CXC INTRODUCTION
tants de la métamorphose du sang servent eux-mêmes à l’assimilation, | et il se forme des sécrétions d’une composition particulière. L’alteration du principe sanguin est-elle un produit d’un genre de vie anormal, son développement est particulier à une certaine période de la vie, et celle-ci écoulée, l'individu perd sa prédisposition à contracter le mal. Le mode d’action du vaccin démontre qu’un élément quelconque du sang éprouve par son influence une décomposition particulière à laquelle les autres restent étrangers. Il est impossible de conserver à ce sujet le moindre doute, si l’on se rapnelle la manière d’agir de la lie. |
La lie et la levure superficielle dérivent toutes deux du gluten, comme le virus de la vaccine et celui de la petite-vérole naissent du sang:
La levure superficielle et le virus de la petite-vérole provoquent également une métamorphose tumultueuse, l’une dans les sucs végétaux , Pau tre dans le sang, substances qui contiennent leurs principes. Tous deux se reproduisent avec toutes leurs propriétés. La lie n’agit que sur le suere et y occasionne une métamorphose singulièrement lente à laquelle le gluten ne prend aucune part; seulement par l’influence de l'air celui-ci subit une altération de forme et de composition par suite de laquelle la lie renaît également avec toutes ses propriétés. Le vaccin doit agir de Ja même manière que la lie; il décompose sans doute un principe du sang et se reproduit dans un autre , mais par un procédé de décomposition tout différent; le produit possède du reste ia forme ct toutes les propriétés du vaccin. Certainement la prédisposition à être atteint par la petite-vérole cesse après l’inoculation, précisément parce qu’un mode de décomposition tout particulier, et artificiellement provoqué, a détruit et éloigné la matière dont la présence déterminait cette prédisposition. Cette matière peut se reproduire dans le même individu, et être éloignée par une seconde et une troisième inoculation. Il n’est pas d’organe où les actions chimiques se propagent plus aisément que dans le poumon, pas de maladie plus commune, plus dangereuse, que les maladies pulmonaires.
Si l’ou admet que Paction chimique et la force vitale se maintiennent réciproquement en équilibre dans le sang, il est certain que dans le poumon, où l’air et le sang sont en contact médiat, la première est, jusqu’à un certain point, prépondérante , car l’organe même a reçu de la nature une disposition toute favorable à son influence; il n’oppose aueune résistance à la transformation du sang veineux.
Les pulsations du cœur n’accordent qu’un temps extrêmement court au contact de Pair avec le sang veineux, et en éloignent brusquement le sang artériel qui se produit; ainsi ils préviennent toute altération ultérieure que ce dernier subirait sans cela, Chaque dérangement des fonctions du cœur, chaque action chimique extérieure, quelque faible qu’elle soit, oceasionne un changement dans l’acte respiratoire; des substances solides, des particules de matières inorganiques, végétales et animales. (de la farine, des filaments de laine), agissent comme lorsqu’elles sont introduiteg dans un fluide saturé, en voie de cristallisation ; elles entrainent.