‹ Traité de chimie organiqueChapitre 99 sur 140 · ER · texte numérisé non relu

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DE NEON ee

Cesnombres correspondent à la formule : C;, H,, O.

Flle est exactement la même que celle de P’hydrure de cinnamyle; ce serait done un corps analogue à la benzoine. ”

L’acide sulfurique concentré convertit la cinnaméine en un corps brun et résineux, que l’on peut considérer comme ung combinaison de cinnaméine avec 7 atomes d'eau.

Le chlore transforme la cinnaméine en chlorure de benzoile et un liquide oléagineux non chloré, dont on.ne peut pas lerpurifier.

D’après FRÉMY, le baume de Tolu renferme les mêmes-combinaisons que celui du Pérou. Toutes ces matières, ainsi que le produits. de leur décomposition, réclament encore. de nouvelles recherches. ji a TON M

L'huile de. baume. dns ans Me à d'après RICHTER, deux huiles différentes que. l’on peut séparer en l’agitant avec 2 parties d'alcool de 75 pour cent. Ce chimiste. rag l'huile soluble myriospermine, et l'huile insoluble res

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Myroziline, safe ee

La nitro SRE s ‘obtient, d'après Ricrre en | dissolvant dans l'alcool absolu l'huile privée de myriospermine, et exposant la dissolution à la température de la glace fondante, où il se sépare encore une petite quantité’ d'huile brune. La liqueur surnageante est traitée par l’eau et abandonnée à l’évaporation spontanée, à une températu£e de 6°. La myroxiline se dépose au bout d’un certain temps, en rosettes agglomer6es, d’un aspect gras. Sa pesanteur spécifique est de 1,111; traitée par une dissolution de potasse caustique, elle se convertit en acide ‚einnamique et un SE résineux. ss Lanz 4

“Myriospermine.

On l'obtient en évaporant la solution alcoolique « qui la contient; elle se dépose alors sous la forme d’une huile presque incolore, très réfringente et d’une pesantéur spécifique de 1,090. Elle cristallise en aiguilles fines quand on expose à — 10° où — 16 une dissolution concentrée de cette huile dans de l'alcool de 75 pour cent. Ces cristaux contiennent de l'alcool. En traitant cette huile par une solution alcoolique de potasse, il se produit, d’après RICHTER, un acide qui diffère de l'acide cinnamique par sa capacité de saturation, et qu’il appelle acide myriospermique.: Son poids atomique, déduit du sel d'argent, est de 1553, 85 (RICHTER, dans le jaumah MER DEREN 13, p: 175). re

DB CHIMIB ORGANIQUE, 289

SALICYLE,

Pikia à désigné sous le noim d'hydrute de salieyle un acidé

particulier, qui s'obtient en décomposant la salicine par un mélange d'acide sulfurique et de bichromate de potasse. Cette découverte se fit dans le laboratoire de Dumas, et les propriétés inattendues du nouveau corps en acerurent d'autant plus l'intérêt, que ce chimiste en sut prévoir l'identité avec un des principes de . l'huile essentielle extraite, par PAGENSTECHER, des fleurs de reine des prés (spirea ulmaria), et décrite par LOEWIG sous le nom d'acide spiroilhydrique. L'identité de ces deux substances fut enfin mise hors de doute par les analyses très exactes d'ETTLING.

- La composition de l'acide oléagineux, que l’on retire de la salicine ou de l'essence de reine des prés, est exactement la même que celle de l'acide benzoique cristallisé (Pırıa et ETTLING).

Les sels que cet acide forme avec les bases possèdent la même composition que les benzoates correspondants ; mais leurs propriétés sont tellement différentes, qu’on ne saurait les confondre avec eux.

