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CORPS PLRS ET LOIS DES COMBINAISONS

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p€til alors supposer qiie k pliase vapeur soit d^ahord en quanlité mftntnient petite, en sorte que le piston soit au contact du liquide* Ceci admi^f le frac I i on np ment peut se faire de deuit façons dilTérenies, suivant qu'on fait varier la pression ou la température. Si Ton opère à température fixée (diï^tillation isotherme), il faut décharger le piston pour que de la vapeur se produise aux dépens du liquide ; en d'autres tennes, la pression ne peut que décroître. Si, au Contraire, on opère sous une pression fixée, sous la pression atmosphi^nipie, par exemple, comme on le fait très fréquemment dans les laljoraloires ou dans l'industrie, if faut oeluoifTcr le liquide pour amener la production de vapeur (ébuUilion) el soulever le piston : la température ne peut que s'élever.

Dans Tun et Tautre casj on examinera si les résidus liquides successifs sont identiques entre eux et de même les parties sueces- «vement vapoiisées, S*II en est ainsi, le li([uide ptiurra génërulcmeat être considéré comme pur. Toutefois, il n'j a la que probahWhé^ et non certitude, comme le montrent plusieurs erreurs cclèhroâ (n"!2li).

De même que la distillation, la cristallisation progressive d'un liquide peut se poursuivre, ou bien à pression constante (et alors k température ne peut que décroître), ou bien à température con- 5ïaiUe(et alurs la pression ne peut que décroître).

Il peut, d^ailleurSj arriver que l'une ou l'autre de ces méthodes permette irobtenir directement un corps pur à partir d'un liquide aupur. Par exemple, les portions gazeuses successivement ob ternies par distillation d'eau sucrée sont identiques entre elles, une foi^ ramenées aux mêmes conditions extérieures, alors que les f^sidus liquides successifs ne sont pas identiques entre eux. Le litjuide est di>uc impur, mais la vapeur peut être pure, car la façon m^mc dont on Ta obtenue prouve qu^elte résisterait au fractionnement par condensation progi*essive. En fait, dans l'exemple choisi, elle est pure,

212* DissolutîoE fractionné©. — On éprouve enfin très souvent la purcHé d'une phase, iluide ou cristallisée, par une tlhmlulion fr fiction née. Cette méthode (qu'on peut ap|*eler chtftiîque dans le sens défini aux n ' 1 et 08) a le très grand avantage d'être cittrémemcnt variée dans son application, en raison du grand

fltAITK I>E CIIIMIK PRrSIQUE. ^ L£8 PIU^C]PS8«

nombre des disâolvanU possibles* Mais la discussion des rësiiltaU qu'elle donne est un peu plus délicale C]ue pour leâ mi^tlioJe» pn-cédentes. Si, après que réquilihre s^esl établi au conlact delà , niasse donnée du dissolvaai, lu phase étudiée a diminué, tout en gardant les mêmes propriétés, on peut dire qu'elle a résisté au biictionnenient essayé, et il y a chance qu'elle soit pure. Mais^ si les propriétés ont varié, on ne peut rien conclure de général pour uu contre la pureté de cette phase^ car eUe a pu devenir impure en raison même du contact avec le dissolvant ; une discussioD plus approfondie s'impose alors et se fera dans cbaque ca^ parli* rnlier.

2i3. I-es limites de fractlonnenLent. — Quel que suit le fncli( nnemenl [mr lequel on sépare un corps impur en partie* de nature différente, T expérience prouve qu'en poussant ce fractiotinement à outrance ou finit toujours par obtenir des corps (|ui résistent au fractionncnient enq>lojé et qui , par conséqucalt peuvent élre purs. Par excrnjîle, elTeeluanl une distillation &ou^ pression constante, on peut vaporiser la moitié d'une masie liipiide donnée; [uiis, aprtH a\oir liquéfié par coiUpressitJU celN' {vrcmiérc fraction, on peut de nouveau la soumettre à la disiilisition SOUS pression constante, en vaporiser encore la niûitié, fi continuer de la sorte, chaque rraclionnement portant sur la l^*^ du fractionnemenl précédent. On constate alors que les propriétés des iéies de fractionnement successivement oblenues teiident vers des limites fixes ^ ce qui revient à définir comme limiie de frac- Èfonnemeni un corps qui résiste au fractionnement employé* I^ considération des queues de fraciionncmenl conduirait à une seconde limite possédant la même propriété.

En toute rigueur^ on voit qu'une limite d(* fractionnement m peut être atteinte qu'après un nombre infini d'opérations; de plus, pour posséder une masse notable de ce eorjis^ il fauiifùil avoir en quantité indéfinie la phase primitive. On ne peut douL* réaliser ces corps limites par le procédé indiqué, mais ou peut ca approcher autant que Ton veut, 11 se pourra aussi, du momenî qu'on est forcé de se contenter d*une certaine approximation, qa'j'I j ait avantage k varier un peu la méthode précédente, de façuu y recueillir des quantités notables des deux corps limites* Sans qu'il

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