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LES RADIATIONS

66. Actions de la lumière. — Même à température maintenue constante, on peut modifier de la matière en l'éclairant par une lumière de longueur d'onde déterminée. Il y a là un nouveau moyen d'action dont Timportance, d'abord mal reconnue, commence à apparaître comme probablement très grande.

Peut-êlre, en Tétat actuel de nos connaissances, serait-il téméraire d'affirmer qu'on peut encore ici définir une grandeur ayant les caractères des facteurs d'action précédemment définis. Il semble possible que, pour chaque longueur d'onde, l'intensité, ou une fonction convenable de l'intensité, possède ces caractères.

67. Enfin, la découxerle à peine commencée des transformations profondes que les différentes espèces de rayons cathodiques et de rayons X peuvent produire dans la matière, nous révèle deux modes nouveaux d'action, longtemps insoupc^onnés, et qui pourtant semblent jouer dans la nature un rôle très inq^ortant (physique solaire, aurores boréales, etc.).

Ceci devra nous laisser l'impression (|ue les moyens physique^ par lesquels la matière agit sur la matière sont peut-être beau-

CHAI*, tu — LES F ACTE uns 0'ACTJO>% 69

coup plus nombreux que ceux dont nous avons jusqu^à présent pris conscience (*),

ACT]0?rS CtlIÏIQtJES.

08. La concentration* — On peiii enfin agir sur de la matière par imie chimitjuef cm la met tant au contact de certaines suh^ stances bien déterminées, FelTet produit par une substance ne pouvant en jïénéral être produit par aucum^ autre.

Tel est le cas pour toute diffusion: si l'on met en contact deux niasses d'eau bromecj Inégalement ricbes en brome, une transformntloii se produit aussitôt^ et du brome passede la solution la plus œncentrëe à la solution la moins concentrée» jusqu*à ce que la coûceutration sott devenue uniforme. Nous aurions ainsi droit de Mire que la çùncéntrcttiony ou tuasse par unité de volume, est un fudeur d'action, toute inégalité entre les valeurs de ce facteur en deux points voisins déterminant une transformation.

Mais une complication se présente, qu'un exemple mettra nettement en lumière. Mettons en contact deux solutions de brome, l'uaf dans Feau, Tauire dans le chloroforme. Quand même cette dernière serait déjà un peu plus riche en brome, elle sVnrichira «encore au contact de la solution aqueuse, et, quand Téquilibre sera «Upint, la concentration du brome dans le chloroforme sera beau- *-«Uji plus grande que dans IVau.

Nous pourrions passer outre, en nous rappelant que, dans le cas *le la pression, nous avons rencontré déjà une complication anal"^ui:'(n** 51 ), à la vérité moins marquée dans les conditions ordiiiairus d^expérienee. Nous nous contenterions de dire que Tuniforwuit de concentration est nécessaire à réquilîbre tant que Ton ne iraviTse pas une surface de discontinuité. Mais nous verrons bienifVi qu^il est possible de délinir une grandeur qui a même valeur,

(') Par exemple, le rôle tie l'cfflave d^ns certaines réactrons ctiimîqiies n'est p^t ducicié. Il me paraU po^siblc^ mais non ceriaiu^ que cette action se réduise 4li 4upctpu«iU ion d'action!» thermiques et d'actions dacs à des rayons caLtiodiq nef ti k de» rayons \ très dùux.

dans l'état d'équilibre, pour le brome en solution aqueuse et en solution chloroformique : ce sera le potentiel chimique du brome dans le système. Nous verrons en même temps comment de telles grandeurs jouent un rôle capital dans toute action chimique.

Mais, pour approfondir avec fruit celte notion, il nous est nécessaire d'aller beaucoup plus avant que nous n'avons fait dans l'étude des actions d'origine physique ; on voudra bien ne voir en ce paragraphe qu'une indication ayant pour but de préparer l'esprit à l'étude précise qui sera l'objet du Chapitre VIII de ce Livre.

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