La réaction que le chlore et les alcalis caustiques exercent sur cet acide, conduisit Dumas à y supposer un radical particulier que l’on pourrait envisager comme un degré d’oxidation supérieure du benzoile. Ce radical formerait, avec l'hydrogène l’hydrure de salicyle, avec l’oxigène l’acide salicylique : en traitant l’hydrure par le chlore, le brome ou l’iode, Phydrogène est remplacé par 1 équivalent de ces corps simples, et l’on obtient des produits semblables aux dérivés de l’hydrure de benzoile, comme l’expriment les formules suivantes :

Cu H, O: benzoile. Cu HS O, + H, hydr, de salicyle. C,, H,. O; ac. benzoïque. C,H,0, +O acide salicylique. Cu H,. O, salicyle. Ci Ho O3 + Cl ch. de salicyle.

Ci Ho O ac. salicylique. Cu, Hi. O, + Br, brom. de salicyle.

Cette manière NÜSHHRGEN, la constitution de ces produits préle 19

sente beaucoup de vraisemblance; du reste, elle a déjà été émise il y a quelques années par LOEWIG, avant qu'on eüt reconnu l'identité de l'essence de reine des prés avec le produit de la décomposition de la salicine; cependant les résultats analytiques de LoEwıG ne sont pas d’accord avec ceux qu'on a obtenus depuis.

Les recherches récentes que l'on a faites sur la constitution des sels organiques semblent annoncer que plusieurs et peutêtre même tous les acides organiques doivent être représentés comme des hydracides; cependant, tout en donnant la préférence à la manière de voir de Dumas, nous avons jugé utile de nous servir des formules habituelles pour exprimer les acides organiques, jusqu’à ce que cette question importante se {rouve un jour complétement décidée.

Par conséquent, la formule de lhydrure de salicyle sera Cu Ho Os + EH O; il est isomérique avec l'acide benzoïque, et

nous l’appellerons hydrate d’acide salicyleux. I possède le double caractère de jouer le rôle d’un acide puissant en présence des bases, et de se comporter avec l'anmoniaque comme lhydrure de benzoile.

En considérant la réaction qu’exerce l’ammoniaque sur cet acide et sur.le corps chloré, et l'existence de sels acides à base de potasse el de soude, il paraîtrait que l'acide salicyleux est à l'acide benzoïque ce que l'acide fulminique ou cyanurique est à l'acide cyanique ; de sorte qu'en les envisageant comme des hydracides, lacide salicyleux contiendrait le double radical, de Lacide benzoïque en combinaison avec 4 atomes d'hydrogène; ou bien le radical triplé, en combinaison avec 6 atomes d’hydrogène. | |

Daprès la théorie des hydracides, l'acide benzoique serait un acide unibasique et l'acide salicyleux un acide bibasique ou tribasique.

Les combinaisons qui résultent de Yaction du chlore et du brome sur l’acide salieyleux, ne présentent pas le caractère ordinaire des combinaisons de ces corps ‚avec des radicaux, car le chlore et le brome n’y peuvent pas être remplacés par d'autres corps simples. On peut les envisager comme de T’acide salicy-

lique, dans lequel 1 atome d’oxigene est remplacé par 1 équivalent de chlore ou de brome ; ces combinaisons possèdent en effet le caractère des acides.

Acide salicyleux.

Formule : Cu Hi O; + ag. = Cu Ho Où + EH (Pırıa , ETTLING). ei

Synonymes : hydrure de salicyle (PırIA), acide spiroïlhydrique (LOEWIG).

Composition :

14 at. de carbone 1070,090 — 69,26

12 at. d'hydrogène — 74,877 — 4,84 4 at. d’oxigene — 400,000 — 25,90 1 at. d’acide salicyleux. — 1544,967 — 100,00

Il a été découvert par PAGENSTECHER dans l'huile essentielle de reine des prés. PırıA l’obtint par la décomposition de Ia salieine et en fit connaître les propriétés et la composition. L’identité de ces deux corps fut soupçonnée par Dumas et constatée par les analyses que fit ETTLING de l'acide tiré de l'essence naturelle.

