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rieur, en sorte que l'un quelconque de ces changements, par exemple rabaissement du poids, peut être considéré comme neutralisé par les deux autres. Or, on trouvera encore en cette expérience, par kilogramme abaissé de i", 3*^^ de glace fondue. Ainsi le changement C (i''^ abaissé de i™), qui, d'après ce qui précède, peut être neutralisé par le changement K (3*^6 de glace fondue), peut également être neutralisé par un changement (R-t-K'), si K' désigne le changement subi par une masse gazeuse quand on réduit son volume à température constante.
Ce changement K' n'est pourtant pas isolablc, n'est pas spontanément réalisable. Mais il est spontanément destructible (par une détente de Joule), donc appartient à la catégorie des changements indifférents (n° 86).
Comme tout changement isolable appartient à certte même catégorie, nous réunirons cette retouche à la précédente, en disant :
Nous sommes conduits à penser que si G est neutralisable par K, il ne sera jamais neutralisé par (K-h K'), à moins que ¥J ne désigne un changement indifférent.
93. Énoncé du principe d'équivalence. — En résumé, trois études d'objet très différent, relatives : i** aux machines simples, 2® à la Calorimétrie et à la Thermochimie, et 3"* aux frottements, nous ont conduits à admettre trois principes partiels, respective^ ment relatifs aux trois catégories de phénomènes ainsi étudiées.
J'ai montré que chacun de ces principes partiels est exprimable par un énoncé beaucoup plus général, le même pour les trois cas, et qui, en tenant compte de la retouche imposée par le dernier exemple, semble pouvoir être applicable à toute catégorie de phénomènes.
Nous admettrons, sans pouvoir songer à le démontrer, que cet énoncé général, qui s'est trouvé convenir à des phénomènes très différents, est toujours vérifié, et nous dirons :
S/, au prix d'un changement C, on a pu obtenir un changement K, on n'obtiendra jamais pour le même prix, quel que soit le mécanisme utilisé, tout d'abord le changement K, et en surplus un autre changement, à moins
ga TRAIT lÊ DE CtlIMlE PHYSIQrE. — LES PRINCIPES.
que ce dernier ne $oil de ceux dont on sait par aille^^^^ qu'ils ne coûieni rien à produire ou à détruire.
Ou bien, en un langage plus correct et moins expressif :
Si Von a une fois neutralisé le changement C par e-^=^ c/tangementK^ on n arrivera jamais^ de quelque manié qu'on s* y prenne, à neutraliser ce même changement
par un changement (K + K'), à moins que le chan genre. addition net K' ne soil indifférente
Telle me paraît être liJ forme la plus générale du prinei| dV^quîvalence des mécanismes.
94, Corollaire, — 11 résulte de ce principe que si un chîingi
ment isoliible (donc spontanément realisable)j telle une détente ( Joule, ne se produit pas isolement, il est alors forcément iicul Usé par un changement indi fièrent (*).
On peut s*en rendre compte comme il suit :
Soit c le changement considéré.
i® Il est supposé isûlable en certaines conditions dVxpérienc^^^i et, par suite (n" 8i), il peut être regardé comme élaal la limite d'u^^^^ changement f neutralisé par un changement e aussi insigainan^^* quVn vent. Nous résumerons cela en disant que c est neutndisfibl— ^ par un changement nui N,
2"* En d^autres conditions dVxpérience, c est supposé apparaîtr^É^ comme cause (ou effet) d'un changement notable A; comme N dé — ^i signe un changement nul, nous pouvons aussi bien dire que e es-* neutralisable par (N-h/i),
C) H^preuons l'exemple du corps de pompe eonteoiint an gaz eii ét|iiilïlirc iious un piston clïârgé de poids, et placé fïan*^ on ihermostal â gtace fondante. DifoiiitKinîi la charge; un autre étal d'équilibre se réati«^e : Je g!*?. *Vsl déienéu (chtiiïgrmî'nt i^nlablef îcî dob isolé) ^ d'autre pari, tes poids se ^onl i*t<?v4*, et de IVau s'est congelée. H faut que Tensfuible de ces deux derniers cliaogemMits qui ont neutralisé la détenle du gai, forme changemeoi indrlTérent, CVst ce ^ufl l'eipénence vérifie : il s'est congelé o»,o3 dVau par kilogramme élevé de i"î e*csi lu le changement inverse d'un changement isolable, car nous avons rû (11*91) qu*on peut fondre o*,o3 de glace en abaissant i>» de j*j c'est rfonc bien un cbaDgement indifTércnt.
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L'application de l'énoncé général force dès lors à dire que h est indiflerent, ce qu'on voulait établir.
Ce raisonnement, qui implique un passage à la limite, est évidemment abrégé; on le complétera aisément.
93. Autre corollaire. — On vient de montrer qu'un changement spontanément réalisable ne peut être neutralisé que par un changement indifférent.
Si, maintenant, nous considérons un changement spontanément destructible, nous verrons tout de suite qu'il ne peut être neutralisé que par un changement isolable; car, si l'on détruit le premier, ce qui, par hypothèse, est possible sans effet extérieur, il ne reste que le second, par là même isolé.
On réunira ce corollaire au précédent en disant :
Un changement indifférent ne peut être neutralisé que par un changement indifférent.
Ou encore, ce qui revient au même :
Quand un changement indifférent est décomposable en deux changements dont l*un est indifférent, Vautre est également indifférent.
Cette proposition peut être choisie comme expression du principe d'équivalence. Nous venons en effet de voir qu'elle résulte de l'énoncé donné plus haut, et, réciproquement, il est très facile d'en déduire cet énoncé.
J'ai tenu à montrer que les changements isolables et leurs in- \erses jouent le même rôle vis-à-vis du principe d'équivalence. La valeur absolue du changement importe seule, et non le sens dans lequel il est spontané. Bientôt nous verrons qu'au contraire le second principe de la Thermodynamique est uniquement relatif à cette question de spontanéité.