CIJAP, VII. — COBPS PLUS ET LOIS DES COU BINAI SUN S. SU
ait encore lieu d'insister davantage, on pourra, par eiemplcj lîriger le fractionneinent de la manière qu'exprime la figure schélatique suivante :
On voit sur celte figure que la matière de lu phase €i provient 4e cliacune des trois phases btb^bty résullaul d^un premier fractionnement. Des règles plus précises relativement à la conduite 'run fraclinnnement ne peuvent être données maintenant.
SI 4. Les limites de fractionnement ne sont pas forcément des corps purs, et Ton devra les éprouver au moins par une autre mélliode de frarlîonnemenl. Par exemple, la distillation fractionnée d'ane eau-de-vie commcrcialej effectuée sous la pression almosphé- ' rique^ nous permettra de réaliser Falcool comme limite des têtes île fractionnement; ce corps résiste à tout autre fractionnement essajéj il est donc pur.
Mais la même méthode appliquée à une solution aqueuse dWide chlorhydrique conduit à définir comme limite des queues de fractionnement un corps bouillant à J lo" sous la pression atmosphé- ,rique; or ce corps est impur, car il ne résiste pas à la distillation isotherme, non plus d'ailleurs qu'à la distillation sous une autre pression que la pression atmosphérique. C^est donc a tort qu*on le considéra longtemps comme pur, cherchant à en faire un hydrate de V acide chlorhydrique {').
(*) De Tnème, une application rigoureuse des dé Uni Lions eût évité les raisuiittenitotf singuliers p^ir Lesquels Qn voit sourcnl défeadre, dans tes Traités de Cbimie, IViisicuct; de prétendus hydrates.
m VITE UE ciiniiE: physique. — l£s riiix€ii*£^-
21 D. Préparation das corps purs, — Une Hmtle de rratrUotinrmerit peul donc être impure, mais fréquemineol elle est pure, et la reclierclie de ces liniiles est un procédé général de pré para lion des corps purs. Ce n'est pas le seul, comme on sait, el Ton réussi J parfois à provoquer dans un sjstème matériel donné rappariUoa d^înc phase loiil de suite pure; ccIIp circonstance favoraUf se présente souvent dans les cas oiï apparaît une phase cristallisée (')^ Il va de soi qu'on évite autant qn'on le peut la pré pam lion par fractionnement, toujours longue et pénible, el qu'on sVflorcr et réaliser une séparalio/i donnant un corps déjà presque pur. <]uf Ton punlïera encore par un fractionncmcnl rapide* Mais, suu^pdI RU5St, on est absolument forcé de recourir à un fractionnemcat régulier. CVst ainsi qu^on obtient ralcool et un grand nombre de liquides organiques.
Enfin, et dans tous les cas, l'épreuve du fractîonneîDent reste b pierre de louche indispensable pour vérifier la pureté d'un corps- Il ne s'agit pas là de considérations théoriques, mais de la pratique journalière usitée dans lotit liiboraloire : pour s'assurer* pr exemple, delà pureté d'un liquide, on vérifiera en particulier b constance de sa tcmpéralnre d'ébullition, ce qui revicnl à répr^ Hiver par une distilbition fractionnée; de m^me^ on vérifiera lu c -distance de sa température de congélation, ce qui revient à réprouver par une congélation fractionnée; et ainsi pour chaque épreavr imaginée.
21G. Domaine de pureté. — J'ai pris soin de dire que, pour éprouver la pureté dun corps, on ne doit pas s^écarter beaucoup des conditions extérieures où se trouve donné ce corps, supjiosi' en équilibre. Si, oubliant cette précaution^ on soumettait la matière donnée à un fractionnement trop brutal, on pourrait être amené i regarder comme impurs des corps incoiUestabloment pur>* Par exemple, au voisinage de la température ordinaire, le salpêtre e*l certainement un corps pur, mais, si Ton cherche à distiller le liquide qui résulte de sa fusion, on s'aperçoit que les résiJ"^ liquides successifs ne sont pas identiques entre eux (^) : on a
(^y Et celîi explique b méfiance de beaucoup de chimistes en ce <juj tùnterûr rciistetiee de corps qu'on ne sait pas faire cri^UlHser. (') C'est une prépara Lion de l*oxygènc (Schcclc).
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