On le prépare en distillant l'huile des fleurs de reine des prés avec une solution étendue de potasse, tant qu'il passe des gouttelettes d'huile. Après avoir saturé le résidu de salicylite de potasse par de l'acide sulfurique, on recommence la distillation. Les vapeurs d’eau qui passent entrainent l'acide salicyleux (ETTLING). |

On l’obtient également, d’après PırıA, en soumettant à la distillation un mélange de 1 p. de salicine, 1 p. de bichromate de potasse, 2 :/ p. d'acide sulfurique concentré et 20 p. d’eau. : Une partie de l’eau sert à dissoudre d’abord la salicine; avec l’autre on étend l'acide sulfurique. Le mélange se fait ensuite dans une cornue; il y a production de chaleur et effervescence, et ce n’est que lorsque celle-ci a cessé que l’on commence la distillation.

L’acide passe alors avec les vapeurs d’eau, et s’en sépare au

aa TRATÉ

bout de quelgue temps, On le puriäe en le lavant avec de l'eau, et le roctifiant sur du chlorure de calcium,

Une t,, livre de salicine fournit, d'après ETELIRE, 3 onces d'acide salicyleux.

L’acide salicyleux est un liquide oléagineux, incolore ou légèrement jaunätre, inflammable, brülant avec une flamme fuligineuse ét plus pesant que l’eau. Sa pesanteur spécifique est de 1,1731; d'après Pırıa; il bout à 196,5° quand il est préparé avec la salicine; d’après ETTLING, l'acide retiré des fleurs de spiræa bout à 182. La densité de sa vapeur à 13° c. et 0,764 est = 4,276, c’est-à-dire 4 volumes condensés en un seul (PırıA); le calcul donne — 4,26; c'est donc la même que celle de l’acide benzoïque cristallisé. Il se solidifie à — 20° (LoEwIG) ; sa saveur est brülante, son odeur est aromatique et agréable. Il se mêle en toutes proportions avec l'alcool et l’éther ; l’eau le dissout assez facilement, la dissolution rougit la teinture de tournesol et la décolore au bout de quelque temps; le papier de tournesol est d'abord coloré en vert, et blanchit plus tard.

L’acide sulfurique concentré décompose l'acide salicyleux ; le chlore et le brome lui enlevent 1 équivalent d'hydrogène, qui se dégage à l’état d'acide chlorhydrique ou bromhydrique, et le remplacent par 1 équivalent de chlore ou de brome, en donnant ainsi naissance à de l'acide chlorosalicylique ou bromosalicylique.

Un excès d’hydrate de potasse le convertit en acide salicylique, en abandonnant de l'hydrogène. En chauffant légèrement du potassium dans de l’acide salicyleux, il y a aussi dégagement d'hydrogène et pr vr de salicylite de potasse.

Salicylites.

Formule générale : Cu H,O; + M O.

Synonyme : salicylures : Cu, H,, O, + M (Prria).

L’acide salicyleux en se combinant avec les oxides métalliques, abandonne l’eau d’hydrate, qui est remplacée par 1 équivalent d’oxide. Les combinaisons de l’acide salicyleux avec les métaux alcalins et l’ammoniaque sont solubles et possèdent une réaction

alcaline ; toutes les autres sont insolubles ; la plupart d’entre elles sont jaunes et contiennent de l’eau de cristallisation. La dissolution d'acide salicyleux produit dans les sels de peroxide de fer une coloration violette, qui disparaît au bout de quelque temps; elle précipite en vert l’acétate de cuivre. Les acides puissants décomposent toutes ces combinaisons en mettant l'acide salicyleux en liberté.

Salicylite d’ammoniaque.

Formule probable : C;; H,, O, + N, H, ©.

On l’obtient en arrosant l'acide salicyleux avec de ’ammoniaque concentrée.

C’est une masse jaune solide, sans saveur, possédant une faible odeur de roses, peu soluble dans l’eau et l'alcool et les colorant en jaune; l'alcool bouillant le dissout plus facilement. La dissolution saturée dépose, après le refroidissement, des aiguilles jau-

\ nes, transparentes et groupées en aigrettes. Quand ce sel est humide , il se décompose très facilement ; il devient noir et se liquéfie en partie, en dégageant beaucoup d’ammoniaque et une odeur qui rappelle celle des roses (LozwiG). L’acide salicyleux sec absorbe lammoniaque avec avidité; la combinaison qui en résulte renferme 3 atomes d’acide salicyleux pour 2 équivalents d’ammoniaque; en 100 parties, elle contient 91,1681 d'acide et 8,8319 d’ammoniaque (ETTLING).

