le cas précédent, à une constitution bien différente de celle de l’aldéhyde.

La grande facilité avec laquelle l’aldéhyde se transforme en d’autres corps, qui jouissent de propriétés entièrement différentes, fait présumer que l’action du chlore sur cette substance devra également occasionner des produits très variés et différents de ceux que le même agent donne avec l’alcool.

Les essais que:l’on a faits dans le but d'obtenir du chloral avec l’aldöhyde, ont fourni quelquefois une liqueur chlorée, qui devenait solide et blanche par le contact de l'acide sulfurique, et dont l’odeur rappelait celle du chloral insoluble ; d’autres fois les matières produites étaient totalement diéféréntes du chloral. Cependant, la transformation particulière que le chloral éprouve sans le concours d’une autre matière, le rapproche tellement de l’aldéhyde, qu’un rapport très intime entre la constitution de ces deux corps ne saurait certainement être méconnu.

Acide acéteux.

Synonymes : acide aldéhydique, acide lampique. Formule de l’acide hydraté : C; H, O: "Tr aq. u By renfermer :

En 100 parties.

4 at. de carbone — 305,740 — 46,63 8 at. d'hydrogène — 49,918 — 7,61 3 at. d’oxigene = 300,000 — 45,76

1 at. acide acéteux hydrat = 655,658 — 100,00

L’acide anhydre, C, H, O,, est supposé contenir : | En 100 pariies.

4 at. de carbone 305,740 — 66,238 6 at. d’hydrogene 37,438 — 6,892

2 at. d’oxigene 200,000 — 36,820

rie RE

1 at. d'acide acéteux anhydre — 543,178 — 100,000

On a désigné sous ce nom l'acide particulier, qui se forme quand on chauffe de l'oxide d'argent dans de l’aldéhyde; cet acide reste dans la dissolution en combinaison avec l'oxide: métallique. En faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré dans cette liqueur, on précipite l'argent, et on obtient un liquide franchement acide qui est l'acide aldéhydique pur mélangé de beaucoup d’eau. Dans cet état, il rougit le tournesol et possède une

saveur acide et piquante, et neutralise les alcalis et les oxides mé-

talliques. Cependant on n’est pas parvenu à préparer ses sels à l'état de pureté. Quand on veut évaporer les dissolutions des sels alealins, elles brunissent dès la première impression de la chaleur, et l'acide se transforme en acide acétique et un corps résineux analogue à la résine d’aldéhyde. Evaporées dans le vide, elles prennent une couleur jaune. Traités à froid par l’acide sulfurique, ces sels noircissent, en dégageant une odeur qui irrite vivement les yeux.

Lorsqu'on traite une dissolution d'aldéhydate de baryte par du nitrate d'argent ou de mercure, il se sépare, par la chaleur, de l'argent ou du mercure métallique, sans qu’il y ait effervescence ; la dissolution contient alors de l’acétate de baryte pur.

La réaction suivante permet d'établir avec assez de certitude la.

composition de l'acide aldéhydique.

L'aldéhyde chauffé avec de l’oxide d'argent pr suit un sel d'ar-

gent soluble, en réduisant une partie de oxide à l'état métallique ;

on peut supposer, sans commettre d'erreur, que ce nouveau sel d'argent renferme 1 atome d’oxide d'argent. En traitant la disso- Jution de ce sel d’argent par de l’eau de baryte, de manière à précipiter tout l'oxide d'argent, et en chauffant le précipité dans la dissolution du sel de baryte nouvellement formé, l’oxide d'argent est complétement réduit et l’on obtient de l'acétate neutre dg baryte,

DE CHIMIE ORGANIQUE. 385 Dans ce dernier, l’oxigene de la base est à celui de l'acide comme

‘1:3; mais 1 de ces 3 atomes d’oxigene était combiné avec l'argent dans l’aldéhydate, et a été abandonné par l'argent dans la “tranSformation de l'acide aldéhydique en acide acétique. Donc la “Formule C, H, Ö, exprimant la composition de l’acide acétique ’anhydre, ‘il faudra que l'acide aldéhydique sec soit représenté

par C,H, O..

L’acide aldéhydique paraît être un des éléments de l'avide lam-

"Dique que Davy et FARADAY ont observé les premiers, et qui

fut étudié plus tard, d’une manière imparfaite, par DANTELL ‘et CONNELL.

Lorsqu'on fixe un fil de platine d’une certaine épaisseur et tourné en spirale au-dessus de la mèche, d’une. lampe: alimentée par de l'alcool ou de l’éther, et qu'on éteint la lampe dès que le fil’est incandescent, celui-ci continue à rougir dans les vapeurs d'alcool ou d’éther, meling6es d'air. Au-dessus de la lampe, on |rémarque une odeur particulière, qui provoque le larmoiement. Sil'on renverse alors.sur da lampe un ’appareil propre à condensertles vapeurs qui se développent, onobtient un liquide acide composé de plusieurs acides, parmi lesquels on distingue APRES l'acide formique (CONNELL).

eésisels à base alcaline que DANTELL a préparés avéc:ce produit acide, avaient, à peu de chose près, la même composition que les acétates ; mais ils-en. différaient: essentiellement par leurs réactions avec:les sels d’argent et ceux de mercure. Leurs dissolutions, chauffées avec ces sels, se rédüisaient en dégageant de l'acide carbonique. Une partie du métal restait en dissolution à

Vétat d’acétate. Cette propriété conduisit CONNELL à supposer qüercet-acide était un mélange d’acide acétique et d'acide for- -midqüeés Mais comme: les-sels de cet acide, à base alcaline,.brunissent: fortement quänd on les évapore, et. que l'acide.isolé ‚luimême) noircit beaucoup avec l'acide sulfurique, cela prouve. bien ‚‘qwilseontenaient un‘autre acide, car ni l'acide formique, ni -Yacide acétiqué ne présentent cette réaction. C'était donc plutôt | de l’acidé aldEhydique. : |

DANrELL regardait l'acide lampique comme une combinaison d'acide acétique avec un corps résineux.

ti 29

386 Ar RATÉ.

„Des recherches eonsciengieuses faites sur lacide aldéhydique, ‚ghleny directement au moyen de l'aldéhyde et de l'oxide d'argent, RAAET ON SANS décider sl est identique aye l'acide lampique.

. Quand on soumet l'éthermitreux oxdinairé qui contient toujours

une.certaine quantité d'aldéhyde, à une. telle combustion, lente, Je ha de platine se recourre dune matière jaune clair, résineuse et ni soluble dans l’alcool et l’eau, et insoluble dans l'éther. Sa. dissolution aqueuse a une sayeur)amère, etrou Bit] le ‚gureuma; son odeur. rappelle. celle ‚de. Fenee 5 ele er in sir d'argent et ceux de mercure, |

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