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CHAP. III. — EQUIVALENCE ET NOTION D ENERGIE

définitif avec une vitesse aussi faible qu'on voudra. Alors, de la glace aura fondu autour du vase, et, avec telle approximation qu'on

PLJ

Glace fondante

voudra, aucun autre elTct ne se sera produit, l'ensemble des deux cnangemenls ainsi réalisés formant bien un changement isolé.

b. Le poids pourra encore, placé sur un piston poreux, le faire passer par fîltration au travers de l'eau d'un corps de pompe placé «ans la glace fondante. Quand le poids sera descendu, de la glace ^ura fondu, aucun autre efiet ne s'étant produit.

c. Le poids pourra, par rinlerniédiaire d'un cordon, faire tour- '^^r un disque de cuivre d'abord à o", et placé dans un champ ^^gnétique intense. Le disque tourne très lentement et s'échauffe; ^Uand le poids est descendu de la hauteur donnée, on place le ^>sque dans la glace fondante, où il reprend sa température initiale ^^ provoquant la fusion d'une certaine quantité de glace. Ici encore, tout se réduit à de la glace fondue et à l'abaissement du poids.

Ce sont là des mécanismes bien différents, et l'on peut en ima- S^ner d'autres; de plus, pour chacun d'eux on peut varier extrêmement les conditions de l'expérience; pourtant, avec des écarts qui ^e dépassent pas les erreurs possibles, on trouve toujours qu'une même quantité de glace fondue correspond à un même abaissement du poids donné, à peu près à raison de 3*^^ par kilogramme descendu de i". Cette équivalence fut reconnue par Joule (1842).

Bref, on peut fondre de la glace en acceptant de laisser descendre des [>oids et sans qu^il se produise aucun autre effet extérieur. Mais on retrouve toujours alors, à prix égal, résultat égal. Ici encore, il y a équwalence des mécanismes.

Admettons un instant que celle équivalence n'existe pas. Alors le changement C (i*'^ descendu de i"*) pourra, grâce à un premier mécanisme, neulraliser la fusion de S^'sde glace (changement K), ou, grâce à un second mécanisme, neulraliser la fusion, par exemple, de 5^6 (J(. glace, c'est-à-dire tout d'abord le changement K et, en outre, la fusion de 2^6 de glace (variation R'). En affirmant que cela esl impossible, nous sommes, pour la quatrième fois, conduits à penser que siCest neutralisable par K, il ne sera jamais neutralisé par (K H- K').

92. Objections et retouche. — Une retouche est pourtant nécessaire si Ton veut pouvoir poser en principe la proposition qui précède.

Il esl d'abord évident que celle proposition n'est pas applicable au cas où ¥J désignerait un changement isolable, donc spontanément réalisable. Dans ce cas, en effet, une fois C neutralisé par R, on pourrait à loisir produire R' sans effet extérieur et, le changement d'ensemble (C-j-R-f-R') n'ajant pas eu d'effet extérieur, on pourrait dire qu'en définitive on a neutralisé C par (R -h R')* En d'autres termes, au prix du même changement C, on peut obtenir R ou bien (R H- R'). Seulement, le changement additionnel YJ esl de ceux qui ne coûtent rien.

En tenant compte de celle restriction, trop évidente pour être bien utile, il nous faut donc dire :

Nous sommes conduits à penser que, si G est neutralisable par R, il ne sera jamais neutralisé par(R-i-R'), à moins, bien entendu, que R' ne désigne un changement isolable.

Mais voici un exemple qui va nous forcer à accentuer cette retouche :

Imaginons, comme au n** 80, un corps de pompe entouré de glace fondante et contenant un gaz maintenu en équilibre par un piston chargé de poids. Augmentons la charge : les poids s'abaissenl, le volume du gaz décroît, et de la glace fond. L'ensemble des trois changements ainsi obtenus reste, d'ailleurs, sans effet exté-

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