Salicylimide.

Formule : C,, H;. O, N, (ETTLING).

En ajoutant goutte à goutte de l’ammoniaque caustique à une dissolution d’acide salicyleux dans 3 volumes d’alcool, la liqueur se prend en une bouillie composée d’aiguilles jaunes très fines. A l’aide d'une douce chaleur, les cristaux se redissolvent ; par le repos, la dissolution dépose des prismes brillants jaune doré et transparents ; quand ils sont secs, ils sont durs et peuvent être réduits en poudre.

Pour former la salicylimide, 3 atomes d’acide salicyleux (ou bien 1 atome à l’acide considéré comme tribasique) s'unissent à 2 équivalents d’ammoniaque, en abandonnant 6 atomes d'eau.

La liqueur alcoolique dans laquelle ce corps s’est déposé, n’est plus en état de le dissoudre, pas même en la faisant bouillir. Les cristaux exigent pour se dissoudre un volume d’alcool trois fois plus considérable. Cette circonstance semble indiquer qu'il se forme d’abord du salicylite d’ammoniaque très soluble dans l'alcool, qui, par la présence d’un excès d’ammoniaque, se transforme peu à peu en salicylimide.

Soumis à la distillation sèche, ce corps se décompose en laissant un résidu charbonneux. Les acides et les alcalis le trans- : forment en acide salicyleux et ammoniaque ; il est insoluble dans l’eau froide et dans l’eau bouillante.

Salicylite de potasse neutre.

Formule : C,H, O, + K ©.

En traitant l'acide salicyleux par une solution de potasse, il se prend en une masse micacée jaunätre, composée de salicylite de potasse. La meilleure manière de se procurer ce sel consiste à verser dans de l'acide salicyleux une solution chaude d’hydrate de potasse dans l'alcool; la combinaison se dépose par le refroi- -dissement en tables carrées, incolores et d’un éclat nacré. Il est très soluble dans l’eau et noircit quand on l’expose à l'air à l’état humide; il renferme de l’eau de cristallisation qu’il perd à 100°.

Salicylite de potasse acide.

Formule : 2 C,H, O, + { 5 4 (ETTLING).

On obtient ce sel en dissolvant le sel neutre dans de l'alcool bouillant et ajoutant de l'acide salicyleux. Il cristallise par le refroidissement en longues aiguilles blanc jaunätre, brillantes et déliées.

A 120°, le sel desséché jaunit. L'eau le décompose en acide salicyleux qui se dépose, et sel neutre qui reste en dissolution.

Salicylites de soude, de baryte, de chaux et de magnésie.

Ces sels s’obtiennent tous directement et possèdent des propriétés analogues au sel de potasse.

Celui de soude contient 2 atomes d’eau de cristallisation qu'il abandonne à 120° ; la soude forme aussi un sel acide qui eristallise en aiguilles déliées et brillantes. Le sel de baryte cristallise avec 2 atomes d’eau (PIRIA).

Le salieylite de cuivre possède une belle couleur verte et est anhydre.

Les sels de zinc et de mercure sont jaunes et insolubles.

Salicylite de plomb (basique).

Formule: C,, H,, O: + 2 Pb O (ETTLING).

On l’obtient en versant de l’acétate de plomb dans une disso- Jution bouillante d'acide salicyleux dans de l'alcool faible ; le salieylite de plomb se dépose par le refroidissement, en datés une certaine quantité d'acide, que l’on peut enlever par des lavages à l’alcool bouillant.

C’estunepoudre d’un jeune citron, quiperd.de l’eau et de l’acide parda chaleur , en se boursoufflant ; elle est insoluble dans l’eau.

En précipitant de l’acétate de HR basique par de l'acide salicyleux, on obtient une poudre jaune qui a la même composition et ne renferme pas d’acide libre.

Sahcylite d'argent.

Suivant LOEWIG, l’oxide d’argent se dissout dans l’acide salicyleux aqueux en se décomposant. D'après ETTLING, il n'y a pas de réaction.

