CORPS PCRS ET LOIS DES COMBINAISONS
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épassé les limiLes de lempéraliire entre lesquelles le corps étudié fCîste pur, sous la pression almosphérique*
De façon plus générale^ lout sjrSlèine de valeurs possibles de la
lerapérdture el de la pression étant représenté par un point du
>bn OTp, le corps étudié sera pur tant que sa lerapéralure et sa
>reââÎ0D seront les coordonnées d^uu point intérieur à une certaine
région de ce plan. Cette région défiuira le domaine r/e pureté du
porps. Les liuutes de ce domaine sont d^ail leurs confuses : si, par
Exemple, on élève graduelleiueut, sous pression couslaulc, la teni-
péralure d'un corps d'abord \nn\ on observera l>ien qu^au-dessus
n^une rertaine température le corps est devenu impur, mais on ne
DDoun^a pas trouver deux températures infiniuieot voisines el telles
lue le corps soit certainement pur quand on le inainlieni à Tune
le ces deux températures, el certainement impur quand il passe \\
seconde. Nous a%ons déjà rencontré Luie incerlitude analogue eu ïdrlaiil dcâ limites de stabilité d'un équilibre (n" 190^ note).
LKS CORPS SIMPLES. — tOlS DE COMBlKàlfiON lîES CORPS StHPLES,
217. Déûnition des corps simples, — Lorsqu'on fait varier dans des limites aussi étendues que possible les conditions de tempëfalure et de pression dans lesquelles on observe un corps donné, on conslaleque cerlainscorps, en petit nombre, résistent, quelles iipie soient ces conditions, à toute lentalive de fractionncmenL £n d^autres termes, si leur domaine de pureté a des limites, nous Be savons pas atteindre ces limites. Le nombre des corps qui réfistent ainsi à toute variation de température et de pression est jdéjà extrêmement restreint, vis-à-vis du nombre immense de corps purs conuus* Considérons ces corps, parmi lesquels figureront^ par exemple, le magnésium, roxjgèue, !a magnésie, eic*
Nous allons maintenant supposer qu'on les éprouve par voie chimique, en vue de les décomposer. Voici au juste ce que veut dire ce mot : on admettra que Fun forme un système de masse invariable avec une masse donnée du corps A étudié, et avec dilTéfenles masses de certains corps B. On fera réagir ces su Instances
TEAÏTi: DK CHiMIE PfïYStOUK. — LES fhlPiClPHS.
dételle manière qu'on îraaginera/le système total restHiii cbimi-' que ment isolé (il sera^ par eitemple, enfermé dans une encdole scellée). Si, k un instant donné, tous les corps B se relnmienij dans leur état initial, et qu'an lieu du corps A on relrouvt^ dîfr* cents corps A' irréductibles Tun à Faulre, on dira que le corps \ â été décomposé. On dira qne de la magnésie, par exemple, a été décomposée en oxygène et magnésium, si, ayant enfermé IcsCvirp^Bi avec 4o^yi de magnésie, on retrouve, à la fin de rexpérienci?, le* mêmes corps B dans leur élat primitif, el, en plus, au lieu de l* magnésie, i6* d'oxygène cl a4'^t4 ^^ magnésium (*).
On décomposera ainsi certains des corps qui avaient résisté aiiï variations de température et de pression; mais certains aulres | seront indécomposables par tout procédé: ce sont €€Uï4à <]uf Ton appelle corps simples ou éléments chimiques.
En résumé, la notion de corps simple est exprimée par la Mvniiion suivante :
Un corps A esi regardé comme simple si^ de quelque^ manière qu'on traite un système à masse invariable formé avec ce corps A et des corps B arbitraires j on ne peut Jamais le transformer en un système qui contienne ik nouveau les corps B dans leur état primitif , el, au lieu du corps A, différents corps A\
(<) Voici, par exemple, rindicaltoii aèrëgée d'opcraiions qui paraissent a pjilieables I Ift oiagnésir :
jl^ltit initial ; [4o^4 ^^ magnésie], et comme corps B : 7^* gaz clibrhTdri<fiif <*> If' eau ;
Où dissout le gaz cliforliydrique dan$ l'eau ;
On dtssoui La tnagné^ïe dans l'acick airi^i obtenu;
On évapore la solution, la séparant aiu&i en cblorure de magné^iitnï ($û«,î)** en eaii { M'-mS^J;
On fond le chlorure de magnésium et on Télectrolysc : on obtient ainsi %\^^\^^ magnésium et 71» de clilore:
On éteciroly^c Teau jusqu'à ce qu'il se lOit dégagé iv d^hjdrof êne et, du ^^ coiip^ i6« troiçygéné;
On mêle le* i» d'hydrogène et les 71» de chlore, et, par l'telion d'un ravoiiifc lumière, on fait avec ce mètioge 7I' de gat clilorb)drîquc;
On a siinsi comme état final :
[i$<d*oiygéne 4-aj',4 de magnésium ] avec les corp^ Il primitifs : T^' î*' ehlortiydrique et M' eau; la magnésie c»t ainsi dtcfimpoêtt.
ciui", VTU — COUPS vim et lois dks roiiiii\'Aïsoxs, ai5
Comme cas parLiculier, les corps Bpeuvenl se réduire à néant: cela revient à faire agir, pour décomposer le corps, seulement lés facteurs physiques de transformation .
On a earactérisé, jusqu^à présent, environ 80 corps siinplrî^; la découverte récente de 5 éléments nouveaux tirés d*U!i corps aussi connu que l'air et, d*auLre pari, celle des éléments radio-aclifs montrent assez que ce nombre ne peut être considéré comme déOnltir
Je supposerai connu es j dans ce qui va suivre, la description et la nomenclature des différents corps simples.
218* Le principe de la conservation des corps simples, — Nous regarderons comme éubli si>il par des expériences directes, soft par des conséquences accessildes à Texpérience, qu'on peut toujours reconstituer un sjstème matériel donnéj par T uni on tie masses bien déterminées de corps simples également bien déterminé», aucune autre cotribinaison de corps simples ne conduisant an m^ine résultat ; ainsi 'Ai^,^i de magnésium et i6s d'oitjg^^ne peuvent disparaître en donnant 4o^î4 de magnésie, et Ton ne connaît atictine autre combinaison de corps simples qui perinette de reproduire cette masse de magnc^sie.
En d'autres termes :
La décomposition en corps simples dUm système matériel donné sera considérée comme toujours possible^ et comme possible d^tme seule manière*
Supposons, par exemple, qu\in certain système soît eomposable avec 32« de soufre, 64^ d*oxjgène et a« d'iijdrogène. Par application delà proposition qui précède, on sera certain, quelle que soit révolution du sjstt^nie, de ne jamais en extraire un quatrième corps simple, du plomb par exemple ; sans quoi, rJécotnposant le reste du sjstcme en cléments simples, on trouverait en définitive qu'on peut reconstituer la matière donnée avec une combinaison de corps simples dans laquelle figure du plomb, et le fUTjbléme de la décomposition en éléments aurait au moins deux solutions* Nous admettons que cela est impossible, résumiinl par la un nombre immense d'insuccès et d'observations négatives.
^[6 TaAITÊ DE CniUIE PlirSIQUE, — LP;S PRINCIPES,
Oo peut eQcore exprînier cetLe loi en disant que :
La masse de chacun des éléments d'an système chimique- 1 ment isolé demeure im^ariable, guet le que soit i* évolution du système.
C'est le princi|ïe de la conservation des corps simples. La claire connaissance de ce principe e*it due ii Lavoisier.
Donc, si deux systèmes matériels ne sont pas compnsablcf; pré cisémenl avec les mêmes quantités des mêmes corps si ni pies, ik sont irréductibles Vun k raulre, de quelque façon qu'on s'y prenne. Ainsi se trouvent considérées comme impossibles un grand nooibit de transmutations espérées par les alchimistes (*).
La détermination précise des masses des diflTërents corps simples dont on peut composer un système don né y ou, plus brièvemen!| le dosage des éléments du système est un des problèmes les plus importants de lu Chimie proprement dite» Nous n'entrerons daûS aucun détail à cet égards
219. Gomposés déÛBis. — Lois des proportions définies. — Comme tout cojuplcx** iinUéilel, un corps pur qui n'est pns siuiple est composable avec des masses filées de corps simples fixés. Nous dirons que ce eorps est un composé dé fi ni j provenant de la combinaison de ces corps simples (^).
Les composés définis^ étant purs, doivent d^abord se distinguer des corps impurs par leur résistance au fractionnement. Nous allons mettre en lumière un autre caractère important qui accentue cette différence*
(') Celte impossibilité se rîipporLej bien entendis à nos actueb moyens é'ittîon: il est possible qu'un jour on cousidère de nouveau toute matière cooutit' un état parliculier d'une subsUnce primordiale unique. Mais ou doU observer qye rcipériencc nous a écartés^ et nun rapprochés de celle unïlé destrée pour I» mattéra. Peut-être y «^erous-nous raniencs par les réttierclies rclatiTe^aux rajfOJli catUodiques el aui rayons X [hypoUicsc des corpuscuies (n" 23)]*
(-) On dit souvent que ces corps simples îtr>iit contenus dans le composé; p>f exempte^ oo dit que Tcau contient de Toxygènc t*t de Tliydrogéoe, Cette eipression, passée dans l'usage» peut èlre conservée, si Ton y voit seulement un mojcû abrégé d'exprimer que l'eau est composable avec ces deuiL éléoientSf qu*on fient les en extraire^ et qu'on ne prut eu extriiire d'autres. Mais on ferait de la niativaise métîtpbysîque si, se laissant porter par les mots, un en venait à supp^ïier de façon plus ou moins vague que loiLygèiie et riiydrogène gardcnl daJiâ VtiU une existettee cacliéc^ en y conscrvint Jcurs propriétés,