Lorsqu'on verse du nitrate d'argent dans du salicylite de potasse, on obtient un précipité vert jaunätre, qui se réduit par la chaleur sans dégagement de gaz, en tapissant le vase où-Von fait l'opération, d’une couche brillante d'argent métallique.

PRODUITS DE LA DÉCOMPOSITION DES SALICYLITES ALCALINS À L'AIR HUMIDE. | Acide mélanique.

Le salicylite.de potasse humide exposé à l'air devient d'abord vert, puis noir; quand l’action de l'air est terminée et qu’on arrose la masse avec de l’eau pure, on obtient une liqueur qui renferme

de l’acétate neutre de potasse, et un résidu pulvérulent noir, ressemblant au noir de fumée. Ce corps, que Pır1A appelle acide melanique, possède la propriété de se combiner avec les alcalis et les oxides métalliques. Il se forme avec le concours de l’oxigene de Pair, sans qu’il se dégage d’autre gaz.

La composition de l’acide mélanique isolé ou en combinaison avec l’oxide d’argent, s’exprime par la formule :

Co H, O;;

il ne contient par conséquent point d’eau de combinaison. Il est soluble dans l'alcool et l’éther, et très soluble dans les alcalis; les acides le précipitent sans altération de ses dissolutions alcalines. Il décompose les carbonates alcalins avec effervescence à l’aide de la chaleur; chauffé sur une lame de platine, il brüle sans flamme et sans laisser de résidu.

Le mélanate d'argent s'obtient en traitant le mélanate d’ammoniaque par le nitrate d'argent ; c’est un précipité noir pesant.

1 atome de salicylite de potasse, 2 atomes d’eau et 3 atomes d’oxigene, renferment les éléments de 1 atome d’acétate de potasse et de 1 atome d’acide mélanique.

C,H. 0, K 1at.acétate depot. C, H,0,K O, | .H, ©, (7) 1at. acide mélanique C,, H, O, Cu Hu OÖ, K C.,H,VO, K

Acide salicylique.

Formule : GC, H,, O; + H, © (Pırza).

Découvert par PrrrA.

On l’obtient en chauffant de l'acide salicyleux avec de l’hydrate de potasse jusqu’à ce que la masse brune ait complétement perdu sa teinte; cette décoloration est accompagnée d’un dégagement d'hydrogène. En traitant le résidu, dissous dans l’eau, par un excès d'acide chlorhydrique, l'acide salicylique se précipite; on n’a plus qu'à le purifier par quelques cristallisations.

Il se forme également en traitant la coumarine (stéaroptène de la fève de tonka) par la potasse caustique (DELALANDE).

Ilcristallise de sa dissolution aqueuse en houppes déliées, par sublimation, en longues aiguilles, qui ressemblent beaucoup à l'acide benzoïque. Il se volatilise sans décomposition ; il est peu soluble à froid, très soluble dans l’eau et l'alcool ; sa dissolution possède une saveur douceätre qui irrite la gorge. Il rougit les couleurs bleues végétales, et décompose les carbonates alcalins. L’acide nitrique et l'acide sulfurique concentré sont, à froid, sans action sur lui; à l’aide de la chaleur, l’acide salicylique se dissout dans l'acide sulfurique, le mélange noireit et dégage du gaz sulfureux.

L’acide nitrique, en agissant sur lui à chaud, occasionne un violent dégagement de gaz, et produit une masse jaune qui, par l’evaporation de la dissolution, s'obtient en cristaux jaunes, d’une saveur très amère. Ces cristaux paraissent être identiques avec le produit qu’on obtient en traitant l'acide salicyleux par l'acide nitrique.

Salicylate d'argent.

Formule : G,, H,, O; + Ag O (Pırrıa).

Le salicylate d’ammoniaque neutre donne, avec le nitrate d’argent, un précipité blanc pulvérulent, insoluble dans l’eau, et renfermant 36,57 pour cent d'argent. Ce sel est composé d’atomes égaux d'acide salicylique anhydre et d’oxide d'argent.

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